mardi 28 février 2012

La spiritualité c'est la connexion aux autres..


Aloha,
C'est chouette de lire que la spiritualité c'est la connexion à quelque chose de plus grand que nous, notamment la connexion aux autres, telle est notamment l'approche de Joel et Diana. C'est une énergie qui arrive lorsque l'on se connecte à quelque chose de plus grand que nous.
A l'époque du bouddha, l'agenda de la spiritualité était surtout de sortir de la souffrance psychologique, d'où cette approche du bouddha et de la spiritualité dominante actuelle. Aujourd'hui je pense que cela entre dans le domaine des thérapies, comme je l'ai dit il y a quelque temps sur ce blog, et la spiritualité vraie et actuelle est plus dans le domaine des relations avec l'autre, avec la nature.. c'est notamment par le miroir de l'autre que l'on évolue et qu'on se connaît mieux (mais la clarté de l'image dépend de la mesure dans laquelle l'autre projette son image sur vous !), il est aussi parfois possible d'être passionnément en désaccord..
Ne pas éviter les désaccord, mais savoir résoudre les noeuds..
On ne peut pas toujours garantir une permanence du sentiment d'amour, il peut y avoir des hauts et des bas.. Il y a confusion entre amour et faire attention à (to love/ to care)... on n'est pas obligé d'être en amour avec un ours polaire (qui pourrait bien nous manger s'il a faim) mais on peut faire attention à lui..
L'idéal "d'amour inconditionnel" est à questionner, comme toute approche extrémiste..un idéal n'est pas une bonne condition pour que l'amour s'épanouisse et invite à l'abus.. comme toute action consciente, la relation implique une dialectique ouverture/fermeture, et il faut savoir fermer ses frontières par moment pour se protéger de ce que l'on ressent comme dangereux pour nous, quitte à évoluer plus tard.
Les personnes qui ne savent pas très bien qui elles sont et qui ont du mal à dire "non", sont en fait souvent plus fermées que les autres..
L'idéal de ne pas être attaché est également encore une idéologie, qui est un obstacle à l'empathie dans le couple..
Sans conscience, les relations buttent sur des problèmes de contrôle et d'égoïsme. La conscience est la clef car elle vous sort du mode réactionnel, du mode pilote automatique, dans lequel une situation banale peut pousser nos boutons et nous pousser à la sur-réaction, témoin d'un noeud en nous issu du passé et projeté sur l'autre. Changer sa focalisation de la colère et l'accusation vers la curiosité et l'intérêt... cela rend la communication claire et moins réactive et cela vous permet de voir le mécanisme dans le noeud..
Parfois derrière le noeud il y a un système de valeur différent qu'il est bon de découvrir: "tu es égoïste car tu ne m'accordes pas assez d'attention" versus "tu es faible et dépendant car tu demandes toujours de l'attention".. un classique.. Chaque personne a des besoins et des envies différentes à différents moments dans un couple...un problème arrive souvent lorsqu'une personne a besoin de plus d'indépendance alors que l'autre cherche de la proximité.. pour arriver à un équilibre chaque partie doit être d'accord pour comprendre le système de valeur de l'autre et non pas le critiquer comme non valable..clarifier le problème ne donne pas forcément la solution, mais dès fois oui... un noeud peut partir, changer ou rester et devenir une impasse.. souvent lorsqu'on éclaire un noeud il s'en va car il était illusoire... une impasse c'est quand il y a vraiment un système de valeur complètement différent entre les deux parties... donc un noeud et une impasse ce n'est pas la même chose..
Les impasses peuvent aussi se dégager lorsque la rigidité des systèmes de valeur est questionnée
Ce que l'on appelle communication, c'est souvent en fait la projection d'images et de mémoires sur l'autre; la communication profonde est rare. il y a résistance à l'écoute de l'autre, car cela pourrait vous changer. Ce qui peut émerger d'un échange véritable est inconnu, qui est prêt à l'accepter ? Nous voir à travers l'oeil de l'autre peut nous gêner car cela peut challenger l'image que nous avons de nous-même..
L'accumulation des petits ressentiments pèse sur la communication et l'attention à l'autre; le ressentiment est comme une maladie qui peut polluer la relation s'il n'est pas traité à temps..
En cas de blessure, il n'y a pas de recette toute faite: si j'arrête ce que j'étais en train de faire pour ne pas blesser l'autre, je vais en fait garder un ressentiment, et d'un autre côté l'autre ne peut pas non plus ignorer son émotion.. c'est sur le moment au cas par cas qu'il faut agir..
La colère bloque la communication, et une règle simple telle que "les émotions doivent être exprimées" n'est pas de mise, d'autant que de se mettre en colère procure une forme de plaisir et certaines personnes ont du mal à s'arrêter, cela nourrit le cycle sans fin de colère/blessure. Mais garder sa colère va générer d'autres trouble. Il faut trouver un compromis entre exprimer et garder sa colère..ce n'est pas simple car la colère peut aussi être utilisée pour manipuler et pas seulement pour exprimer ce qu'on ressent.
Il est surprenant de constater que de nombreuses interactions quotidiennes ont pour but d'avoir raison, de dominer, et ne sont pas dans un esprit d'ouverture. Il est essentiel d'être conscient de cela en nous.
Être capable de recevoir une communication en minimisant nos réactions défensives est ce qu'on appelle "clean communication" et est essentiel pour s'entendre l'un avec l'autre. Et le plus important, bien sûr, c'est quand c'est le plus difficile: quand vous êtes en colère, blessé, jaloux, ou menacé. Plus vous exprimez vos sentiments de façon "propre", plus ils auront de la chance d'être entendu. Bien choisir ses mots, le moment, et être conscient de son attitude non verbale..examiner notre propre rôle dans le problème est évidement crucial.
Au lieu de dire à l'autre ce qu'il doit changer, il vaut mieux lui dire comment vous vous sentez vous dans la situation., et être ouvert à ce que l'autre vous dise ce qu'il ressent, ainsi vous apprenez à vous connaître.
La façon dont on se sent est un fait, ce n'est pas bien ou mal, et en exprimant ses sentiments, on a moins de chance de buter sur des questions de valeurs, intentions et motifs..
Un feedback négatif, mais donné de façon clean, montre que la personne est prête à investir du temps et de l'énergie dans la relation. 
Pour communiquer, il faut oser décrire à l'autre notre propre réalité interne (la façon dont on voit les choses, ce qui n'est déjà pas simple en soi) et faire aussi attention au ton de sa voix, etc... le truc c'est que vous ne pouvez pas forcer l'autre à faire attention à vous, mais vous pouvez comprendre ce qui diminue son intérêt (vouloir avoir raison, juger, vouloir être dominant). Pour bien communiquer il faut être prêt à entendre des choses qui initialement ne nous plairons peut être pas.
La vie est magique lorsque l'on regarde vraiment ce qu'il y a dans le noeud; souvent l'amour arrange les choses.. la relation dépend de la façon dont on traite les noeuds: de façon créative ou en se fermant.
Je suis en contact avec Diana (qui parle français couramment... mais qui est busy !).. would like to visit them there.. they feel cool and bright !
Intéressant Joel avait complètement arrêté d'enseigner quoique ce soit, car il n'aimait pas le transferts des élèves (je comprends..)... il n'a repris à transmettre l'enseignement que depuis 2006, avec sa femme (c'est beaucoup plus saint !)
Pour en savoir plus:
http://www.joeldiana.com/downloads/writings/SanMiguel_interview-150dpi.pdf
http://www.joeldiana.com/downloads/yoga/ExploringRelationships_72.pdf

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire