mercredi 21 mars 2012

Borderline et IFS

http://www.facebook.com/BorderlinePersonalitySupportCommunity

Aloha !

J'ai déjà à plusieurs reprise parlé du trouble borderline, trouble de la gestion des émotions, souvent issu d'un abus/négligence dans l'enfance (physique ou émotionnel). Une personne avec trouble borderline se caractérise par des sous-personnalités très contrastées, et un système très polarisé, typiquement des parties exilées gelées dans l'enfance et porteuses de blessures.. ces parties sont dépendantes et espèrent être sauvées par autrui (par le thérapeute, ou le conjoint) qui est alors idéalisé, et typiquement des parties Protectrice qui peuvent être pleine de rage dès que le thérapeute (ou le conjoint) s'approche de la partie exilée blessée, autrui étant parfois pris pour l'abuseur.... ces parties Protectrices sont parfois comme des pompiers enragés, la personne borderline ne se rend pas compte de l'intensité et de la rage de ses pompiers internes car la personne borderline est alors toute entière accaparée par la souffrance ou la peur de sa partie exilée, et la réaction du pompier est automatique... à ces parties s'ajoute la partie gestionnaire du quotidien..
Les patients borderline sont réputés parmi les plus redoutés des thérapeutes..
L'approche IFS (Internal Family Systems) therapy est néanmoins mieux conçue pour aborder ce genre de problème car le patient n'est pas stigmatisé dans son ensemble, mais ce sont simplement ces parties extrêmes qui sont comprises comme générant ces comportements extrêmes.. le thérapeute (ou le proche), gagnera à lui-même être centré dans le Self pour faciliter le contact avec le patient, qui pourra alors lui-même commencer à mieux trouver son thérapeute interne, c'est à dire son Self... sachant que les personnes qui ont vécu un trauma n'ont que peu de contact avec leur Self (qui a été mis en sureté au moment du trauma)...petit à petit, le patient sera mis en contact avec son Self et les parties exilées blessées pourront commencer à guérir et les protecteurs à trouver un rôle plus serein. Mais cela ne peut fonctionner que si le thérapeute est lui-même dans son Self et capable de gérer ses relations avec ses parties blessées, car les pompiers enragés du borderline font réagir les parties exilées que porte tout thérapeute comme tout le monde.
Pour qui veut en savoir plus, voir l'article "Maintaining Self-leadership with "borderline" clients" écrit par Donald Norman (Ph. D.) et R. Schwartz (Ph.D) et paru dans le journal of Self Leadership... on peut acheter un recueil d'article ici, à la rubrique "journal articles":
http://www.selfleadership.org/ifs-store.html#books

2 commentaires:

  1. super article, mais ça devient frustrant de ne pas bien parler anglais quand on suit ton blog ahah

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  2. bonjour, un texte très intéressant sur le "trouble borderline", je l'aime beaucoup car il sort le "troublé borderline" du statut de malade et fait justice je trouve à la sensibilité et l'émotivité, qui dans une société aussi chamboulée que celle dans laquelle nous vivons, sont perçus comme des travers (excusez l'euphémisme) et surtout des tares et des preuves de faiblesse, ce qui est éminemment douloureux quand on est parvenu à protéger ses propres cordes sensibles, quitte à être mis au banc et désignés comme irrécupérables. Si bien que quelqu'un de troublé se pense malade, alors que c'est la société des hommes qui est malade, et qui rend la planète malade. J'espère que cet article vous soulagera de cette pénible illusion qu'il n'y a pas d'issue, car issue il y a : http://guykarl.canalblog.com/archives/edition_1_philosophie_du_borderline/index.html

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