lundi 16 juillet 2012

La spiritualité vraie commence au coeur de soi


Hello !
Avec le recul je comprends que de nombreuses voies spirituelles laissent les personnes dans une stagnation ou une illusion car elles ne mettent pas vraiment la personne au centre de sa pratique, le coeur du noeud est en quelque sorte évité...certainement car les leaders n'ont pas encore bien regardé en eux...
On nous incite souvent à faire des pratiques: on médite sur les chakras, sur la lumière, sur la vacuité, sur la compassion, etc... tout ceci est fort bien, mais ce n'est pas encore vraiment nous..
Quand Margaret Paul me dit, alors que j'ai 25 ans de pratique dans cette vie, quand vous êtes déprimé c'est que vous n'êtes pas dans le "loving adult " (adulte aimant) mais dans le "wounded adult" (adulte blessé), et que donc vous manquez de connexion spirituelle, là elle touche le coeur du sujet et m'installe, moi, au coeur de la pratique (sous réserve que je sois honnête avec moi et suffisamment ouvert pour encaisser la remarque).
Lorsqu'Erika Chopich et Margaret Paul  écrivent qu'une personne dépendante n'a plus de "Inner adult" (adulte intérieur), qu'il n'y a plus que l'enfant abandonné, et qu'il faut que l'adulte intérieur se reconnaisse lui-même pour retrouver son autonomie, sa force et son centrage,...et que les personnes ne changent pas avant de toucher le fond.... là aussi elle met le doigt sur le coeur de la spiritualité..
Lorsqu'elle dit que les malaises viennent d'une entité psychique, l'enfant intérieur, qui n'est pas contacté, elle parle de nous, elle parle de moi. Chacun de nous a sa propre histoire, avec sa propre structure de défense. Je ne me sens pas d'accord avec J. Salomé qui dit "Je mourrai avec mes blessures": le travail de transformation de sa structure de défense (schizo, oral, narcissique, maso, rigide) et de libération des blessures est possible et même souhaitable.
On est un peu loin là de la méditation sur le chakra machin-bidule, ou sur la matrice, ou de s'imaginer en bouddha entouré d'un mandala quintiquolor...ou encore de s'imaginer qu'on est le Tout et que l'individualité est illusoire (le piège dissociatif des voies non duelles), ou de se croire missionné par la Lumière (ce qui est le cas de nous tous en fait, lol)
On revient tout modestement à soi, à son histoire..et au schémas qui se répètent dans notre vie terrestre.
Alors certes, c'est moins glorieux au début... et il faut accepter de ressentir ses émotions..et d'être ouvert avec l'intention d'apprendre et aimer (c'est là que l'égo peut bloquer la démarche aussi...).
Mais en échange on sent aussi poindre une joie sans cause que personne ne pourra nous enlever.
Je vois aussi avec quelle vitesse certaines personnes peuvent vous admirer, sous prétexte que vous avez un rayonnement et des perceptions paranormales... je comprends que quelqu'un qui n'a pas de revenus par son travail, qui manque d'honnêteté, soit vite pris d'une "gourouite aiguë", difficile à soigner... mais ce premier mensonge sur soi finit toujours mal, pour le "pseudo-maître" et pour ceux qui lui ont remis leur propre souveraineté... on a même parfois un peu de mal à trouver des exceptions dans la spiritualité humaine de ces dernières décennies..
Ayant quelques petits dons de médium, j'ai souvent eu ces derniers jours autour de moi Arnaud Desjardins (décédé il y a peu, il vous donne bien le bonjour !), et il me dit que ce contact, notamment avec nos mémoires d'enfant, est important, et que c'est pourquoi son guide, S. Prajnanpad, avait beaucoup insisté pour qu'Arnaud continue les séances de lying (sorte de voyage intérieur dans nos mémoires) jusqu'à ce qu'il recontacte une scène bien précise qui le bloquait..
Les rencontres avec les personnes de votre famille d'âme ont le chic pour vous faire un vrai miroir.. ce qu'une relation ordinaire, qui nourrit la personnalité, fait beaucoup moins bien.
La méditation ne doit pas être utilisé pour fuir ses blessures, sinon cela ne devient qu'une dépendance de plus... donc outre cette connexion avec notre puissance divine, il faut aussi, avec tendresse et patience, se réconcilier avec notre Enfant Intérieur, le "re-parenter" nous-même, lui qui détient une part des explications de nos comportements névrotique. Faire l'économie de ce travail, c'est risquer de devenir un colosse au pied d'argile.

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