samedi 7 juillet 2012

Dois je renoncer à moi pour être aimé par toi ?


Hello !
J'ai trouvé l'introduction de Jordan Paul (ex-mari de Margaret Paul) touchante de sincérité. (presque autobiographique !). J'en traduis quelques passages. Ce livre "Do i have to give up me to be loved by you ?" a été vendu a plus d'1 million d'exemplaire, et est traduit en 8 langues (mais pas en français). Cela ne fait que confirmer mon intuition que les gens qui progressent sont ceux qui sont sincères et ouverts sur leurs faiblesses. On comprend aussi que pour avancer il faut oser confronter ses plus grandes peurs et les dépasser, de sorte à pouvoir garder un coeur ouvert (si on a la chance de savoir ce que c'est) face aux peurs. C'est comme dans les contes, le héros doit affronter ses démons intérieurs ! classiquement le fait de se sentir isolé et impuissant... mais pour d'autre c'est la peur d'être contrôlé, enfin chacun ses démons à maîtriser !
Par ailleurs, l'idée qu'il est facile de changer profondément (c'est à dire faire un bond vers sa lumière et maîtriser ses ombres), est fausse... c'est possible, mais... il faut avoir la connaissance qui va bien et pratiquer et être patient avec le processus de transformation ! mais ça vaut le coup... et y a pas le choix de toute façon il faut le faire un jour ou l'autre (une vie ou l'autre).
"Deux décennies ont passé depuis que je me suis assis devant mon ordinateur Apple pour travailler sur "Dois-je renoncer à moi-même pour être aimé par toi ?" [...] Un des changements les plus significatifs est arrivé quand, après 25 ans, Margaret et moi avons décidé de mettre fin à notre mariage. L'évènement était annoncé en 1989 avec la publication de notre livre, dans lequel nous avions écrit "Lorsque nous avons regardé de plus près comment nous fonctionnions, nous avons découvert le schéma très difficile qui s'était développé entre nous. Nous avions glissé dans une relation codépendente. Bien que je ne pense pas que tous les couples pris dans la codépendence aient besoin d'un divorce pour se libérer de ce système, étant donné les circonstances, je pense que la séparation était nécessaire pour notre guérison."
Beaucoup de personnes ont exprimé de la consternation après que notre mariage ait pris fin [...]
La popularité continue de notre livre est le testament de la validité des informations que le livre contient. De toute évidence, cela ne signifie pas que d'appliquer le processus de ce livre assure qu'une relation sera sauvegardée. Cela n'est pas le but. Le but de l'apprentissage personnel est de déraciner nos croyances limitatives, nous libérant ainsi pour réaliser notre plus haut potentiel.
Apprendre c'est nous ouvrir au mystère de la vie. La pensée qu'une fois la boite de Pandore de l'apprentissage ouverte, surtout sur nous-même; et qu'on ne puisse pas contrôler le résultat est tellement terrifiante, que la plupart des gens évite cela comme la peste. Même si un apprentissage profond sur soi-même est ultimement porteur d'illumination et libérateur, on préfère souvent l'ombre bien connue, plutôt que de confronter des peurs profondes.
Les difficultés relationnelles peuvent être un outil très précieux pour apprendre sur soi-même. Lorsque chaque personne a envie d'apprendre, alors il n'est pas nécessaire de renoncer à soi pour être aimé par l'autre et un lien profond et intime est souvent forgé. Dans notre cas, la codépendence est venue entraver ce lien.
Dans ma vie passée de psychothérapeute, enseignant, écrivain et conducteur de séminaire, j'avais atteint tout ce qui, je croyais, me rendrait heureux. J'avais une femme magnifique et fascinante, une famille fantastique, une maison bien équipée, et une fortune au delà mes attentes les plus folles. J'étais co-autheur d'un best-seller, et j'étais un orateur très payé qui apparaissait à la tv. Bien que cela était accompagné par une petite anxiété, un manque d'amitié intime, de l'ennui dans mon travail, et m'emportant facilement avec mon entourage, cela ne me semblait pas anormal ou ni un prix trop haut à payer.
La réalité que ma relation principale allait s'arrêter et la perspective imminente de me retrouver seul m'a forcé à confronter, non seulement mon manque de joie, mais également ma croyance la plus terrifiante que sans une femme forte et compétente, je ne pourrais pas être heureux ou réussir. Des amis bien-intentionnés ont essayé de me rassurer avec des variations sur le thème "tu devrais voir cela comme une opportunité". Mais encadré par mes doutes, les échos des mots que j'ai autrefois prononcé pour rassurer les autres me laissaient frustré et irrité.
A cette époque, je n'avais aucune idée que ce voyage me mènerait à des parties de moi que je n'avais jamais connues et à une plus grande sagesse et à un contentement que je n'avais jamais rêvé être possible. Au début je ne savais que cela: voilà où j'en suis: un membre très respecté de ma communauté, qui se sentait comme une imposture et qui avait très peur de finir seul et que les autres le découvrent.
Lorsque j'ai réalisé à quel point j'étais dépendant des gens et des choses pour mon sentiment de bien-être, je me suis consacré à confronter mes peurs profondément enracinées et la dépendance qui était responsable de mon manque de joie. J'ai décidé que tant que je n'aurai pas guéri mes blessures et tant que je n'aurai pas quelque chose de nouveau et d'important à communiquer, je ne pourrai pas enseigner aux autres. Je me suis donné 5 ans pour accomplir cette tache. A cette époque je croyais naïvement que je pouvais contrôler le futur. 12 ans se sont passés depuis que j'ai mis en place ce plan de 5 ans. Apprendre l'humilité et gagner la foi qui permet de diminuer mes besoins de contrôle ont été parmi mes plus grandes leçons. Surmonter mes peurs m'a apporté une vie nouvelle. [...]
J'ai réalisé l'importance des connexions. Pas juste les connexions en général, mais spécifiquement une connexion à l'essence de moi-même, à mon coeur.
Les connaissances que j'ai gagnées sont introduites dans le chapitre 13 et forment la base de mon livre "the heart of the matter: achieving true personal power"..
A suivre !

2 commentaires:

  1. Bonsoir Philippe,
    J'espère que tu vas bien. Je trouve ce témoignage très authentique et l'humilité avec laquelle il se livre me touche. Un point me parle particulièrement lorsqu'il évoque le besoin de contrôle. Je prends conscience depuis quelques temps que beaucoup de réactions et d'émotions naissent souvent au plus profond d'une crainte de perdre le contrôle. Peur de déplaire, peur de manquer, peur de ce qui va arriver etc...et c'est sans doute à ce moment là que l'on perd le contact avec notre coeur.
    Je prends toujours autant de plaisir à venir lire ici un peu chaque jour.
    Amitiés
    Marine

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    1. Bonjour Marine, Merci pour ton témoignage.
      Je vais de mieux en mieux maintenant que je m'occupe de mon enfant intérieur que j'avais abandonné, et aussi que je prends le temps de me connecter via mon coeur à l'Amour qui est partout (comme l'oxygène mais qu'on ne voit pas). Cela évite de tout attendre des autres ou des situations..
      Globalement dans les relations avec les autres, il semble qu'on est soit dans la protection, soit dans l'ouverture et l'envie d'apprendre (sur soi et sur l'autre)..
      En effet on a beaucoup de peurs, car on manque de force intérieure et d'intégration... et en effet il est alors difficile de garder son coeur ouvert face aux peurs... ce sera un peu l'objectif de ce blog de partager autour de tout ça et de trouver quelques solutions !! Amicalement, Philippe

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