mardi 14 août 2012

Aimer et rester soi - la revue psychologies

Aloha !
Voilà un ptit test sympa sur la dépendance affective dans la revue psychologie de cet été, pages 76 à 79, test conçu par François Poudat, psychiatre (auteur de "La dépendance amoureuse")
Son article évoque la dépendance affective, telle que mentionnée sur ce blog (voir mes articles sur la codépendance: http://advaita22.blogspot.fr/2012/07/est-ce-de-lamour-ou-de-la-dependence.html). C'est le grand piège d'espérer qu'on va enfin rencontrer quelqu'un de bien qui va résoudre nos problèmes. Quelques phrases prononcées par mes filles il y a quelque temps.. la plus jeune (11 ans): "papa faut que t'arrête de croire que ce sera mieux quand tu seras avec quelqu'un", et la plus grande (15 ans): "je pense que c'est TOI que tu vas rencontrer bientôt"... ce sont bien sûr aussi les guides qui soufflent de telles phrases à nos petites têtes blondes ;-)
On sort petit à petit de la dépendance affective, en corrigeant la fausse croyance que nos émotions les meilleures viennent d'autrui et que nous n'avons pas de "loving adult" en nous capable de prendre en charge nos émotions difficiles. Et également quand on apprend à se reconnecter, à son enfant intérieur, et au plan spirituel, afin d'apprendre à se remplir sans avoir recourt à un autre, qui vient alors comme une cerise sur le gâteau et non pour combler un manque...
Avant de citer quelques phrases du bilan du test, j'en profite pour donner mon impression sur cette revue, que j'ai parcourue à la plage. Je respecte son sérieux et sa qualité, mais je dois dire qu'elle ne me fait pas vibrer. Je la trouve même franchement ennuyeuse: beaucoup de blabla, on reste enfermé dans le psychologique, et il manque le souffle, le souffle de l'expérience spirituelle authentique, et du contact avec notre enfant intérieur. Je comprends mieux la remarque de mon grand père canalisé par la médium Hélène Polesel: "ne te mets pas en couple avec une psychologue, elle va te prendre la tête", et aussi la remarque de mon astrologue-médium "vu les énergies et les choses auxquelles tu as maintenant accès, tu ne pourras te sentir bien qu'avec une femme qui a son côté "fofolle" bien développé, sinon tu vas t'ennuyer avec une femme trop classique ou coincée".
Bref, le psy classe les résultats du test en 3 catégories:
A) Vous avez besoin de vous autonomiser. Vous avez du mal à vous considérer comme un dépendant affectif car, pour vous, tout donner est la manifestation du vrai amour. Vous vivez très mal les séparations, et votre jalousie se réveille dès que votre conjoint pose son regard ailleurs. Votre pire cauchemard ? Être abandonné. C'est d'ailleurs un scénario qui surgit au moindre signe de distraction de sa part, et qui vous fait suffoquer d'angoisse. Il est probable que l'autre souffre de la même insécurité: une personne affectivement autonome se sentirait étouffée dans une telle relation. Partenaire materné ou maternant - ou les deux alternativement - dans tous les cas, la nature de ce lien traduit une blessure narcissique et affective importante qui remonte certainement à loin. A l'origine, un sentiment d'abandon ou un abandon réel - deuil, parent dépressif, maladie, parent absent. Il est très difficile, voire impossible, d'entreprendre un travail d'autonomisation sans l'aide d'un professionnel. le recours à la thérapie s'effectue souvent après une rupture, un décès, des problèmes d'addiction ou les plaintes répétées du conjoint qui étouffe.
B) Vous vous éloignez de vous. Des parents affectivement "insécurisants" - irréguliers et imprévisibles dans leurs manifestations affectives - ou très autoritaires peuvent expliquer cette relation dans laquelle peur - de l'abandon - et colère - à l'égard de sa dépendance - mènent le jeu.
C) Vous n'êtes pas dépendant. Vous savez aimer sans dévorer ni fusionner. Une sérénité affective qui peut prendre sa source tôt dans l'enfance - le lien au parent était ressenti comme solide - la confiance en soi et en la vie ayant été ensuite régulièrement renforcée. Il se peut que cette non-dépendance affective soit le fruit d'un travail à partir d'une expérience douloureuse de dépendance.
Voilà ! Je vous souhaite à tous et toutes de tout mon coeur bon courage pour votre thérapie, le courage de faire le deuil de ne pas avoir été aimé comme il aurait fallu et le courage du deuil du partenaire idéal... la paix intérieur est à ce prix et ça vaut le coup..

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