jeudi 5 janvier 2012

Thérapie cognitive



Ayant obtenu de bons résultats dans les pays anglos saxons sur les soucis de dépressions et de névroses diverses, la thérapie cognitive reste peu connue chez nous. Leur concepteur se sont inspirés du stoïcisme, lui même relié aussi à l'approche du vedanta, tout ceci n'est pas très loin des notions d'éveil, de 2ième (liberté par rapport aux pensées) et 3ième initiation (liberté par rapport aux émotions)..
Un des inventeurs de cette thérapie est Aaron T. Beck. Pour ceux qui connaissent Byron Katie aux USA, personne qui semble réussir à aider pas mal de monde, j'ai l'impression que son approche est aussi similaire (voir "the work", Byron Katie).
Pour le vedanta, le monde n'est qu'une apparition dans notre conscience et toute autre déclaration sur sa nature n'est qu'une supposition...(en effet on sait maintenant que la matière est quasi-vide et que ce ne sont que la vitesse de vibrations des particules qui donnent cette illusion de solidité)..
Mais revenons sur terre... pour beaucoup nos croyances sur nous-même résultent de légers ou grave soucis que l'on a eu pendant l'enfance... par exemple un jour votre mère ou votre instituteur (lui même un peu névrosé) vous passe un savon monumental, pas vraiment justifié, en tout cas complètement disproportionné, peut être vous tappe, etc... rien que ça peut ensuite polluer toute votre vie, avec des schémas réducteurs, des pensées involutives du style (cas type des personnes à tendance dépressive):
1. "Mon amour propre dépend de l'estime des autres".
2. "L'amour est nécessaire à mon bonheur".
3. "Ma valeur dépend de mon travail".
4. "Je dois être irréprochable".
5. "J'ai droit à un certain nombre de choses".
6. "Je suis à l'origine de ce qui se passe autour de moi".
7. "Mon bonheur ne dépend pas de moi, mais de paramètres extérieurs".



Quelques extraits de ce site web: http://therapie.cognitive.free.fr/principes.html
"You feel the way you think." D. Burns.

C'est là le principe premier de la thérapie cognitive : ce n'est pas le monde extérieur qui est la cause de nos émotions et de notre humeur, mais seulement la représentation que l'on en a et les pensées qui nous traversent l'esprit.

Ma Note: en version un peu brusque de Ramana Maharshi cela donne "tant que vous aurez des pensées vous aurez des peurs" ou encore chez Nisargadatta Maharaj "vous voulez ce que vous n'avez pas et vous ne voulez pas ce que vous avez" ou encore chez Swami Pranjananpad, phrase qui a conduit à un déclic chez Arnaud Desjardin "Etre, c'est être libre de l'avoir"..
Repérer ses pensées automatiques et les remplacer par des pensées plus rationnelles semble la base de la thérapie cognitive... ce distinguant de la pensée positive qui vise elle à réciter des pensées parfois exagérées.. 
Exemple de schémas engramés pour certains troubles de la personnalité:voir ce lien:
http://therapie.cognitive.free.fr/questions_diverses.html#troubles_personnalit%C3%A9


Byron Katie


Le Travail en français
INTRODUCTION
Le Travail de Byron Katie est une démarche permettant d’identifier et de questionner les pensées qui sont à l’origine de toute la souffrance dans le monde. C’est un moyen pour trouver la paix avec vous-même et avec le monde. Les personnes âgées, les jeunes, les malades, les bien-portants, les personnes éduquées ou sans éducation – toute personne à l’esprit ouvert peut faire ce Travail.
Byron Kathleen Reid a fait une dépression sévère à la trentaine. Pendant dix ans sa dépression s’est aggravée, et Katie (c’est ainsi qu’on la nomme) a passé presque deux ans quasiment incapable de quitter son lit, obsédée par des idées suicidaires. Puis un matin, du plus profond de son désespoir, elle vécu une expérience d’éveil qui transforma sa vie.
Katie comprit que lorsqu’elle croyait qu’une chose devrait être différente de ce qu’elle est (« Mon mari devrait m’aimer d’avantage », « Mes enfants devraient m’apprécier ») elle souffrait, et que lorsqu’elle ne croyait pas ces pensées, elle était en paix. Elle réalisa que ce qui avait causé sa dépression n’était pas le monde autour d’elle, mais ce qu’elle croyait concernant le monde autour d’elle. Dans un éclair de compréhension, Katie réalisa que nos tentatives pour trouver le bonheur étaient inadaptées : au lieu d’essayer désespérément de changer le monde pour qu’il corresponde à nos pensées sur ce qu’il « devrait être », nous pouvons questionner ces pensées et, en rencontrant la réalité telle qu’elle est, éprouver une liberté et une joie inimaginables. Katie a élaboré une démarche simple et puissante de questionnement appelée Le Travail, qui permet cette transformation de façon pratique. En conséquence de cela, une femme clouée au lit, suicidaire, est devenue une femme débordante d’amour pour tout ce que la vie apporte. 

A suivre...

2 commentaires:

  1. Oui, oui, et ça marche super bien, sur la dépression par exemple, c'est impressionnant.. et apparemment sur plein d'autres nevroses comme ce que Aaron Beck appelle la colère-paranoia..
    J'aurai amplement l'occasion de revenir sur la thérapie cognitive sur ce blog... d'autant qu'au delà de la thérapie il y a un lien évident avec l'éveil, puisque comme le disait Ramama Maharshi, ce qui nous éloigne de l'éveil c'est l'idée qu'on n'est pas éveillé, donc ici encore, une correction dans le plan mental peut beaucoup pour le bien être.

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