mardi 8 mai 2012

Maladie, Mal à dire, manque d'amour de soi


Un témoignage de Nicole sur on parcours déclenché par une maladie..
Pour les uns c'est une maladie, pour les autres une perte, enfin bref parfois la vie nous remue..Ma Ananda Moyi disait que c'était pour notre "bien".. notre évolution sûrement... 
"Je suis juste une personne comme tant d'autres qui s'interroge et qui expérimente la vie. J'ai surtout envie de dire que je suis quelqu'un qui n'hésite pas à prendre son baluchon pour connaître d'autres horizons, les horizons de l'Être Humain et c'est une aventure qui me tient à coeur.
En ces temps agités, je crois qu'un pari audacieux nous est proposé. Ce pari et de reconnaître la personne dans sa globalité, reconnaître qu'il a de multiples composantes, reliées les unes aux autres, interagissant les unes sur les autres. Je cherche à comprendre cela.
La rencontre avec la maladie m'a offert la possibilité de me réveiller car qu'est-ce que la maladie sinon ce « mal à se dire » qui a une porte de sortie dans le corps physique. Le corps qui en dernier recours prend le relai pour exprimer ce que l’esprit ne coordonne plus car emprisonné, étouffé dans un tourbillon de préoccupations et d’émotions déséquilibrées …
C’est ainsi qu’en 1999, le diagnostique est tombé comme un couperet, cancer du sein.
Un cancer du sein avec des complications qui m’ont amené un soir dans une chambre d’hôpital à sentir que le peu d’énergie de vie qui me restait s’en allait tout doucement. J’avais touché le fond, cependant j’avais également l’intime conviction que je pouvais encore avoir le choix.
De toute mon âme, de tout mon cœur, j’ai alors réclamé une deuxième chance. J’avais le sentiment que j’avais passée ma vie à côté de l’essentiel et je voulais vivre pour comprendre.
La révolte, la rage de vivre prirent alors place dans mon existence. Constatant que les traitements que me proposait la médecine ne guérissaient que mon physique alors que d’autres dimensions ( psychologique, émotionnelle, affective, spirituelle, énergétique…) de mon être avaient également besoin d’être soignées et guéries, je me suis tournée en premier lieu vers des séances de psychothérapie. Une première prise de conscience m’a aidée à exprimer oralement ma souffrance. Ce n’était cependant pas suffisant. Je me suis alors laissée guider vers la sophrologie. La sophrologie m’a apporté un contact plus direct avec moi-même, avec mes ressentis. Je m’accordais durant ces séances un temps d’arrêt pour m’écouter respirer, pour sentir la vie en moi. C’était à chaque fois comme un miracle. Petit à petit, la sophrologie m’a accompagné sur le chemin de l’apaisement.
D’autres méthodes thérapeutiques comme l’écriture et la peinture m’ont fait redécouvrir la spontanéité, les émotions, les couleurs…Quelques fois ma plume ou mon pinceau glissaient avec violence, quelque fois avec souffrance, d’autres fois encore avec joie mais qu’importe j’accueillais et acceptais chaque expression jusqu’au bout. Un travail de libération et de réconciliation s’était mis en route. Je me reconstruisais, je me relevais…
Je découvrais enfin l’essentiel,  « moi-même ». Je me découvrais avec ma richesse et aussi avec mes limites et j’aimais celle que j’étais. Je n’avais surtout plus peur de m’écouter pour oser être « moi ». Ainsi, je me suis rendue dans un Centre Bouddhiste. Un Centre devant lequel, je passais chaque jour avant la maladie pour aller travailler mais dont je n’avais jamais franchi la porte. J’ai pu là-bas abreuver la dimension spirituelle de mon Être.
J’ai également « osé » quitté un emploi qui ne m’apportait plus de satisfaction et j’ai continué ma route.
La médecine chinoise, le shiatsu, la constellation familiale, la kinésiologie et le reiki ont été autant de moyens sur mon chemin de guérison, apportant des réponses à mes questions ou me poussant à aller chercher encore et encore plus loin, au plus profond de moi. J’ai surtout compris qu’une des grandes causes de la maladie est un grand manque d’amour pour soi mais…chacun de nous a besoin de marcher sur son propre chemin pour le comprendre…
Aujourd’hui, je vois, j’entends, je sens, j’enlace, je ressens… je me coule dans le tempo de la vie et tout m’est occasion pour la célébrer…la pluie, le beau temps. Elle est là autour de nous vibrante et belle dans ses diverses expressions.
Aujourd’hui je pratique le Reiki et je donne des cours de relaxation car le plus beau remerciement que je puisse adresser à la vie est de faire en sorte que d’autres prennent conscience qu’elle « juste là »…pour le reste je lui fais confiance…
Je vous souhaite beaucoup de bonheur, d’amour et de lumière sur votre chemin."

Source: http://ncriqui.free.fr/pages/nicole_criqui.htm



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