mardi 18 octobre 2011

La différence entre un maître et un psychothérapeute - Osho



Hello !
Je traduis ici un passage d'un livre épuisé d'Osho sur le soufisme "The perfect Master, Talks on Sufi Stories, volume II, 1981 Rajneesh Foudation, Printed in India". C'est un beau livre qui traite du fond et qui contient des images des images étonnantes..
Je traduis, c'est beau:

"- Quelle est la différence entre un maître et un psychothérapeute ?
- Un maître n'est pas, un psychothérapeute est. Le maître est un bambou creux, un simple passage, pour que le divin puisse descendre. Il n'existe pas de lui-même. Il n'a rien à dire, il n'a rien à faire - mais beaucoup arrive à travers lui. Mais c'est toujours à travers lui. Il n'est pas l'acteur de la chose. Il est juste un spectateur. Il permet cela, il ne l'empêche pas. Il coopère avec cela, mais n'en n'est pas à l'origine. Il n'est qu'un véhicule.
Le psychothérapeute est. Il est l'acteur, avec une connaissance. Il a toute l'expertise disponible. Il n'est pas un bambou creux. Il n'est pas une absence. Du coup, il n'y a pas énormément de choses qui peuvent se passer à travers lui. Il ne peut faire qu'un patchwork: ici et là polir un peu, nettoyer un peu, quelques ajustements, c'est tout. Son travail est ordinaire. Le travail de l'homme est condamné à rester ordinaire. 
Mais quand le divin descend, quelque chose de l'éternel atteint votre être.
Le psychothérapeute connaît votre mental et son fonctionnement. Mais l'homme dans sa profondeur n'est pas le mental. C'est le problème. La maladie de l'homme, n'est pas seulement celle de l'esprit, c'est une maladie spirituelle, c'est une maladie métaphysique, une maladie existentielle.
Le médecin peut vous aider pour votre corps, et le psy peut vous aider pour le mental - mais ce ne sont que vos surfaces. Vous n'êtes pas votre surface, vous êtes votre profondeur. Ni le psy ni le médecin peuvent toucher votre profondeur.
Le maître est absence de mental. Il n'a pas de savoir-faire. Il met sa vacuité à disposition, mais cette vacuité est une force de guérison. L'amour est sa thérapie. De son absence coule l'amour.
Sigmund Freud lui même est resté obsédé avec la peur de la mort toute sa vie. Comment cela peut il aider ?
Car Jung était pareil. Il avait tellement peur de la mort qu'il ne pouvait pas voir un mort.
Un maître sait qu'il n'y a pas de mort, à travers sa propre expérience. Un maître est complètement libre, pas seulement des problèmes pathologiques de la psychologie, mais libre de la psychologie elle-même, libre du mental. Il a coupé la racine même des pathologies."

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