mardi 18 octobre 2011

"Je mourrai avec mes blessures" de Jacques Salomé

Ce titre m'interpellait "Je mourrai avec mes blessures" de Jacques Salomé, édition Jouvence..
Je viens de parcourir le livre.. je ne suis pas en phase avec l'auteur.. ce qu'il dit me semble juste mais c'est seulement le plan mental et le plan émotionnel..  l'auteur ne me semble pas au quotidien en contact avec la dimension de l'Être mais essentiellement avec son "humanitude" comme il dit.. chez lui la conscience semble encore très identifiée au mental, ainsi qu'au physique et à l'émotionnel.. l'auteur se vit comme un corps a qui il arrive des choses, c'est essentiellement le plan mental... quand vous commencez a réintégrer le plan de l'âme c'est différent: une quiétude profonde se déploie, un bien être, une certitude, une communication avec l'invisible, un début de continuum dans la durée avec tout ce qui vous entoure..cette fusion forte et douce avec l'univers prend petit a petit le premier plan..c'est une dimension d'Éveil, qui ne semble pas abordée par l'auteur..
Ceci dit ce qu'il raconte est juste et intéressant, mais c'est le plan mental, couplé au plan émotionnel..aussi l'essentiel de qui nous sommes vraiment apporte un tout autre souffle que je n'ai pas ressenti dans cet ouvrage.. Quelqu'un comme Amma a dit que ce n'était que lorsque l'on réalisait "le Soi" (notre maître intérieur) que l'on était débarrassé de nos blessures..
De même sur les relations de couple, je n'ai pas trouvé ici de trace de ce que l'on vit de magique dans un couple lorsque les chakras supérieurs se relient..
Le bon côté est que cela déculpabilise quand on se rend contre que de toute façon les traces des blessures restent et se réveillent à l'occasion... c'est pas un drame..; comme disait feu Arnaud Desjardin "Ne soyez pas perturbé par votre perturbation !"

Quelques extraits qui me semblent justes à leur niveau mais qui n'ouvrent peut être pas assez la perspective d'un autre plan de conscience et de bien-être aux lecteurs:
- "Vous venez d'avouer d'avoir eu peur du rejet, de ne pas être aimé...
- Oui, et sur ce plan je me sens encore très vulnérable. Malgré toutes les gratifications que je reçois, je garde cette inquiétude à l'intérieur de moi.
- C'est à dire ?
- Que tout ce que je possède peut disparaître, s'évaporer"
- Ce sont des pensées présentes dans votre esprit ?
- Ah, oui, oui ! Pas de façon obsessionnelle, mais présentes à l'arrière-plan de tous mes comportements. Si une femme me dit "je t'aime", je garde en moi l'idée que cela n'aura qu'un temps..
Je crois que les blessures reçues dans l'enfance ne guérissent jamais. Elles peuvent être apaisées, voire cicatrisées, mais elles restent toujours prêtes à s'enflammer si un événement ou une situation les réveille ou les stimule. Je sens que je mourrai avec mes blessures.
Une bonne relation est une relation qui fait fonctionner l'autre dans sa dimension pathologique a minima"..

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