mercredi 13 juillet 2011

Zen, le chemin des paradoxes - Osho - Relaxe !

Des extraits que je traduis du livre d'Osho "Zen, the path of paradox"..
Les sujets abordés ici sont assez importants (si l'on peut dire car ce sont des non-sujets, voilà que le paradoxe commence !).
Osho aborde ici l'art de vivre conseillé pour être heureux (et naturellement laisser l'éveil être en nous)... il s'agit ici simplement, une fois de plus, d'accueillir ce qui est, et d'arrêter un peu de chercher, car dès qu'on le cherche, Cela nous échappe, et pourtant Cela est toujours là... Osho aborde également ce point dans des ouvrages sur le taoisme, le tantra, le yoga, etc... nous aurons l'occasion sur ce blog de revenir sur ce point..
Nous avons déjà vu cette approche dans des articles consacrés ici à Eric Baret.. ,Yolande.., le dzogchen, etc. 
L'approche médiane adoptée ici, entre orient et occident, entre conscience et corps, semble très pertinente.
En entrant simplement en contact avec ce qui est là, laissant de côté les désirs, ne cherchant plus à arriver par nous-même, un espace vacant se créé, permettant au Tout-Autre d'entrer en nous... c'est alors qu'une Quiétude inhabituelle nous surprend... et que la vie prend une autre saveur... la méditation, les pratiques énergétiques, deviennent alors plus une expression qu'un moyen pour une fin particulière... il n'y pas lieu ici de réaliser quoique ce soit, et pourtant les choses arrivent alors..
Bon, ok,  je laisse parler le maître !!


"A partir du moment où vous réalisez que vous ne pouvez pas le posséder (NDR: l'éveil), et que vous laissez tomber votre besoin de posséder, il est là - et vous l'avez. Du moment que vous comprenez que l'amour ne peut pas être possédé, une grande compréhension a eu lieu en vous et maintenant vous l'avez et vous l'aurez pour toujours. Vous ne pouvez pas l'épuiser. C'est cela le paradoxe du Zen. Il dit que si vous voulez posséder Dieu, s'il vous plaît ne le possédez pas, et vous le posséderez."
"Dieu était toujours disponible. Dieu est disponible sans condition. Lorsque vous essayer de le connaître, vous ne pouvez pas le voir. Vous ne pouvez pas l'attraper, mais vous ne pouvez pas le perdre"

"Ainsi, l'effort même de le voir, le désir même de le voir, devient une barrière. Ne cherchez pas Dieu. Ne cherchez pas la vérité. Plutôt, créez la situation de rester ouvert, non focalisé, et Dieu vient à vous, il vient à vous. Il est là.
Pour Dieu vous devez être complètement ouvert, non concentré, ouvert de tous les côtés, pas en recherche. Une conscience non focalisée c'est cela la méditation.
Si vous êtes relâché, il est là, si vous vous tendez il disparaît.
Ce qui est partout ne peut pas être recherché, comme le ciel.
Lorsque vous tombez en rapport avec l'existence, lorsque vous n'êtes plus un chercheur séparé, lorsque vous n'êtes plus un observateur séparé, lorsque vous êtes perdu dedans, complètement perdu, alors c'est là.
Le zen apporte quelque chose de saint dans le monde, il laisse de côté toute idéologie. Il dit "soyez ouvert, sans pré-suppositions". Si vous avez une idée, il y est possible que la trouviez dans la réalité car l'esprit est très, très créatif. Le zen est très terre à terre. Désencombrez vous. Ce désencombrement est le zen.
Un grand maître zen, Bokoju, disait: "comme c'est merveilleux ! comme c'est mystérieux ! Je porte de l'eau du puis" C'est l'esprit du zen. Il laisse tomber la division entre le profane et le sacré. Il n'y a pas de théologie.
Vous devenez tranquille et vous trouvez votre centre. Et ce centre c'est le centre de l'existence aussi.
Lorsque je regarde les différentes approches, le zen me semble la seule possibilité, car il relie le corps et l'esprit, le mondain et le sacré, Lao Tzu et Bouddha.  Lao Tzu est terrestre, Buddha est céleste, manque de racines.. L'orient est sans compromis..
Le futur de l'humanité se rapprochera de plus en plus du zen, car la rencontre de l'orient et de l'occident n'est possible que par quelque chose comme le zen."

"Dieu ne peut pas être perdu, relaxe !
Dieu n'est pas quelque chose dans le temps, relaxe !
Il n'y a nul part où aller car Dieu n'est pas distant sur une étoile, relaxe !"
Vous ne pouvez pas rater la nature même des choses, relaxe !"
"Si vous vous relaxez, vous commencez à vibrer avec cela, c'est ce que le zen appelle le Satori. Un  relâchement de votre Être, un état de conscience où il n'y a plus de devenir, où vous n'êtes plus quelqu'un qui doit réussir, où vous n'allez nul part. Quelque chose se passe qui n'avait jamais été ressenti avant. Cette chose s'appelle satori, samadhi, éveil.."
"Cela peut se passer dans n'importe quelle situation quand vous tombez en accord avec le tout".

(ZEN, the path of Paradox, Osho, Editeur: St Martin's Griffin, 2001. First published in the US under the title Osho on Zen by Renaissance Books. Extraits du premier chapitre "Empty Sky")

2 commentaires:

  1. Tout simplement EXCELLENT ! Mais pas plus !
    Patrick SIMON

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En effet, pas plus, juste le vivre, le savourer !
      Amicalement, Philippe

      Supprimer