samedi 16 juillet 2011

Guérir sa douleur: Thich Nhat Hanh - développer le hara pour rester stable dans la tempête émotionnelle..

Le temps du nettoyage émotionnel n'étant point encore terminé (Miele, Whirlpool, Ariel, doivent faire de superbes ventes, non ?!), je mets ici un passage de Thich Nhat Hanh, moine Zen d'origine du vietnam, résident français de surcroît..
C'est un moyen clair qui vaut le coup d'être essayé. Pour ceux qui suivent ce blog, on y retrouve une technique déjà mentionné dans les articles sur Gilles Sinquin et Michaël Brown.... ici c'est très pertinent car on travaille en amont le renforcement du Hara.
Very important pour les mois qui viennent: au côté de votre Coeur grand ouvert, recontacter aussi le Samouraï en nous... manque plus que le Clown et ça va l'faire !
Petit clin d'oeil pour les amis qui vont au Prunier les mois prochains: qui fera une bise à Thich de ma part ??

Bon je perds mon sérieux légendaire, cela ne va plus !! je laisse la place au maître:

"Une émotion forte est comme une tempête. Si vous regardez un arbre dans la tempête, sa cime vous paraît fragile, elle peut casser à tout moment. Les petites branches, les petites feuilles cassent facilement. Elle sont vulnérables. Vous savez peut que la tempête déracine l'arbre. Mais si vous dirigez votre attention sur le tronc de l'arbre en sachant qu'il a des racines profondément enfouies dans le sol, vous avez une impression différente: l'arbre va pouvoir tenir.
Vous aussi êtes un arbre. Pendant la tempête de l'émotion, il ne faut pas rester au niveau du cerveau ou du coeur, c'est à dire de la cime. Il faut abandonner le coeur et l'oeil de la tempête, et revenir au tronc de l'arbre. Votre tronc est à un centimètre au-dessous du nombril. Vous continuez à respirer en faisant uniquement attention au mouvement de votre abdomen. C'est pour survivre à la tempête que vous faites cela, pour survivre à une émotion forte. Mais pour cela, il faut s'entraîner.  
Trois semaines d'entraînement suffisent, à raison d'une dizaine de minutes par jour. 
 Certaines personnes ne savent pas affronter leurs émotions, et elles en souffrent. Elles pensent que la seule manière d'arrêter la souffrance est de se donner la mort. Beaucoup de jeunes gens font cela. Ils n'en peuvent plus, alors ils cherchent à se tuer. Le nombre de jeunes gens qui à notre époque se tuent à cause de leur souffrance est gigantesque. Il faut que nous pratiquions et que nous aidions les jeunes à pratiquer.
Il faut savoir qu'une émotion est quelque chose qui vient, qui reste, puis s'en va. 
Vous êtes beaucoup plus que votre émotion. Une émotion n'est pas tout, c'est seulement une tempête. Une tempête vient, reste un certain temps, puis doit partir. Pourquoi mourir à cause d'une émotion ? Au moment critique, souvenez vous que vous êtes beaucoup plus que votre émotion. C'est une chose simple, que tout le monde sait, mais il faut quelqu'un pour vous le rappeler: vous êtes beaucoup plus qu'une émotion. Pourquoi mourir à cause d'une émotion ? Il faut le dire aux jeunes. Alors, assis ou allongé, pratiquez la respiration consciente en utilisant le mouvement de l'abdomen comme objet de votre attention. Après une dizaine ou une vingtaine de minutes, l'émotion s'en va, vous êtes sauvé. Je suis sûr que si vous pratiquez cet exercice une vingtaine de jours, dix minutes par jour, chaque fois qu'une émotion forte surviendra ensuite, vous saurez pratiquer.
Il ne faut pas attendre que l'émotion survienne pour commencer la pratique, sinon vous oublierez, vous vous laisserez entraîner par la tempête. Il faut vous entraîner maintenant, quand l'émotion n'est pas là."
(Thich Nhat Hanh, Toucher la vie. Harmoniser le corps et l'esprit. Collection J'ai Lu, 4€80)

4 commentaires:

  1. c'est une technique si simple que malheureusement peu de gens font, dommage ! c'est vrai que ça fonctionne bien, de mon coté je rajoute une visualisation et un mantra. c'est normal on est tous différent et on réagit donc tous aussi différemment, pour ma part je ne sais pas si c'est la respiration ou le mantra ou les deux fusionnés qui fonctionnent ce qui compte c'est le résultat hein ?

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    1. Oui c'est le résultat qui compte.. moi j'aime bien la respiration du portail dans le hara.. j'inspire le portail s'ouvre, j'expire il se ferme.. et j'imagine une grande sphère orange, depuis mon hara et qui m'englobe..
      Et il m'arrive de faire ça sur tous les chakras tour à tour, chacun avec sa couleur...

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  2. Je lache toutes les tensions dans le haut du corps pour descendre et ancrer ma presence dans les hanches puis à chaque expiration j'y accumule de l'energie.
    De cette maniere on devient tres peu vulnérable tout en developant une certaine force et confiance non basée sur des constructions mentales, seulement cela demande un peu d'entrainement.
    Il y a le merveilleux livre "hara centre vital de l'homme" de karlfried graf durckheim sur le sujet.

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    1. Merci.
      Le ventre étant le siège de nombres d'émotions, il est bon d'y développer une Force !
      Graf Dürckheim a en effet apporté quelque chose d'intéressant dans la construction du "nouvel homme": un travail à réaliser après le contact avec la Lumière, alors que souvent en Orient, il est simplement conseillé de rester dans le "nirvana".
      Amicalement, Philippe

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