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mercredi 21 décembre 2011

Ces émotions bloquées qui nous barrent l'accès à notre bien être


Coucou,
Cet article est mon cadeau de Noël ! Bonnes fêtes à tous ! avec une pensée d'affection pour ceux qui se sentiront seuls pendant ces moments particuliers.
Je m'aperçois encore, tout éveillé que je suis (humour) que j'ai des émotions bloquées et que cela finit par créer un mal être, et par contre dès que je m'autorise à vivre et débloquer l'émotion je ressens un grand soulagement et je retrouve accès au bien être inné... ce point me semble bien important c'est pourquoi je le partage ici... car il est clair que faire tout un tas de méditations pendant des années ne va pas mener à la paix si on garde toutes nos émotions comme non vécues, uns sorte de boue intérieure... il est vraiment archi dommage que tous les gourous (notamment orientaux) qui conseillent la méditation, n'enseignent pas la libération émotionnelle d'abord.... d'autant que, du moment qu'on s'autorise à lâcher le mental, la libération émotionnelle s'est pour la plupart d'entre nous assez simple: s'isoler et vivre son émotion de la façon qui nous vient (trépigner, crier, injurier, pleurer, rire, etc....).... quelqu'un comme Osho, en proposant la "méditation dynamique" avait pris en compte cette problématique.
Passer au pardon, avant de libérer l'émotion ne conduit pas à un bon résultat.
Il faut reconnaître que vous avez subi un trauma (il ne s'agit pas de charger l'autre qui vous a fait cela parce que lui aussi a subi un trauma, etc...)... par exemple si votre mère n'a pas été tendre du tout avec vous à partir d'un certain âge, si vous ne vous souvenez pas quelle vous a dit "je t'aime", si vous ne souvenez pas qu'elle vous a dit "fais du mieux que tu peux de toute façon nous on t'aime et si tu veux changer d'orientation on fera tout ce qu'on peut pour t'aider", bref si enfant vous ne vous êtes pas senti aimé et un peu soutenu, vous avez certainement aujourd'hui une névrose (appelé plus gentiment un symptôme) d'abandon... (ce n'est qu'un exemple, j'ai déjà parlé des différents masques que l'on porte pour se protéger des 5 blessures ici, une classification parmi d'autres) http://advaita22.blogspot.com/2011/01/les-5-structures-de-linconscient.html
La même chose raconté différemment sur ce site:
http://le-voyage-de-mona.com/prendre-sa-vie-en-main/la-blessure-de-rejet-et-le-masque-de-fuyant%20%20http://le-voyage-de-mona.com/prendre-sa-vie-en-main/la-blessure-dabandon-et-le-masque-de-dependant%20%20http://le-voyage-de-mona.com/prendre-sa-vie-en-main/la-blessure-dhumiliation-et-le-masque-de-masochiste%20%20http://le-voyage-de-mona.com/prendre-sa-vie-en-main/la-blessure-de-trahison-et-le-masque-de-controlant%20%20http://le-voyage-de-mona.com/prendre-sa-vie-en-main/la-blessure-dinjustice-et-le-masque-de-rigideTant que l'on n'a pas reconnu la ou les blessures fondamentales que l'on porte, les masques associées, et tant qu'on n'a pas trouvé le moyen de libérer cela, il va être assez compliqué de se sentir bien (je ne parle même pas de la notion (parfois floue ou parfois sur-évaluée) d'éveil..
On connaît que trop bien des personnes qui gravitent dans le milieu spirituel depuis hyper longtemps et qui ne sont pas trop convaincantes dans leur bien être et qui malheureusement n'ont pas eu la chance de se trouver guider pour traiter ces blessures de façons simple et efficace.. d'autant que la plupart comme moi avant n'en n'ont jamais entendu parlé ! Je pense aussi qu'un certains nombres de gourous sont aussi encore dans des schémas de blessures..
A chaque fois qu'une situation actuelle ressemble au trauma on sur-réagit, et si l'on n'évacue pas l'émotion, elle va stagner et se transformer en quelque chose d'autre (une maladie, une déprime).. le plus curieux et que cela peut se transformer dans une émotion qui n'a rien à voir, donc on ne fait pas le lien... par exemple si on refoule la colère, cela peut se transformer à terme en peur, et vous ne savez plus comment arrêter d'avoir peur car vous ne savez pas faire le lien...
En pratique il convient au cours de la journée d'écouter son corps pour sentir comme il est (contractures, mal être), et dès qu'une émotion désagréable arrive (suite à un stress externe, stress ressenti comme tel pour vous car c'est ce qui compte, c'est subjectif), et bien dans la journée il faudra s'isoler pour s'autoriser à décharger cette émotion, de la façon de votre choix (taper sur un coussin, danser, etc..)...
Il convient aussi, on le sait, de surveiller le mental qui nous entraîne dans le futur et le passé.. ce qui génère craintes ou culpabilité et nous coupe de notre Être..
Je me rappelle que quand j'étais ados et que mes parents me faisaient des coups pendables, je partais dans ma chambre et je me mettais en colère et je tapais du point sur ma table ou mon armoire... c'était très bien... ensuite, avec l'âge, j'ai lu des livres sur la zénitude, et j'ai participé à des réunions orientalistes, où l'on mettait l'accent sur la méditation, la paix intérieure... je me suis dit que ce mettre en colère, ou être triste, n'était pas bien, une marque de manque d'élévation spirituelle, de manque de maturité, de manque de détachement... on est censé être détaché n'est ce pas, comme dirait Swami-Plus-détaché-que-moi-tu-meurs... donc on se retrouve un peu dans le mental et on ne libère plus ses émotions, d'autant que la société bien-pensante rejoint aussi cet avis qu'un adulte responsable contrôle ses émotions... c'est à partir de ce moment qu'on commence à aller moins bien et à déprimer (ou d'autres conséquences), c'est pourquoi souvent la pratique de la méditation (en fait l'ensemble de l'embarquement dans un monde spirituel où l'on est censé devenir zen sans-trop-savoir-comment-mais-en-méditant-ça-c'est-sur) conduit à aller de plus en plus mal (imaginer 20 ans d'émotions non déchargées) et en plus on peut se sentir coupable (je suis censé être spirituel moi, et je me sens encore plus mal que mon entourage qui s'en fout de la spiritualité, c'est quoi ce truc...) je n'ose même pas imaginer, pour ceux qui ont tout plaqué (famille, conjoint, enfant, travail et insertion dans la société), pour aller dans un ashram... et qui au bout de quelques années s'aperçoivent que le gourou n'est pas aussi "saint" qu'il le prétend, que les personnes autour sont parfois névrosés, et que l'on ne se sent pas aller mieux.... la chute doit être horrible, vers quoi aller ensuite ?
Ben peut être déjà s'autoriser à vivre ses émotions...
S'aimer soi-même c'est s'autoriser à vivre ses émotions, s'autoriser à rester dans le présent, et à s'accepter comme on est à l'instant donné (et surtout ne pas se mettre la pression avec la spiritualité ou une quelconque mission). Ainsi retrouver un bien être permet d'éviter de trop attendre de l'autre ou des conditions extérieures, et les moments de solitudes deviennent des moments de bien-être... tout commence à changer comme par magie quand vous commencez à vous libérer de votre blessure fondamentale qui se traduit en fait par des émotions bloquées au cours des journées accumulées..
On remarquera que, cette pratique de présence, de vigilance, face à notre corps (qu'est qu'il a à me dire ?), et à notre mental (le petit vélo tourne-t-il trop et pour rien ?), est celle qui est réputé conduire à l'Eveil, une forme de conscience plus présente et plus dans le bien être, donc bingo, cela tombe bien... à la fois on nettoie les charges émotionnelles, on calme le mental et on on va vers l'éveil et le bien être (ou on retrouve ce qui existait déjà, peu importe la théorie, c'est le résultat qui compte)..
Voilà cet article était mon ptit Kdo de Noël, je vous laisse avec un article de Thierry Teule (psychothérapeute) qui parle aussi de ce problème des émotions bloquées..

"Le monde des émotions est souvent inconnu pour nous. Ceci est normal puisqu’il est rare d’apprendre à  gérer nos émotions et besoins. De plus pour la plupart d’entre nous, les émotions sont très souvent parasites, nous  n’aimons pas toucher aux émotions car nous les confondons avec les troubles émotionnels (angoisse, dépression, violence, phobie, peurs, sensations désagréables, etc…).
Dans ce contexte de désinformation où les émotions sont difficilement accueillies, nous sommes souvent inconfortables avec nos émotions. Souvent, nous avons appris à les bloquer, à lutter contre elles, en les gardant à l’intérieur de nous, parfois en allant jusqu’à nous anesthésier inconsciemment. Certains disent même préférer ne rien sentir. D’autres s’interdisent certaines émotions, et s’en autorisent seulement quelques-unes, ce qui brouille leur fonctionnement interne et leur communication avec les autres.
Les effets des blocages émotionnels sont nombreux. Les émotions bloquées mettent le corps en tension, et ainsi elles vont venir perturber à long terme notre équilibre psychique, corporel et relationnel.
Voyons cela en détail en partant du début.
Des émotions normales aux émotions parasites
Au départ,  les émotions sont à notre service. Elles sont des réactions physiologiques d’adaptation, d’orientation et de réparation pour faire face à un évènement. Elles nous servent à savoir ce qui se passe en nous et à l’extérieur, et à le gérer. Elles sont comme un ”tableau de bord” organique. Comme je vous l’ai dit, le problème est que nous n’avons pas appris à le lire ni à  l’utiliser sachant que nous n’avons pas non plus appris comme fonctionne notre cerveau émotionnel (qui est loin d’être parfait malheureusement).
Vous trouverez d’abord ci-dessous les situations où les émotions sont normales et naturelles en réaction à un évènement.
La joie: elle est là pour signaler une situation de réussite, de rencontre, de partage. Elle participe au mouvement de la vie, celui de donner et de recevoir. Elle signale la réalisation de soi, l’adéquation et l’appartenance.
La peur: elle nous signale un danger ou quelque chose d’inconnu. Elle nous permet de gérer notre besoin vital de sécurité. Face au danger, la peur mobilise l’organisme.
La tristesse: elle nous aide pour traverser une situation de perte, de deuil, de fin. La tristesse effectue un travail d’intégration et de réparation qui permet l’acceptation de la perte.
La colère: elle nous indique un évènement où il y a de l’injustice et de la blessure, de la frustration ou du manque pour nous. La colère répare face à la frustration et à la blessure. Elle restaure l’intégrité de l’organisme face au manque. Elle rétablit l’équilibre d’une relation en cas d’injustice ou d’offense.
Le dégoût: il indique l’intrusion, la toxicité et l’abus. Il nous invite à rejeter ce que nous ne voulons accepter en nous, ce qui ne nous appartient pas.
L’amour: il signale le lien et l’intimité profonde. L’amour ouvre l’organisme au plein contact.
Suite à un évènement, une émotion se manifeste normalement en 3 phases: charge, tension, décharge. Ce processus énergétique permet au corps de réagir par une charge de tension émotionnelle. Par exemple, de courir, de s’immobiliser ou d’attaquer devant un chien qui veut nous mordre.
Le problème est que nous avons souvent appris à bloquer le processus émotionnel à la phase de décharge, ce qui nous maintient en phase de tension. En effet, l’émotion nous a été souvent interdite dans les moments difficiles. Très souvent, nous avons été conditionnés à ne pas sentir les émotions car elles n’étaient pas permises pour réagir naturellement. Nous avons ainsi été conditionnés inconsciemment à différentes méthodes efficaces pour ne pas sentir: bloquer la respiration, serrer les mâchoires, éviter du regard, nous agiter, penser à autre chose, intellectualiser-mentaliser, oublier en consommant des drogues ou d’autres choses….etc….
La tension émotionnelle ainsi bloquée reste malheureusement active dans le corps parce que “rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme” (principe physico-chimique). Cette tension va s’accumuler à notre insu dans notre corps au fûr et à mesure de nos expériences, et en réaction,  à terme,nous allons développer des symptômes aux formes diverses : anxiété, phobie, dépression, addiction, hyperactivité, hyper-mentalisation, agressivité, troubles du sommeil, …..
De plus, ces blocages émotionnels vont venir perturber la gestion de nos émotions. Concrètement, cela signifie que les tensions des émotions bloquées du passé vont venir parasiter nos émotions du présent chaque fois qu’une situation sera vaguement similaire à celles bloquées émotionnellement. Ces émotions parasites apparaissent chaque fois que nous avons des émotions qui ne sont pas normales, c’est à dire chaque fois que nos émotions sont:



  • dispropoportionnées (trop de larmes, trop de cris, trop de peur ….par rapport à la réalité de la situation)
  • inadaptées (la personne devrait être triste à la place d’être agressive; elle devrait être en colère à la place d’avoir peur)
  • cumulées (la goutte d’eau qui fait déborder le vase, la collection de timbres, …ça explose en se demandant d’où ça vient)
  • transférées (on porte les émotions ou l’histoire de quelqu’un d’autre, c’est la patate chaude, le secret de famille)
  • contagieuses (la personne se sent contaminée sans raison du fait de sa proximité physique ou émotionnelle)
  • irrationnelle (les peurs incompréhensibles, les évitements bizarres des lieux, des objets, des personnes…)
  • Avant de poursuivre, et pour compléter sur les troubles émotionnels, voici quelques définitions simplifiées des troubles les plus connus:
    Dépression: La dépression d’origine psychique est la non-expression, l’inhibition ou le blocage d’une part vivante de nous (de notre nature profonde ou Soi). Métaphoriquement, c’est comme une bulle d’air sous un rocher dans la mer ou une graine enterrée sous terre. Il s’agit d’un blocage émotionnel de la vie en nous. Il existe des dépressions de diverses natures, parfois d’origine physiologique nécessitant un suivi médical.
    Angoisse: L’angoisse est un noeud émotionnel. Elle s’accompagne de sensations pénibles ou douloureuses, souvent avec un noeud ou une oppression, une tension douloureuse dans le corps (dans la gorge, le ventre, la poitrine,….). Elle peut être accompagnée d’autres troubles corporels: transpiration, chaleur, tremblement, crampes, tensions musculaires, troubles de la digestion, troubles du sommeil, cauchemars et cris nocturnes,… Associée souvent à la peur, l’angoisse apparaît également dans l’inquiétude, l’agitation, la panique, la mentalisation. La peur de mourir ou la peur du futur sont des sentiments disproportionnés ayant une origine anxieuse par exemple. L’angoisse est liée à un noeud émotionnel né d’un conflit interne entre deux parts de nous, conflit qui empêche la résolution satisfaisante d’une situation source de tension pour nous.
    Phobie: Une phobie est une peur irrationnelle d’une situation ou d’une chose (qui peut être une personne ou un animal). "



    jeudi 15 décembre 2011

    Livre d'Or du Blog - n'hésitez pas à m'y laisser un ptit mot !

    Coucou !
    Voilà bientôt 1 an que ce blog existe !
    Si il vous a plut, si cela vous a apporté quelque chose, n'hésitez pas à me mettre un petit mot dans le Livre d'Or (en haut à droite du blog).
    Moi cela m'a amusé de rédiger ces petits articles, parfois je suis poussé à le faire; et je pense qu'au travers des sujets abordés on peut sentir aussi mon propre cheminement.
    Je ne connais pas la suite de tout cela, je laisse les choses arriver.
    Amitié,
    Philippe

    Nous sommes déjà notre propre lumière et il n'y en a pas d'autres - Lin Tsi

    Assez décalé et assez drôle en fait, ces petites déclarations de Stephen Jourdain, Ramana Maharshi et Jean Klein..à la fin de ce post.... et les tirs de Lin Tsi et Houang Po (chaud devant !)
    On a parfoit dit que l'intérêt de faire une pratique spirituelle était de comprendre que cela ne menait nul part de valable. A un moment vous ne cherchez plus à transformer quoique ce soit, alors ... ???
    C'est la farce qu'on est déjà éveillé et qu'on cherche ce que l'on est déjà comme un chien qui se mort la queue, cela peut durer longtemps.... jusqu'à ce qu'on en est mare en fait.. alors on finit par trouver notre tranquillité intrinsèque..
    Comme le disait Houang Po (patriarche Zen d'un temps reculé !) la quête d'un savoir (savoir ce qu'est l'esprit, avoir des idées sur les êtres vivants) est vaine :
    ” On ne peut pas avec l'esprit chercher un autre esprit “
    Question : On dit toujours que l'esprit est le Bouddha. Je n'ai pas compris de quel esprit il s'agissait
    Houang .Po. "Combien d'esprits avez-vous ?..Où donc avez-vous un esprit ordinaire et un esprit extraordinaire ?
    ” On ne peut pas se mettre une tête au-dessus de la tête, se coller une bouche à la bouche ! La seule chose à faire est de n'avoir aucune opinion.”
    Houang Po : ” Votre esprit est le Bouddha. Le Bouddha est l'esprit “” Notre nature d'Eveil surnaturel a, depuis des temps sans commencement, le même grand âge que le ciel. Elle n'est jamais venue à l'existence et jamais, ne l'a quittée. Elle n'a jamais existé ni été un néant, elle ne s'est jamais souillée ni purifiée, elle n'a jamais été bruyante ni silencieuse……” 
    ” Que les adeptes qui veulent devenir Bouddha n'étudient rien de la méthode spirituelle du Bouddha . Non-recherche et non-attachement suffisent. “ 
    ”Si vous vous livrez à des exercices spirituels et à l'étude à seule fin de vous emparer de la réalisation, de tours en détours, vous vous en éloignerez toujours plus “
    Et maintenant un peu de Lin Tsi pour finir, un pote de Houang Po:
    Nous sommes notre propre lumière et il n'y en a pas d'autres :
    ” Soyez votre propre maître où que vous soyez et sur le champ, vous serez vrais. Les objets qui viennent à vous ne pourront vous détourner.”
    ” sachez seulement mettre vos pensées au repos, et ne plus chercher au-dehors ; quand les choses viennent à vous, mirez-les. Faites seulement confiance à celui qui agit en vous actuellement et vous serez sans affaires “
    ” La radiance imparticularisée de votre esprit en chacune de vos pensées, voilà partout et toujours le vrai Samantabhadra. Et le recueillement d'Avalokiteçvara, c'est votre propre esprit en tant qu'il est capable, en chacune de ses pensées, de se défaire de ses liens et de se libérer point par point “
    ” vous ne pensez qu'à vous agiter comme les vagues de la mer, recourant à d'autres pour apprendre le Dhyâna (méditation ndr) , pour apprendre la Voie, ne voulant connaître que des noms et des phrases, cherchant le Bouddha, cherchant les patriarches, cherchant des amis de bien et vous livrant à des spéculations. Ne vous y trompez pas, adeptes ! Vous avez un père et une mère, c'est tout. Que cherchez-vous de plus ? Essayez donc de retourner votre vision vers vous-mêmes “
     ” Je vous le dis, il n'y a pas de Buddha, il n'y a pas de Loi, pas de pratiques à cultiver, pas de fruits à éprouver. Que voulez-vous donc tant chercher auprès d'autrui ? Aveugles qui vous mettez une tête sur la tête ! Qu'est-ce qui vous manque ? C'est vous, adeptes, qui êtes là devant mes yeux, c'est vous-mêmes qui ne différez en rien du Buddha-Patriarche !…Il n'y a pas de Loi au dehors, il n'y en a pas non plus qui puisse être obtenue au-dedans de vous-mêmes. Plutôt que de vous attacher à mes paroles, mieux vaut vous mettre au repos et rester sans affaires Pour ce qui concerne l'Eveil, ne plus accorder la moindre valeur aux mots :
    Une seule pensée de doute en vous, c'est Mâra (le diable ndr)
    Si vous parvenez à comprendre que les dix mille choses sont sans naissance, que toute pensée est pareille à une fantasmagorie, et qu'il n'y ait plus pour vous un seul grain de poussière ni une seule chose : cette pureté intégrale, c'est Buddha"
     Il ne faut pas trop se prendre la tête à savoir, savoir les secrets du monde: (non mais c'est vrai c'est fatiguant à la fin !): 
    "L'immense découverte à faire, la seule qui mérite véritablement d'être faite, est de comprendre qu'on ne sait RIEN - ultime et exquise délivrance ! ....Eh oui, l'ultime percée, c'est cela : la masse entière de nos opinions, de nos convictions, de nos croyances intellectuelles nous faisant l'aveu de son strict néant. Et quid du moi solidaire de cette hallucination géante ? Hallucination lui aussi. (Stephen JOURDAIN)"
    "Question : Je ne sais rien, et je voudrais que vous me disiez quelque chose. Ramana Maharshi : Vous savez que vous ne savez rien. Découvrez ce qu'est cette connaissance. Cela est la Libération."
    "Le moment où vous dites : " je ne sais pas" est crucial. A ce moment-là, toute l'énergie qui était projetée de façon excentrique vous revient de façon concentrique, et il se produit un arrêt total. C'est dans cet arrêt total qu'il y a le "je suis". Jean KLEIN .- Transmettre la Lumière .- ed. du Relié."

    mardi 13 décembre 2011

    Ramana et l'éveil immédiat



    Qui sait, peut être certains lecteurs/lectrices de ce blog auront l'illumination subite en lisant ces quelques propos de Ramana Maharshi !! (me tenir au courant si ça marche chez vous !!)).

    La conscience du Soi (Atma) est l’état normal ; notre condition actuelle est un état anormal. Nous croyons qu’il nous faut progresser vers un certain état de perfection, alors que nous sommes déjà parfaits ; seulement cette perfection se trouve recouverte par des couches de pensées et par le monde objectif. On dit qu’il faut atteindre la supra-conscience. Rien n’est plus faux. Le Soi est notre état de conscience normal ; nous nous imaginons qu’il faut progresser pour l’atteindre alors que nous sommes toujours en lui. Mais notre attention est accaparée par les objets et les pensées.

    Tout ce qui peut s’atteindre ne saurait être la Réalité, ni la Vérité. […]
    L’état de Réalisation est semblable à une longue route toute droite ; l’intellect et les sens ressemblent à une forêt vierge. Nous sommes tous au milieu de cette forêt. Il est difficile de parvenir à la grand-route, mais une fois qu’on y est tout devient clair et facile. C’est pourquoi je dis que la Réalisation est une chose facile. […]


    Le développement spirituel ne se fait pas par étapes. Vous êtes un être spirituel ici et maintenant. Ne vous enfermez pas dans ces notions de plans, de niveaux, d’étapes ; ne chérissez pas ce qui n’est que fausses limitations. Vous êtes le Soi. Soyez cela.
    Penser que vous devez découvrir votre propre moi est stupide. Qu’y a-t-il à trouver ?

    lundi 12 décembre 2011

    Le Divin est un battement de coeur, le battement de coeur de la totalité - Osho - Soufisme


    Coucou,

    Je traduis ici quelques merveilleux petits passages d'un livre d'Osho "The perfect master", livre qui témoigne du Soufisme. Je me sens complètement en phase avec ce qui est témoigné ici...ce n'est pas trop en cherchant en soi que l'on trouve l'éveil, mais en s'ouvrant au courant d'Amour (peu importe le nom) qui coule de partout... en devenant plus un bambon creux, une flute, qu'un yogi de haut pouvoir ! (comme dit Ma Ananda Moyi, il vous sera donné selon votre effacement).
    Reste à régler la question du premier contact avec ce flux. Il est vrai un maitre authentique (super rare), ou certains lieux facilitent cela... Je crois personnellement plus à l'époque actuelle que c'est dans un couple à caractère sacré que se trouve le plus de chance de s'ouvrir à ce flux...
    Aussi je souhaite à chacun une rencontre dans laquelle chaque partenaire saura être dans le coeur, y rester souvent et y retourner lorsqu'on le quitte... tout en cultivant un amour sans trop de condition, sans trop de jugement, avec un accueil bienveillant des casseroles de l'autre (un peu comme une mère authentique ne va pas renier son enfant parce qu'il n'est pas parfait). Alors il y a là un terreau magique où chacun peut s'ouvrir à ce flux d'amour qui relie tout dans l'univers... plus rapidement que tout seul..

    Quelques passages qui me touchent et que je traduis ici:
    "La logique semble non pertinente à l'amour, car la logique ne pénètre jamais la réalité"
    "L'amour ne peut pas convaincre votre mental - mais il peut satisfaire votre être. Il peut étancher votre soif. Il peut vous donner tout ce que vous voulez. Il peut nourrir. Cet amour qui nourrit n'est pas logique".
    "Sans poésie il ne peut pas y avoir de joie. Sans sensibilité à la beauté, la vie perd son sens. Peut être elle peut devenir un business qui marche, mais elle restera un échec existentiel. Réussir existentiellement signifie vivre moment après moment dans la joie. La logique ne vous le permet pas. Tous les logiciens sont d'accord sur le fait que la vie est misérable. Ceux qui peuvent danser et chanter et célébrer et jubiler ont l'air fou."
    "L'individu disparaît. La vérité arrive et noie notre être...mais l'esprit logique ne peut pas prendre un tel risque. Il reste toujours dans le contrôle. Il veut posséder la vérité."
    "Et la vérité, de par sa nature, ne peut pas être possédé. Donc tout ce que l'esprit logique possède n'est pas la vérité, mais une opinion sur la vérité, ce n'est pas la vrai chose".
    "Le mystère de la vie est infini. Seul l'amour peut le comprendre."
    "Dans l'amour profond, comme dans le samadhi, le temps disparaît".
    "Le Divin est un battement de coeur, le battement de coeur de la totalité. Le Divin ne peut pas être connu par le raisonnement: le Divin ne peut qu'être ressenti par le coeur, car le Divin est le battement du coeur du Tout.
    Vous devrez trouver une synchronicité avec le battement de coeur du Divin. Vous devrez tomber dans le rythme. Vous devrez atteindre une sorte d'harmonie. C'est pourquoi les Soufis sont fous de musique, de danse, de chants. Pas raisonner mais danser, car dans la danse vous commencez à vous accorder au battement de coeur du Tout. Dans la Danse, le danseur disparaît et Dieu est, c'est une prière.
    Et une fois que vous savez ce qu'est la prière, alors tout devient prière. Alors enseigner, parler, écouter, manger, dormir... tout devient un. Alors tout est prière.
    La première expérience vient toujours lorsque le temps disparaît."

    Et on va finir par une histoire drôle raconté par Osho et qui vient de Tolstoy.
    "Une fois en Russie, 3 mystiques sont apparus et c'étaient des gens miraculeux. Ils vivaient au delà d'un lac dans les montagnes. Des milliers de pèlerins commencèrent à aller leur rendre visite, et quiconque venait était touché, devenait radieux, vibrant, et ramenait quelque chose de l'invisible avec lui. Tout le pays étaient enflammé par le désir d'aller voir ces mystiques. Naturellement l'archiprêtre était très embêté avec cette histoire " Qui sont ces mystiques ?" Et dans le christianisme, avant que quelqu'un puisse devenir un saint, il faut qu'il soit certifié par l'église.
    L'archiprêtre était énervé et jaloux également. 
    Il alla voir les mystiques, il du prendre un bateau"...
    La suite de l'histoire dans un prochain post... je vous laisse en attendant imaginer une suite !



    jeudi 8 décembre 2011

    La revue 3ième millénaire


    De retour en Bretagne depuis Paris, j'ai feuilleté le dernier numéro de la revue "3ième millénaire", une revue de qualité, que je n'avais pas acheté depuis longtemps.
    J'ai quelques anciens numéros, que j'ai souvent eu du mal à lire..mais les couvertures sont magnifiques... la revue n'est qu'une redite sans fin des thèses du néo-advaita, à savoir que la conscience est impersonnelle et que la personnalité est illusoire.
    Tiens justement, quel est le thème exceptionnel de ce numéro 101 de l'automne 2011 ? Je vous le donne en mille "De la personne à l'Impersonnel"... voilà qui est original... remarquez sur le millier de revues en vente dans le point presse de la gare Montparnasse, c'est sûr c'est bien la seule qui va vous dire que vous n'existez pas... l'arnaque un peu, vous payez 7,50€ pour vous voir dire que vous êtes une illusion..;y a plus de respect moi j'vous l'dit !
    Enfin, j'ai fait l'effort de tout parcourir rapidement... et pour moi c'est toujours pareil: sur la base d'une expérience spirituelle, les auteurs la formule selon un conditionnement qui est celui du vedanta telle qu'exposé dans les upanishads, qui sont des textes sacrés de l'Inde, à savoir que le sentiment d'être le corps séparé des autres corps est illusoire... soit.... mais là répété, page après page, livre après livre, cela devient un peu nauséeu, franchement qui cela peut il intéresser avec une telle formulation, à part peut être ceux qui sont un peu dépressifs (on peut comprendre dans le monde actuel) et cherchent une échappatoire.... malheureusement pour retomber ici dans une formulation mentale, un système abstrait et mathématique.. et finir encore plus déprimé...
    Le premier article remonte un peu le niveau de la revue, article de Jeff Foster, assez hilarant quand vous avez 25 ans de recul par rapport à tout ça, qui explique qu'il n'enseigne plus la non dualité stricte, mais qu'il admet maintenant qu'il existe une personnalité ! voilà qui est excellent assurément... un début de sortie du dogme de l'advaïta qui professe l'inexistance de la personnalité... peut être qu'au prochain numéro on apprendra que nous avons finalement un corps physique... c'est 2012 qui arrive et la Compréhension..
    Le seul article qui m'a touché est celui d'un certain Premananda, qui a connu Osho et Poonja. Dans cet article je trouve une formulation non mentale de la dimension d'éveil, avec son caractère profondément vibratoire et expérientiel... ceci est souvent transmis par des rencontres ! quelques extraits dudit article:
    "Je dirais que le plus utile, lorsque les gens veulent se réaliser, est que leur coeur soit ouvert. En fait, le coeur s'ouvre envers l'existence. J'ai passé 5 ans à côté de Poonja en assistant au satsang quotidien. Il y a eu plusieurs périodes où presque chaque jour, peut être deux personnes ressentaient des ouvertures énergétiques que nous appelions des éveils. Ces derniers se produisaient très souvent en sa présence. De temps en temps, quelqu'un venait s'assoir en face de lui, il s'instaurait un dialogue entre eux, et à ce moment là, la personne explosait énergétiquement. L'effet de cette explosion touchait également d'autres personnes dans la salle. Parfois cela se transformait en grande partie de rire. Vers la fin de sa vie, lorsqu'il avait 85 ans, Papaji en est venu à une certaine compréhension qui lui a fait dire à quelqu'un "je réalise que la seule chose qui compte est d'amener mon corps à ces réunions. Lorsque je m'assoie, si quelqu'un est prêt, quelque chose va se produire sur le plan énergétique."
    Je pense que l'ouverture du coeur est une préparation, et que au bout du compte nous devons ouvrir les chakras du haut.
    En observant les gens sur une période assez longue, je vois leurs structures psychologiques et qu'il est presque impossible pour eux de pas s'y accrocher. Ils connaissent des ouvertures et de superbes expériences, mais ne parviennent pas à dire au revoir à ces structures qui reviennent régulièrement.
    Tout ce que nous pouvons faire c'est d'être conscients, suffisamment conscients et très honnêtes. Puis un beau jour, et cela peut arriver n'importe où, sans raison apparente, tout se dissout et il n'y a plus de retour en arrière.
    Ces expériences spirituelles sont en fait ce que nous sommes. C'est la vie quotidienne qui est une expérience et ce, bien que nous nous y identifions."
    Ce dernier point est peut être juste mais est il besoin de le formuler ?


    Le Maître Caché - Du moi au Soi - Christine Townend et Vimala Thakar


    Je viens de parcourir ce petit livre sur Vimala Thakar par une personne qui l'a côtoyé (Christine Townend).
    Le livre intéressera les personnes qui se demandent sérieusement ce que c'est que l'on appelle Eveil, dans la tradition vedantique indienne..
    Globalement, il me semble que la façon de parler de tout ça, de l'éveil, devrait évoluer pour devenir plus fun, plus accessible, plus humaine quelque part, en tout cas plus accrocheuse..
    Comme l'a dit Osho (voir l'article ici: http://advaita22.blogspot.com/2011/08/great-zen-master-ta-hui-part-3-4-and-5.html), la dimension d'éveil peut aussi être vu de façon plus poétique, là où le Vedanta est quelque peu philosophique, voir même mathématique comme la majorité du corpus sanskrit indien et donc aussi du bouddhisme... sachant qu'une bonne partie de la spiritualité actuelle (le néo-advaïta, ou des personnes comme Eckart Tolle, et le bouddhisme) est basé sur cet héritage sanscrit... cela limite beaucoup à mon sens la diffusion de la spiritualité... en effet, allez donc aborder quelqu'un dans la rue en lui disant que son manque de bonheur vient du fait qu'il n'a pas reconnu qu'il est Conscience, et qu'il se trompe en croyant qu'il est le corps...franchement ce n'est pas très excitant comme discours, et de plus à la limite du dangereux car cela provoque, si c'est suivi à la lettre, une déstructuration de la personnalité, une perte des repères, qui sur une base psychologique blessée, peut créer une instabilité mentale, le contraire de ce que l'on recherche.
    C'est pourquoi, je crois, la spiritualité qui vient, sera différente du corpus sanscrit beaucoup trop focalisé sur une approche philosophique.... allons plus vers la poésie, et repartons de l'humain, en découvrant, peu à peu, des dimensions plus vastes, et surtout une interconnexion de notre individualité (bien réelle), avec le reste de l'univers... certainement une voie chamanique, une voie Celte...
    Pour revenir au sujet du jour, cette formulation conditionnée par une tradition védantique, on y retrouvera avec intérêt des repères du chemin initiatique, avec par exemple, un chemin en 3 étapes..
    Une première étape, provoquée, de façon volontaire, par la personnalité humaine... une sorte de stabilisation du mental et de l'émotionnel, par l'observation sans choix de ces contenus... pour qui a déjà vécu des satoris, le simple rappel de la situation d'observateur de la conscience suffit parfois à provoquer à nouveau un satori, mettant fin à des mois d'égarement dans l'identification aux contenus mentaux et émotionnels... instantanément une liberté oubliée se dévoile... certains s'arrêtent là pour faire commerce de leur savoir..
    J'ai déjà parlé d'une façon de procéder, au travers d'une explication d'Osho, voir ici: http://advaita22.blogspot.com/2011/06/les-4-etapes-pour-realiser-leveil-le.html
    La deuxième étape, survient quand elle doit survenir, on ne peut la provoquer, simplement favoriser sa venue par l'étape précédente, l'accueil de ce qui est, et la non-attente... cette étape, déjà moins commune, se signale par la venu d'un Silence plein qui comble toute attente, Silence non provoqué, transcendant, qui n'est autre que le langage de notre Âme. J'ai explicité ce point par l'entremise du témoignage d'une mère de famille, Yolande: http://advaita22.blogspot.com/2011/07/coup-de-coeur-2011-le-silence-guerit.html
    La troisième étape fait suite naturellement à la seconde. On y réalise alors que le centre silencieux rencontré à l'étape précédente n'est autre que le centre de l'univers, qu'on le retrouve partout; c'est l'Unité qui est réalisée alors. On a déjà illustré ce point ici: http://advaita22.blogspot.com/2011/08/le-zen-son-histoire-ses-enseignements.html

    Je partage maintenant quelques extraits du livre dont il est question aujourd'hui. Ce sont parfois des mots de l'auteure Christine, et parfois de Vimala Thakar.
    "J'ai commencé à comprendre que la réalisation n'est pas une manne mystérieuse tombant du ciel sur quelques privilégiés, mais une composante du processus évolutif humain. Un nombre sans cesse croissant le vivront au cours du nouveau millénaire."
    "Il y a trois étapes. Premièrement, vous observez, vous vous observez. En fait c'est l'esprit qui observe l'esprit. Ensuite cette observation, cette observation de soi, fera place à un état de non action de l'égo. Les pensées disparaîtront et vous entrerez dans le Silence. Dans l'état de Silence, de nombreuses Energies sont activées. L'Energie vitale sera perçue. C'est un processus progressif, comme le vieillissement, et la différence entre ces étapes n'est pas très prononcée".
    Le passage suivant confirme la survivance des défunts pour la culture védantique:
    "La mort du corps ne signifie pas la destruction des vibrations qui flottaient dans l'éther. Elles demeurent. Les vasana prédominantes, fondamentales, les pensées fondamentales demeurent."
    Pourquoi l'éveil et la sortie du cycle peut être obtenu:
    "Si vous faites du silence, cette relaxation intérieure inconditionnelle, votre demeure, et si la conscience est là dans le vide et réagit toutes les fois que c'est nécessaire sans se créer de nouveaux attachements, de nouvelles chaînes, alors il ne reste rien qui puisse renaître. C'est pourquoi, dit-on, la personne qui vit dans l'état de méditation met un terme au cycle de la naissance et de la mort."
    "L'âme, la psyché, la conscience, pouvait soit s'identifier au mouvement des pensées, à l'animation de la vie matérielle - être attirée vers ce monde coloré des phénomènes, soit "s'éveiller", se connaître telle qu'elle était, un pur champ magnétique réflecteur de la forme. J'ai vu que j'étais cette Âme et non pas Christine"
    "Je savais que cette Energie était omniprésente, éternelle, et infinie. C'était un Amour indivis"
     Le passage suivant illustre la différence d'approche entre thérapie et éveil (vaste sujet n'est ce pas !!)
    "Le contenu de la mémoire ne peut pas être changé" (bon là c'est caricatural).
    "Existe-t-il une autre solution ? "Oui, il y en a une. C'est de permettre au contenu tout entier, le système sensoriel, le système verbal - au flux tout entier, de se détendre complètement, et d'entrer dans la non-action. On ne lui demande pas de changer. On ne lui demande pas d'acquérir quoi que ce soit."
    "J'explore un autre mode de vie où il n'y aura aucun désir de s'échapper, où la vie sera affronté comme elle se présente, sans rien rejeter, sans fuir quoi que ce soit. Vous n'êtes pas là pour changer la vie, vous vous contentez de percevoir".
    "Jour après jour, vous voyez la répétition de certaines pensées, de certains désirs". "La répétition mécanique n' a pas le caractère radieux, chaleureux de la vie. 
    Le contenu a été vu et de ce fait ses mouvements sont suspendus. Tout a été vu, vous n'intervenez pas, vous ne touchez à rien. De ce fait, il y a cessation, discontinuité, et un merveilleux silence apparaît. C'est un merveilleux état de silence. C'est l'état de votre complétude"
    On pourrait continuer ainsi avec d'autres extraits de qualité, mais l'essentiel a été dit ci dessus, se reporter au livre pour les passionnés de l'éveil ;-) 
    Non, je ne suis pas ironique... simplement c'est peut être à mon sens à reformuler de façon plus légère, sans ce côté solennel