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jeudi 19 janvier 2012

Prendre responsabilité de son état émotionnel et ne pas prendre personnellement l'état émotionnel de l'autre


Hello,
Je donne ici plus de détail sur l'application de la thérapie par l'enfant intérieur (thérapie cognitive) et son application proposée aux relations de couples, en partant de deux chapitres du livre "Inner Bonding" (reliance avec l'enfant intérieur) de Margaret Paul.
L'auteure conseille de prendre responsabilité de ses émotions (si je me sens mal je vais traiter ça en moi au lieu de tout de suite réagir et reprocher à l'autre). Cela apparaît comme un changement de perspective par rapport aux réactions usuelles, certainement cela ne peut pas se faire du jour au lendemain, c'est un processus... cela consiste, lorsque vous vous sentez bousculé par l'autre, à vous occuper en tant qu'adulte de votre enfant intérieur, à le rassurer et à lui donner l'amour dont il a besoin, de sorte vous devenez autonome et pouvez rester dans l'oeil du cyclone, dans votre centre, quoi qu'il arrive...Passer par l'enfant intérieur n'est pas obligatoire, on peut aussi comprendre cela directement... dans les thérapies cognitives classiques (approche Aaron Beck), on ne passe pas par l'enfant intérieur, on essaye de comprendre puis de changer le schéma de pensée... simplement passer par l'enfant intérieur facilite l'ouverture à notre émotionnel refoulé, aux mémoires, donc on peut le conseiller, même si je pense que pour certains hommes ou certaines femmes-masculine, cela ne sera pas évident au départ... aux USA ils utilisent souvent une poupée ou un nounours en peluche, et le client lorsqu'il fait parler son enfant, le fait par le biais de la peluche... personnellement je n'ai pas besoin de peluche pour contacter mon enfant intérieur..
Assumer la responsabilité de son état émotionnel, et réciproquement, ne pas prendre trop personnellement l'émotionnel de l'autre... en un sens tant pis si l'autre se met en colère ou a de la peine quand je dis quelque chose qui est ma vérité du moment (bon faut pas jouer la provoque non plus). On ne peut pas renoncer à être soi, pour ménager l'autre, ou par peur de perdre l'autre... et la peine de l'autre, même si elle vous fend le coeur, en un sens ce n'est pas grave, c'est lui permettre aussi de grandir, de prendre conscience qu'en lui, il ne prend pas en charge ses blessures, il ne prend pas en charge son enfant intérieur...en tout cas c'est l'approche proposée et qui d'après l'auteure porte ses fruits...
Il semble que l'on traite son propre enfant intérieur comme nos parents nous ont traité quand on était enfant. Si nos parents ont été plein d'amour pour nous, disponibles, et connectés émotionnellement, il y a des chances que l'on se comporte nous aujourd'hui en tant qu'adulte de la même façon avec notre enfant intérieur.  A contrario si nos parents ne pouvaient pas être dans une relation valorisante ou soutenante avec nous, il est probable que nous-même aujourd'hui nous ne pensions pas du bien de notre enfant intérieur, et que celui ci donc ne se sent pas aimé (on ne s'aime pas soi-même) et cherche desepérément l'amour chez quelqu'un d'autre. C'est pareil pour les peurs... alors il faut apprendre à se "parenter" soi-même, cela peut prendre plusieurs mois de dialogue quotidien avec son enfant intérieur avant qu'il soit rassuré, que vous en tant qu'adulte soyez capable de gérer ses peurs, de lui donner de l'amour, et que vous allez arrêter de l'abandonner, ainsi que de le confier à des hommes/femmes qui ne sont pas correctes avec lui.
On notera aussi que Carl Jung fait partie de ceux qui ont soutenu cette approche de l'enfant intérieur, pour ceux qui veulent en savoir plus, un très bon article ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Enfant_int%C3%A9rieur%20
Pour rendre plus concret quelques extraits  issus de l'ouvrage "Inner Bonding":
- Cesser de croire que quelqu'un d'autre peut s'occuper mieux de vous que vous même (!!celle là je l'adore !)
- Au bout de quelques mois, les peurs arrivent dans la relation et très souvent un système de codépendence se met en place,
- L'insécurité pousse les amoureux à agir de façon narcissique (je prends pour me nourrir) ou trop dans le don de soi (je donne trop, tout pour que l'autre reste avec moi).
- Alexis (femme)"A chaque fois que Brendan mentionne quelque chose à propos de sa relation sexuelle avec son ex, je suis blessée. Je lui ai demandé de ne plus en parler mais il le fait parfois." (Fausse croyance: Brendan est responsable de mes émotions). Réponse de Bredan:
- "J'essaye de penser à ne plus en parler mais parfois cela vient tout seul.[...]. Je ne veux pas faire cela à Alexis, mais je ne sais pas comment faire autrement. Je ne veux pas la blesser" (Fausse croyance: Je suis responsable des émotions d'Alexis).
- Thérapeute: j'ai expliqué à Alexis le fait qu'elle se sentait mal en raison de ses propres peurs et croyance, et que plutot que de vouloir forcer Brendan à changer, elle devrait explorer ses propres émotions. Je lui ai demandé si elle était prête à dialoguer avec son enfant intérieur et elle l'était.
- Alexis adulte (parlant à une poupée): pourquoi cela te fait mal quand Brendan parle de sa relation avec son ex ?
- Alexis enfant: J'ai peur qu'il me quitte (Fausse croyance: je ne pourrais pas supporter la douleur s'il me quitte. Je ne peux pas prendre soin de moi-même).
- Alexis adulte (parlant à son enfant intérieur): Je comprends que tu sois effrayé. Mais Brendan n'est pas ton père, c'est différent. Quand il parle de son ex cela ne veut pas dire qu'il ne t'aime pas. Cela ne veut pas dire qu'il va te quitter pour retourner avec elle. Cela ne veut pas dire que c'était mieux avec elle. Même si il te quittait ce serait OK car je suis là pour m'occuper de toi. Quand tu étais bébé je ne pouvais pas m'occuper de toi mais maintenant je suis grand et je peux m'occuper de toi. (Thérapie cognitive, on corrige la fausse croyance que l'enfant serait abandonné et ne pourrait supporter la douleur).
- Alexis enfant: Mais je n'étais pas assez bien pour papa donc je ne suis pas assez bien pour Brendan.
- Alexis adulte: Papa t'a quitté car il était malade et non parce que tu n'étais pas assez bien, etc, etc... (les fausses croyances vont devoir être confrontées encore et encore jusqu'à ce que l'enfant intérieur change et adopte les nouvelles croyances justes).
- Ne pas trop donner à l'autre, être honnête par rapport à ses propres besoins et souhaits; c'est aussi donner l'opportunité à l'autre de grandir,
- Je veux pouvoir être honnête avec toi,
- L'adulte intérieur est là pour rassurer l'enfant intérieur qu'il n'a pas été mauvais lorsque le conjoint s'énerve ou a de la peine en raison du fait que vous avez juste été honnête avec lui et avec vous-même,
- Ce n'est pas aimant vis à vis de nous même de rester dans une relation lorsque l'on nous blâme pour les émotions de l'autre,
- Enfant intérieur: je suis vraiment en colère contre toi (contre adulte intérieur) car tu m'as donné à Homer et maintenant je me sens seul et triste.
- Adulte: je pensais que tu aimais Homer ?
- Enfant intérieur: Oui, mais tu n'aurais pas du m'impliquer avec un menteur. Cela me fait trop mal quand il me ment.
- Therapeute: Elle a vu que son Adulte avait encore du mal à accepter toute la responsabilité pour son enfant intérieur, une expérience que nous sommes nombreux à avoir.
Adulte: je comprends que pour que mon enfant intérieur se sente valable, je dois le traiter différemment: en choisissant des hommes qui sont dans l'amour et non dans le rejet.
- Dès qu'elle criait sur lui, il devenait un enfant terrorisé, immobilisé et en retrait, fermé. Il ne pouvait répondre de peur de perdre Dina. Quand Nick ne faisait pas ce qu'elle voulait, Dina explosait et Nick devenait silencieux ou quittait la maison. Les deux fonctionnaient en mode "enfant abandonné". C'était dur pour elle d'arrêter de vouloir le contrôler. Dès que son adulte abandonnait son enfant intérieur, lui laissant croire qu'il était personnellement rejeté, son enfant passait immédiatement dans le mode addictif de vouloir contrôler l'autre.
- une bonne relation permet l'intimité sans perdre sa liberté personnelle,
- l'enfant intérieur croit que les autres ne vont pas t'aimer si tu fais ce que tu veux,
- vous devez être là pour votre enfant intérieur au moment où il a l'impression de se faire agresser (afin de ne pas prendre cela de façon perso). Soyez là pour la peine de votre enfant intérieur.
- lorsque chacun est volontaire pour faire son propre travail de reliance (avec l'enfant intérieur blessé), les relations de codépendances peuvent redevenir saine assez rapidement,
- mauvaise communication et lutte pour le pouvoir reviennent comme thème dans presque toutes les consultations,
- lorsque l'on abandonne son enfant intérieur, on se met alors soit dans une position narcissique (je veux, je prends chez l'autre ce que je ne trouve pas en moi), soit on est trop dans le don de soi (je donne tout pour ne pas perdre l'autre mais je me perds moi, j'abandonne mon enfant intérieur à l'autre), ce sont les 2 pôles.
- si l'un des partenaires ne veut plus parler, celui qui se retrouve ainsi seul doit être là pour dialoguer avec son propre enfant intérieur (ce qui évite de paniquer),
- dans une relation d'amour chacun nourrit l'autre mais aussi chacun sait se nourrir lui-même, ce n'est pas au dépend de soi, on partage l'amour mais on n'essaye pas d'obtenir l'amour (share not get, amour inconditionnel..),
- ne prenez pas la responsabilité des peurs de l'enfant intérieur de votre partenaire car sinon vous allez laisser tomber votre propre enfant intérieur (je l'aime bien celle là !),
-j'ai beaucoup abandonné mon enfant intérieur en faisant l'amour pour faire plaisir à l'autre alors que je n'avais pas envie.
- c'est une fausse croyance que de croire qu'on va pouvoir contrôler les intentions et le comportement de l'autre,
- Thérapeute: "vous vous sentez bien tant que Stanley vous donne ce que vous voulez, et vous vous sentez super mal quand il ne vous le donne plus. Vous êtes addict à son amour, vous êtes dépendant. Mais si vous vous donnez l'amour à vous même (dialogue enfant intérieur), alors vous vous sentez bien à long terme, pas juste sur le moment. Seulement si vous aimez votre enfant intérieur, alors il saura qu'il est quelqu'un qui mérite d'être aimé, et d'une façon que personne ne peut reprendre, sans être dépendant de quelqu'un. Mais la seule façon de le savoir c'est d'essayer."
- Il faut plusieurs mois pour convaincre son enfant intérieur, on fait 2 pas en avant et 1 en arrière..
- Sans cet amour envers soi-même, on sera toujours en train de se protéger, au lieu d'être ouvert à l'amour.
- Pour une relation forte et durable, chaque partenaire doit être ouvert à ses propres émotions, tout en étant volontaire et ouvert pour apprendre au sujet de celles de l'autre. C'est un processus sans fin. Et si à la fois la femme et l'homme restent reliés et ouvert l'un à l'autre, il n'y a pas de limites pour le potentiel de richesse et de joie

Voilà !..c'est un changement, y a du boulot n'est ce pas si on veut essayer de vraiment fonctionner ainsi...
On était en plein dans les TCC (Thérapies Cognitives et Comportementales)

Hope this helps !
En complément, une méditation où l'on se relie à ses racines terrestres et ses dimensions célestes, permet de se nourrir à l'intérieur, de se découvrir comme Présence dans un corps physique, relié à la Terre et au Ciel.
En conclusion, corriger ses schémas de pensées issues de l'enfance et des vies antérieures, et les émotions -comportements attenantes, se centrer et se reconnecter au Ciel et à la Terre, c'est retrouver sa puissance personnelle, n'avons nous pas là la base d'une bonne thérapie-spirituelle ?.... les soins énergétiques venant en complément...
Je vous laisse avec cette citation de Suzanna Mc Mahon (livre "le psy de poche"), sur l'enfant intérieur qui peut être découvert:.
«  (...) par le fait que nous réagissons de façon démesurée à certains évènements. Chaque fois que notre réaction est disproportionnée, on peut être sûr qu'il est en train de faire son numéro. Cela se produit à chaque fois que nos besoins guident aveuglément notre conduite, l'enfant exige qu'on s'occupe de lui. Il hurle son besoin d'attention. (...) Tout le monde abrite un enfant intérieur car nous avons, tous autant que nous sommes, perçu jadis le monde à travers les yeux d'un enfant. Et nous avons tous quelques souvenirs de ces perceptions. Cet enfant se souvient de son impuissance, de son incapacité à maîtriser le cours des choses. Il garde en mémoire d'innombrables injustices. À tout cela, il n'a de solutions qu'à court terme; il sait crier, pleurer et exiger de l'attention ou au contraire devenir passif, se recroqueviller sur lui même réclamant que l'on vienne à son secours. Si les secours n'arrivent pas, c'est le désespoir. Un enfant intérieur en bonne santé a la certitude que l'on répondra tôt ou tard à ses besoins et il est capable de patienter avant d'obtenir satisfaction, mais nombre d'entre nous hélas n'ont pas un enfant en bonne santé.  »

lundi 2 janvier 2012

Les justes besoins affectifs



Hello,
J'ai trouvé cet article juste et équilibré: (Michelle Larivey)... permettant notamment d'éviter de se fabriquer une structure trop rigide de type "Robocop" pour camoufler ses besoins affectifs justifiés en tant qu'humain...cela me fait penser d'ailleurs à l'abbé Pierre qui confiait qu'il avait souffert de manque de tendresse très souvent dans sa vie...
La thèse de M. Larivey ici est que le paradoxe c'est qu'il justement assumer une certaine dépendance naturelle et oser communiquer ses souhaits/besoins à l'autre pour devenir indépendant, et non pas les nier et les communiquer de façon détournée (manipulation, etc.), ce qui conduit à des échecs: "En d'autres mots, elles désirent être aimées, acquérir une valeur, avoir le droit d'être elles-mêmes, mais sans assumer l'existence de ces besoins. Au contraire, elles les dissimulent en espérant que l'autre leur procure ce qu'elles recherchent.
Cet évitement fondamental les amène à toutes sortes de comportements dysfonctionnels et parfois même aberrants. C'est cet évitement qui, à la longue, peut devenir pathologique parce qu'il les empêche de se nourrir réellement dans leurs relations et rend même impossible d'y évoluer. C'est cet ensemble de comportements dysfonctionnels que j'appelle "la dépendance affective".
Je tenterai dans ce texte de faire comprendre comment les personnes dites "dépendantes affectives" arrivent à se dissimuler aux autres ainsi qu'à elles-mêmes. J'essaierai de faire comprendre comment le fait de se renier ainsi est aliénant, comment ces personnes sont de moins en moins "quelqu'un" et se fient de plus en plus à l'autre pour le devenir."


Quelques extraits:

http://www.redpsy.com/infopsy/dependance.html

Depuis la parution du livre "Ces femmes qui aiment trop", on parle beaucoup de "dépendance affective". Nombreux sont les hommes et le femmes qui se définissent maintenant dans ces termes parce qu'ils se reconnaissent dans la description de l'auteur.
Michelle Larivey souligne en quoi il est inexact et dangereux de traiter cette forme de recherche de l'amour comme une assuétude comparable à l'alcoolisme. Elle montre comment les solutions que suggère cette vision ne peuvent être efficaces.
Nous continuons d'avoir des besoins affectifs tout au long de notre vie. Nous devons les satisfaire pour conserver notre équilibre affectif et notre santé mentale. C'est même important pour notre santé physique! De plus en plus, on découvre l'effet néfaste des manques affectifs sur la santé physique.
Ainsi, l'adulte de 30 ans a encore besoin d'affection et il en aura toujours besoin. À 50 ans une personne a encore besoin d'être appréciée et reconnue. Quel que soit son âge, celui qui vit une existence peu nourrissante, tend à déprimer. Qui n'a pas connu quelqu'un qui a sombré dans la dépression ou même est mort par manque affectif?
Je pense à cet homme qui demeure replié dans sa solitude par peur du contact dont il a besoin. Je le vois perdre sa vitalité et se maintenir en vie grâce à des occupations répétitives et terre à terre. Je pense aussi à cette jeune femme abandonnée par son amant. Je la revois, piaffant indéfiniment dans la peine et la rage, en négligeant ses besoins affectifs laissés en plan au départ de son amant. En persévérant dans cette attitude, elle peut se rendre à la dépression et même jusqu'au suicide. Je me rappelle aussi ce cadre d'entreprise usé, brisé, et devenu défaitiste à force de voir ses efforts et réussites banalisés. Je vois le vieillard qui se laisse dépérir parce qu'il n'a plus la possibilité de contribuer à quelque chose qui soit valable à ses yeux.
Tous ces gens ont besoin d'affection, d'être importants pour quelqu'un qu'ils aiment ou encore d'être reconnus par quelqu'un qu'ils estiment. L'absence de satisfaction entraîne toutes sortes de symptômes et de troubles psychiques et physiques, tout comme les carences au plan physique le font.

Le vrai problème de la "dépendance affective"
On parle habituellement de "dépendance affective" lorsqu'une personne dont les besoins affectifs sont urgents et intenses répète constamment un scénario non satisfaisant qui la conduit à une impasse. Mais ces caractéristiques ne sont pas réservées aux personnes qu'on étiquette "dépendantes affectives".
Toute personne arrive à l'âge adulte avec des déficits affectifs substantiels. Chacune cherche naturellement à répondre à ces carences. La recherche d'assouvissement prend souvent un caractère urgent à cause de l'intensité du manque qu'elle veut combler. Tout ça est relativement normal pour tout adulte; il faut plus pour qu'on puisse parler d'un problème de "dépendance affective".
C'est à la longue, si cette recherche demeure stérile, qu'elle devient destructrice. Parce qu'elle s'appuie sur des moyens inadéquats, elle est alors vouée à l'échec, tout comme le serait celle d'un assoiffé qui ferait des incantations pour obtenir de l'eau dans le désert. Ce n'est pas le fait d'avoir besoin d'eau qui est le problème. De même, ce n'est pas le fait d'avoir besoin de l'autre qui est pathologique chez la personne dite "dépendante affective". Ce n'est pas le fait d'avoir besoin d'affection, d'être reconnu comme ayant une valeur ou comme étant aimable par une autre personne qui crée l'impasse.
Ce n'est pas d'avantage le fait de choisir des personnes peu adéquates pour combler ses besoins qui est le vrai problème. La dépendance est inhérente à la vie; les besoins qui en font partie sont normaux et les personnes élues pour les combler sont choisies d'instinct. Cet instinct est fiable car il la mène justement vers des personnes qui permettent de compléter des situations incomplètes (de régler ses transferts).
Mais si ce n'est ni le besoin, ni le choix des personnes pour y répondre qui sont problématiques, où donc est le problème? Les impasses destructrices de la "dépendance affective" sont bien connues; il doit bien y avoir quelque chose qui ne va pas!
Ce qui est au coeur du problème, ce qui en fait un comportement pathologique, c'est le fait de ne pas porter son besoin. C'est cet évitement fondamental qui donne lieu à toutes sortes de comportements disfonctionnels et même aberrants.
Ceci n'est pas toujours bien clair. La personne consciente de son besoin d'être aimée et qui se "désâme" pour obtenir l'affection peut nous apparaître comme "portant son besoin". Elle est toute au service de l'autre, elle se sacrifie souvent au nom de son amour, elle renie ce qu'elle ressent pour ne pas déranger l'autre. Plus: elle lui dit très clairement qu'elle veut qu'il l'aime et le met en situation de le lui prouver. Que pourrait-elle faire de plus pour prouver à l'autre combien il est important et pour obtenir son amour en retour?
Mais justement, il ne s'agit pas de faire plus, mais de faire autrement. Voyons ce qui me fait dire que cette personne en mal d'amour n'assume pas son besoin, même si elle semble y accorder une importance considérable.

1. Peu de contact avec ce qu'elle ressent
Cette personne est généralement "mal dans sa peau". Le plus souvent, elle ne ressent à peu près que l'angoisse ou l'anxiété. Et elle agit à partir de cette angoisse: demandes pressantes à l'autre, gestes généreux à son égard, contrôle pour obtenir ce qu'elle désire et calmer par là son angoisse.
Le plus souvent, elle cherche avant tout à se débarrasser de son angoisse. Il est rare qu'elle tente de trouver ce que cache cette angoisse (Voir "L'angoisse et l'anxiété" ). Si elle le faisait, elle découvrirait diverses préoccupations, divers sentiments. De la même façon, elle s'abandonne rarement à ressentir complètement ses émotions (Voir "La vie d'une émotion"). Si elle le faisait, elle comprendrait mieux ce qui se passe en elle et serait davantage en mesure d'identifier ses besoins (et non seulement ce qu'elle veut de l'autre). Une fois ses besoins plus clairs, elle saurait aussi ce qu'elle doit exprimer (plutôt que de mettre toute son énergie à faire exprimer l'autre).
Cette personne évite ainsi le contact avec son expérience parce qu'elle "est mal" avec elle-même. Non seulement a-t-elle peur du contact avec elle, mais en même temps, elle ne s'accorde pas assez d'importance pour vouloir s'arrêter sur ce qu'elle ressent. Elle cherche donc avant tout à s'éviter. Mais plus elle s'évite de cette façon, plus elle devient inconfortable et angoissée.
En plus, elle est profondément convaincue que ce sont la considération de l'autre, son amour et son respect, qui apaiseront son angoisse et la rendront confortable. Paradoxalement, en attendant ainsi de recevoir de l'autre des marques de considération sans oser déclarer ouvertement qu'elle les recherche, elle perpétue sa faible estime d'elle-même. Elle manifeste peu de respect et de considération pour ce qu'elle vit en le reniant aussi facilement.
Dans ce contexte, on ne peut s'étonner qu'il soit presque impossible pour cette personne d'identifier ses besoins. On n'est pas surpris, non plus, qu'il lui soit très difficile de les exprimer directement.

2. Une expression camouflée
Tout comme elle refuse ce qu'elle ressent et le traite comme peu important, cette personne a les mêmes objections à l'égard de son ressenti. Elle ne se considère pas assez importante pour communiquer ce qu'elle vit vraiment. Elle ne parvient pas à faire, à celui dont elle veut l'amour, une expression claire et authentique comme:
    "Je souhaite de tout mon être que tu m'aimes! J'ai l'impression que ton amour serait la preuve que j'ai de la valeur. Je t'assure que parfois j'ai l'impression de n'être pas plus importante qu'un verre de terre sur cette planète. Un seul regard de toi... un seul regard de toi où je lis un peu d'appréciation et je me sens pousser des ailes."
Elle choisit plutôt de tourner son attention sur lui et de gagner son amour en faisant ce qu'elle pense qu'il veut. Elle espère que ses efforts, son abnégation ou sa soumission lui amèneront l'affection, l'appréciation et la valorisation. Elle garde caché ce qu'elle vit réellement, y compris, bien sûr, ses réactions "négatives".  Si on sait comment se développe l'estime de soi (Voir "Fidèle à moi-même") on comprend qu'il n'y a aucune chance que cette stratégie donne les résultats visés. Non seulement en s'aliénant ainsi elle n'obtiendra jamais l'estime et l'affection de l'autre, mais encore elle n'en aura pas pour elle-même. Ça semble paradoxal, mais ce n'est pas moins vrai pour autant: la personne qui agit de cette façon ne se compromet pas émotivement. Exposer ses besoins et ce qu'elle ressent l'apeure trop. Elle est parfois même terrorisée à l'idée du refus, du jugement ou du rejet de la part de l'être important. Le refus implicite qu'elle subit continuellement lui apparaît plus vivable que le refus clair et explicite. Il lui permet de garder l'espoir et de persister dans son effort. Ce refus d'implication émotif entretien le cercle vicieux et explique la détérioration de la condition de la personne ainsi que de sa relation avec l'autre. Chaque fois qu'elle se défile devant le risque de se porter et de s'assumer, son estime d'elle-même diminue. Mais comme elle n'est à peu près pas satisfaite malgré une grande dépense d'énergie, elle est de plus en plus en état de carence. De son côté, l'autre finit par ne plus pouvoir supporter son harcèlement, cette demande indirecte qu'elle répète par insécurité plus que par amour. Pour lui également, cette relation sans contact émotif réel ne peut être nourrissante.
E. Conclusion
Ce qu'on appelle la "dépendance affective" est donc une forme déficiente de recherche du droit de vivre (Voir "Transfert et droit de vivre" ) . La personne reporte sur ceux qui font partie de sa vie actuelle le pouvoir de confirmer sa valeur comme personne. Comme tout individu inconscient de son transfert ou incapable de le résoudre, elle répète compulsivement des tentatives qui la mènent dans des impasses. Pour plusieurs raisons, les besoins de cette personne sont aigus. Ce n'est pas pathologique d'avoir des besoins énormes et aigus. Ce n'est pas non plus parce que ces besoins sont criants et présents depuis longtemps (depuis l'enfance) qu'il est impossible d'y répondre. Je travaille tous les jours avec des clients qui trouvent le moyen de répondre pour la première fois à ce genre de besoins. Ils apprennent en même temps à se nourrir réellement dans leurs relations interpersonnelles. Dans un autre article, j'explique plus précisément ce qu'on peut faire pour sortir de l'impasse de la "dépendance affective". Avant d'y accéder, je vous propose une réflexion qui permettra de cheminer sur cette question.
F. Comment vous servir de ce texte

Comme tout le monde, vous avez besoin d'être aimé et reconnu comme valable. Je vous propose de réfléchir aux questions ci-dessous. Que vous pensiez être "dépendant affectif" ou non importe peu: les réponses à ces questions sont au coeur de la qualité de votre vie.
  • Quels sont les moyens que vous prenez pour répondre à votre besoin d'être aimé?
  • De quelle façon faites-vous voir ce besoin aux autres?
  • Quels sont les résultats que vous obtenez habituellement?
Il y a matière à discussion! Je vous donne rendez-vous sur le Babillard électronique Infopsy (Qu'est-ce que c'est?) pour échanger là dessus.



vendredi 23 décembre 2011

Renaître en libérant la colère réprimée - Elnora Van Winkle.






Hello !
J'ai trouvé un papier avec démarche scientifique qui reprend ce dont je parlais dans mon article précédant... le simple fait d'évacuer, de rediriger sa colère (issue de trauma passés et réactivée par des choses actuelles) peut avoir un effet puissant pour favoriser le bien être, calmer des angoisses, des dépressions, des tendances aux relations co-dépendantes et des troubles plus graves, et redevenir serein.... ici aussi on reprend l'idée de s'isoler de de crier ou taper sur un coussin... il y aussi des explications scientifiques sur les toxines dans les neurones qui sont bloquées... et sur pourquoi on reproduit souvent les mêmes situations (c'est une tentative pour se détoxifier) et comment la non détoxification entraîne des addictions..
J'insiste là dessus, car d'une part je sens que cette simple pratique m'a fait beaucoup de bien en très peu de temps consommé... et d'autre part car je suis certains que l'approche d'une certaine spiritualité où l'on est poussé à méditer, où l'on nous raconte que tout est illusion, risque d'aggraver l'intoxication du corps par l'absence de décharge des tensions...
D'après l'auteur, pas la peine de revivre en détail le trauma mais savoir évacuer les tensions nerveuses quand elle se produisent pourrait suffire à retrouver le bien être..
Ici point de stages payants, tout est gratuit... il y a des témoignages édifiants sur l'efficacité, je ne vois pas bien pourquoi ils mentiraient vu qu'il semble ne pas y avoir de business derrière, l'auteur n'est plus incarnée d'ailleurs...
Affaire à suivre, je laisse les plus curieux fouiller les articles en anglais sur le web... le ton de l'article est un peu trop simpliste, dans le sens où tout est résolu par la découverte.. on pourra le tempérer par cette autre vision ici: http://www.iraresoul.com/vanwinkle.html
Elnora Van Winkle, Chargée de recherches scientifiques à la retraite, Millhauser Laboratories, Université de New York, faculté de médecine. Murray Hill Station, P.O. Box 893, New York, NY 10156


 
Voilà l'article (désolé c'est pas super bien traduit de l'anglais mais c'est pas de moi qui est traduit ça)..

"Tous les enfants viennent au monde avec une saine capacité à se mettre en colère, qui fait partie de l’instinct animal de combat ou de fuite. Quand nos parents nous maltraitent ou nous négligent émotionnellement, ils nous contraignent généralement à supprimer notre légitime colère. Il est abusif. Même la fameuse phrase pour consoler « Chut ! Ce n’est rien, ne pleure plus ! » sert les intérêts des parents, pas ceux de l’enfant. Penser que les besoins des enfants peuvent être satisfaits par des relations avec des enfants de leur âge est une illusion chère aux cervaux intoxiqués. Les co-dépendances sont les réactivations de relations enfantines formées dans le but inconscient de libérer des sentiments de colère ou de chagrin réprimés. Nous choisissons souvent des amours, des chefs, des amis qui évoquent nos parents et qui nous laissent malheureux et insatisfaits.
La toxicose du cerveau est la cause des désordres émotionnels
Il y a une inondation de colère dans le cerveau de l'humanité. Quand la colère est réprimée, les neurotransmetteurs excédentaires et d’autres substances neurochimiques toxiques bouchent les neurones et submergent le cerveau (1). Lors de crises périodiques de désintoxication, ces substances, qui représentent la colère réprimée, sont libérées aux synapses et provoquent des symptômes d’excitation du système nerveux qui peuvent aller d’une discrète anxiété à un état maniaque, en passant par la fureur contre des innocents. La dépression suit. Parce que les circuits neuraux où sont mémorisés les souvenirs des mauvais traitements se sont bouchés lors de la répression de la colère, la colère se trouve aujourd’hui souvent dirigée à travers les mauvais circuits neuraux – faux neurones pourrait-on dire – contre les mauvaises personnes, ou contre soi-même sous forme de sentiments de culpabilité, voire d’idées suicidaires. Quand les pensées et les émotions sont inadéquats – c’est-à-dire ne correspondent pas à la réalité d’aujourd’hui mais à celle de l’enfance – la pensée peut glisser vers l’illusion, voire la psychose. Mais ces symptômes, qui sont eux-mêmes des crises de désintoxication, sont des tentatives de guérison – l’ouverture des vannes libérant la colère réprimée – et si la colère est re-dirigée des mauvais circuits neuraux vers les circuits neuraux où sont mémorisés les situations qui avaient suscité la colère légitime, davantage de vannes peuvent s’ouvrir et venir accélérer le processus de guérison. Ce processus est une succession périodique de crises de désintoxication et quand la marée de toxines est éliminée, la récupération est quasiment totale. Le besoin incontrôlable de stimulants, qui fait le lit des toxico-dépendances, ne cessera que le jour où le processus de désintoxication sera terminé, parce que, comme selon le principe utilisé en homéopathie, le corps réclame des stimulants pour déclencher des crises de désintoxication.
Les mesures d’auto-thérapie accélèrent la guérison
Cette action de re-diriger la colère soutien le processus de désintoxication, qui peut être grandement accéléré si nous saisissons chaque symptôme d’excitation nerveuse comme le signe que de la colère cherche à émerger. Le symptôme nerveux est une crise de désintoxication, et une occasion de libérer et de re-diriger la colère en frappant un oreiller et en hurlant contre les parents et autres adultes abusifs tout en se les représentant mentalement ou en pensant à eux. Ce n’est PAS une attaque contre eux mais contre leur maladie. La colère doit être libérée et re-dirigée à chaque signe d’anxiété, de peur irrationnelle, d’attaques de panique, de pensées et de comportements obsessionnels, d’exaltation, de sentiments paranoïaques ou de rancœur. Le cœur qui bat à tout rompre dans la poitrine (sans effort physique) est un signe physique que de la colère cherche à émerger, et beaucoup de courage est nécessaire pour traverser la peur et entrer en contact avec la colère. D’autres symptômes peuvent être l’envie irrésistible de stimulants, chimiques ou psychologiques. Cela peut être de la culpabilisation ou de la dévalorisation de soi ou des envies de suicide ; toutes ces formes sont de la colère tournée contre soi-même. Les colères mal appropriées, la fureur ou un comportement agressif contre quelqu’un qui n’a rien fait pour provoquer cette colère, ou en tout cas rien qui justifie son ampleur. Si la colère est intense et hors de proportion dans une situation d’aujourd’hui, il y a fort à parier qu’une grande partie d’entre elle est de la colère réprimée lors d’anciens traumatismes et qu’il est nécessaire de la re-diriger contre les responsables des situations abusives. Il n’est pas nécessaire de revivre les vieux traumatismes. Les caractéristiques des responsables d’abus similaires, tels que les représentants masculin ou féminin de l’autorité parentale, sont mémorisés dans ces zones neurales communes, et le processus de désintoxication est accéléré lorsque toutes les figures d’autorité abusives sont considérées comme un ensemble lors d’une décharge re-dirigée de la colère. Elle peuvent inclure la parenté élargie, les instituteurs, les représentants d’une Eglise qui nous ont imposé de réprimer nos émotions, les chefs, les matons, les officiers, les médecins, les partenaires ou les amis. Même la notion de Dieu assimilée à une autorité parentale est emmagasinée de manière inextricable à ceux qui nous ont fait souffrir dans l’enfance et c’est utile de pouvoir se fâcher contre Dieu également. Le vrai Dieu, et non l’image que nous en avons, nous aide à guérir. Il est important d’expérimenter cette ancienne colère comme lors d’une thérapie ou d’une thérapie de groupe et de se garder de la faire subir à des personnes innocentes. Si cela s’avère nécessaire dans les relations actuelles, la colère peut ensuite être exprimée calmement lorsqu’elle a pu être libérée en cognant sur des coussins.
Les variations d’humeur peuvent s’amplifier mais elles sont temporaires
Il y a souvent un «exaltation» après la décharge de colère, suivi par un état dépressif et un sommeil de plomb. Décharger la colère donne un «coup-de-fouet» antidépresseur, de courte durée. On ne peut pas faire grand chose contre l’état dépressif qui suit, sinon garder à l’esprit qu’il va disparaître de lui-même. Décharger et re-diriger la colère débouche souvent sur des sentiments de chagrin, et il est important de pleurer et de ressentir ce chagrin également, qui peut devenir très intense vers la fin du processus de désintoxication. Des maux de têtes, une transpiration importante, et de la fièvre sont couramment observés.
L’après raz-de-marée peut être atteint rapidement
L’après raz-de-marée est atteint lorsque l’essentiel de la colère réprimée à été libérée. Il n’y a pas de guérison instantanée mais plutôt une libération fondamentale de l’angoisse et de l’état dépressif.  Après la publication de l’article scientifique exposant cette découverte sur Internet (2), de nombreuses personnes ayant commencé à utiliser cette méthode d’autothérapie ont atteint la fin du processus de désintoxication en un court laps de temps. Les personnes ayant atteint l’état que j’appelle « après raz-de-marée » partagent les caractéristiques des personnes en bonne santé émotionnelle telles que décrites par Arthur Janov (3). Elles se sentent vivantes et contentes, sont amicales et cependant apprécient également la solitude, montrent de la patience mais ne se laissent pas marcher sur les pieds, peuvent se sentir tristes mais pas déprimées, et peuvent ressentir une véritable joie.  Ils forment des relations plus saines, ne ressentent plus de compulsions, et sont incapables de violence. Elles ont une posture sans raideur, s’endorment facilement, et n’ont plus de sommeil de plomb. Elles travaillent lorsque c’est nécessaire, et recherche le plaisir quand elles ne travaillent pas. Elles ont une excellente mémoire à court terme, une bonne capacité de concentration et leur QI s’élève parfois. Beaucoup de souvenirs d’enfance reviennent sans la douleur qui leur était attachée. L’action de pardonner ne nécessite plus d’effort mais au contraire le sentiment de compassion vient naturellement après que les toxines sont évacuées, et les relations avec les parents se normalisent souvent. Il reste important de ressentir la colère quand elle est justifiée et de l’exprimer de manière adéquate, sans quoi les neurones peuvent à nouveaux être submergés de toxines. La colère est douce et redeviennent liées aux situations actuelles, bien qu’il puisse se présenter de temps à autre une vieille émotion résiduelle, parce que, comme après toute inondation, il demeure un certain temps une «flaque de boue».
La santé physique est améliorée
La toxicose du cerveau cause une alternance de sur-stimulation / sous-stimulation de la glande hypophyse et d’autres organes de régulation, résultant en diverse affections périphériques. Quand la désintoxication est complétée, les maladies psychosomatiques, aussi appelées neurogènes, disparaissent. La santé physique se trouve grandement améliorée parce que le système nerveux est débarrassés du surplus de toxines bloquées et peut naturellement faire sont travail journalier de désintoxication. Cela signifie que les état grippaux sont rares, et sauf s’il a eu des dommages organiques irréversibles, les maux physiques disparaissent. Les personnes qui ont suivi un processus de désintoxication de ce type ne tolèrent souvent pas bien les aliments morts et la prise de stimulants, et se tournent naturellement vers une nutrition saine et des aliments naturels.
La libération de désordres émotionnels et une euphorie véritable sont permanentes
Quand le processus de désintoxication est terminé, la stabilité émotionnelle et la santé physique sont restaurées. Les dépendances disparaissent. Quand la vague de toxines est éliminée il s’installe une douce euphorie très durable, qu’il est impossible de confondre avec de l’exaltation, et qui se définit le mieux comme une absence d’anxiété et de détresse. Nous sommes re-nés, avec la capacité d’aimer et d’être aimés. 
http://www.redirectingselftherapy.com/emotions.html
http://www.redirectingselftherapy.com/faq.html



Temoignages
« J’ai été malade mentale et enfermée dans les quartiers de haute sécurité des hôpitaux psychiatriques pendant de nombreuses années. J’étais gravement dépendante de plusieurs substances médicamenteuses et je souffrais d’intenses angoisses et de dépression. J’étais enfermée dans un schéma auto-destructeur se manifestant par une fureur suicidaire. A l’âge de 70 ans, après avoir utilisé ma méthode d’auto-thérapie pendant quelques mois, mes angoisses et ma dépression ont disparu. Après une année, je me suis retrouvée libre de tout problème émotionnel et de toute dépendance. J’éprouve aujourd’hui toutes les émotions que j’étais capable d’éprouver à la naissance : la joie, le chagrin, la colère. Ma vie est très paisible. » Ellie « J’avais cherché sans fin une aide pour en finir avec la dépression, la crainte, la peur, et le vide de ma vie. J’ai enfin reçu la permission d’exprimer ma colère d’une manière qui ne blesse personne et qui ne me conduise pas à me sentir mauvaise, fautive, coupable ou pire. Je peux sentir les toxines s’évacuer. Cela fonctionne. Je suis si enthousiasmée. Tout ça sonne juste. Je me sens vivre pour la première fois de ma vie. Je ressens de la joie, et un certain bien-être et un soulagement. Votre théorie est brillante, simple et belle » Cathy
« Ce qui a fait la différence pour moi, ç’a été le concept de re-direction de la colère… le fait de la rendre à ceux qui l’avaient suscitée. Cela n’a pas tout arrangé dans mon mariage – mais ça l’a sauvé. Nous étions en train de négocier une séparation. Devinez ce qui aurait constitué la principale cause de notre divorce ? « Accès de violence incontrôlables » de ma part. J’étais dépressive chronique depuis 25 ans. Maintenant il y a 8 mois que je ne me suis pas sentie déprimée. Je n’arrive pas à croire que je dise cela, moi qui ai tourné en rond dans mes efforts thérapeutiques pendant 10 ans. Maintenant j’ai cette confiance que mon corps et mon âme connaissent le chemin de guérison. » Lynn
« J’ai été touché par votre histoire. Elle est tout à fait merveilleuse, et elle en dit beaucoup sur l’efficacité de la méthode. J’ai fait une grave dépression qui m’a presque coûté la vie. J’étais désespéré. J’ai essayé de hurler et de frapper des objets inanimés pour transformer la dépression en colère et les résultats sont étonnants. La dépression est immédiatement soulagée. J’ai retrouvé ma colère réprimée contre ma mère, et travaillé à la vivre si efficacement que je comprends réellement d’où vous est venu le terme de « raz-de-marée ». Je me sens beaucoup mieux. J’ai vécu mes pulsions suicidaires les pires alors que j’étais sous anti-dépresseurs. Je n’ai plus besoin d’anti-dépresseurs. Je n’ai plus envie de regarder des films violents à la TV. Je suis incapable d’exprimer correctement combien je pense important le travail que vous accomplissez actuellement. Vous faites un effort monumental pour sauver le monde et les âmes qui l’habitent. » Frank
« Belle formulation bien exprimée » Critique, The Journal of Theoretical Biology
« Pensée d’avant-guarde. J’écris moi-même depuis plusieurs décennies au sujet du processus cyclique qui conduit les nations à se sentir intoxiquées de l’intérieur et à recourir périodiquement à la guerre pour se purifier » Lloyd de Mause, historien, sociologue
« Très impressionnant… prometteur. » Editeur, Psychophysiologie
« Irrésistible et fascinant. » Critique, Psychiatrie
« Magnifique, effrayant » Nutritionniste
« Vous aidez beaucoup de gens » Psychiatre
« J’écrirai un article là-dessus pour notre journal de la faculté de psychologie » Enseignant en psychologie
« Quand j’ai lu le résumé de l’article, ça m’a fait comme si d’un seul coup toutes les pièces du puzzle se mettaient en place dans mon esprit. Des milliers de gens vont le lire. Je suis décidé à incorporer ces principes dans ma méthode thérapeutique et je passerai l’article autour de moi à des amis qui travaillent dans les prisons. » Psychothérapeutes
Le mot du Nouveau Testament pour le péché, «hamartia », vient du tir à l’arc et signifie : manquer la cible – Les colères mal appropriées! Le commandement biblique, dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament, dit : « Exprime ta colère et ne pèche pas ».
Le cerveau intoxiqué : la biologie des maladies psychiques et de la violence (in press, Medical Hypotheses)Résumé : La suppression systématique des émotions liées au réflexe de combat ou de fuite conduit à l’atrophie et à la toxicose endogène des nerfs noradrénalins. Des niveaux artificiellement bas de noradrénaline aux synapses sont associés aux états dépressifs. A l’occasion de crises cycliques de désintoxication, la noradrénaline excédentaire ainsi que d’autres métabolites accumulés inondent les synapses. L’adrénaline sur-stimule les neurones post-synaptiques et cause des symptômes allant de l’anxiété sourde à des comportements violents. Certains autres métabolites, comme la dopamine, l’adrénaline, la sérotonine, l’acide gamma-aminobutyrique, les peptides, les acides aminés, et une variété d’autres sous-produits ou produits de réactions biochimiques se trouvent liés par les récepteurs noradrénalins et perturbent la circulation des flux neuraux. Quand ils empêchent la noradrénaline de stimuler les neurones post-synaptiques, la dépression revient. Nous proposons un modèle pour le mécanisme de liaison de la noradrénaline et pour les effets des autres métabolites, dont beaucoup ont été pris à tort pour des neurotransmetteurs. Les diverses protéines réceptrices que l’on croyait spécifiques à de faux neurotransmetteurs pourraient en revanche être le système de codage de souvenirs spécifiques. Les aspects cycliques des états dépressifs ou exaltés sont caractéristiques de presque tous les désordres nerveux et mentaux, y compris les toxicomanies, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et les maladies psychosomatiques. Quand les toxines s’accumulent dans des régions du cerveau qui contrôlent des activités spécifiques, les symptômes observés sont en relation avec ces activités, se présentant comme des maladies distinctes qui représentent en fait le même processus de désintoxication. La guérison peut être facilitée par la thérapie et des mesures d’auto-thérapie qui comprennent l’expression et la re-direction d’émotions réprimées.

mercredi 21 décembre 2011

Ces émotions bloquées qui nous barrent l'accès à notre bien être


Coucou,
Cet article est mon cadeau de Noël ! Bonnes fêtes à tous ! avec une pensée d'affection pour ceux qui se sentiront seuls pendant ces moments particuliers.
Je m'aperçois encore, tout éveillé que je suis (humour) que j'ai des émotions bloquées et que cela finit par créer un mal être, et par contre dès que je m'autorise à vivre et débloquer l'émotion je ressens un grand soulagement et je retrouve accès au bien être inné... ce point me semble bien important c'est pourquoi je le partage ici... car il est clair que faire tout un tas de méditations pendant des années ne va pas mener à la paix si on garde toutes nos émotions comme non vécues, uns sorte de boue intérieure... il est vraiment archi dommage que tous les gourous (notamment orientaux) qui conseillent la méditation, n'enseignent pas la libération émotionnelle d'abord.... d'autant que, du moment qu'on s'autorise à lâcher le mental, la libération émotionnelle s'est pour la plupart d'entre nous assez simple: s'isoler et vivre son émotion de la façon qui nous vient (trépigner, crier, injurier, pleurer, rire, etc....).... quelqu'un comme Osho, en proposant la "méditation dynamique" avait pris en compte cette problématique.
Passer au pardon, avant de libérer l'émotion ne conduit pas à un bon résultat.
Il faut reconnaître que vous avez subi un trauma (il ne s'agit pas de charger l'autre qui vous a fait cela parce que lui aussi a subi un trauma, etc...)... par exemple si votre mère n'a pas été tendre du tout avec vous à partir d'un certain âge, si vous ne vous souvenez pas quelle vous a dit "je t'aime", si vous ne souvenez pas qu'elle vous a dit "fais du mieux que tu peux de toute façon nous on t'aime et si tu veux changer d'orientation on fera tout ce qu'on peut pour t'aider", bref si enfant vous ne vous êtes pas senti aimé et un peu soutenu, vous avez certainement aujourd'hui une névrose (appelé plus gentiment un symptôme) d'abandon... (ce n'est qu'un exemple, j'ai déjà parlé des différents masques que l'on porte pour se protéger des 5 blessures ici, une classification parmi d'autres) http://advaita22.blogspot.com/2011/01/les-5-structures-de-linconscient.html
La même chose raconté différemment sur ce site:
http://le-voyage-de-mona.com/prendre-sa-vie-en-main/la-blessure-de-rejet-et-le-masque-de-fuyant%20%20http://le-voyage-de-mona.com/prendre-sa-vie-en-main/la-blessure-dabandon-et-le-masque-de-dependant%20%20http://le-voyage-de-mona.com/prendre-sa-vie-en-main/la-blessure-dhumiliation-et-le-masque-de-masochiste%20%20http://le-voyage-de-mona.com/prendre-sa-vie-en-main/la-blessure-de-trahison-et-le-masque-de-controlant%20%20http://le-voyage-de-mona.com/prendre-sa-vie-en-main/la-blessure-dinjustice-et-le-masque-de-rigideTant que l'on n'a pas reconnu la ou les blessures fondamentales que l'on porte, les masques associées, et tant qu'on n'a pas trouvé le moyen de libérer cela, il va être assez compliqué de se sentir bien (je ne parle même pas de la notion (parfois floue ou parfois sur-évaluée) d'éveil..
On connaît que trop bien des personnes qui gravitent dans le milieu spirituel depuis hyper longtemps et qui ne sont pas trop convaincantes dans leur bien être et qui malheureusement n'ont pas eu la chance de se trouver guider pour traiter ces blessures de façons simple et efficace.. d'autant que la plupart comme moi avant n'en n'ont jamais entendu parlé ! Je pense aussi qu'un certains nombres de gourous sont aussi encore dans des schémas de blessures..
A chaque fois qu'une situation actuelle ressemble au trauma on sur-réagit, et si l'on n'évacue pas l'émotion, elle va stagner et se transformer en quelque chose d'autre (une maladie, une déprime).. le plus curieux et que cela peut se transformer dans une émotion qui n'a rien à voir, donc on ne fait pas le lien... par exemple si on refoule la colère, cela peut se transformer à terme en peur, et vous ne savez plus comment arrêter d'avoir peur car vous ne savez pas faire le lien...
En pratique il convient au cours de la journée d'écouter son corps pour sentir comme il est (contractures, mal être), et dès qu'une émotion désagréable arrive (suite à un stress externe, stress ressenti comme tel pour vous car c'est ce qui compte, c'est subjectif), et bien dans la journée il faudra s'isoler pour s'autoriser à décharger cette émotion, de la façon de votre choix (taper sur un coussin, danser, etc..)...
Il convient aussi, on le sait, de surveiller le mental qui nous entraîne dans le futur et le passé.. ce qui génère craintes ou culpabilité et nous coupe de notre Être..
Je me rappelle que quand j'étais ados et que mes parents me faisaient des coups pendables, je partais dans ma chambre et je me mettais en colère et je tapais du point sur ma table ou mon armoire... c'était très bien... ensuite, avec l'âge, j'ai lu des livres sur la zénitude, et j'ai participé à des réunions orientalistes, où l'on mettait l'accent sur la méditation, la paix intérieure... je me suis dit que ce mettre en colère, ou être triste, n'était pas bien, une marque de manque d'élévation spirituelle, de manque de maturité, de manque de détachement... on est censé être détaché n'est ce pas, comme dirait Swami-Plus-détaché-que-moi-tu-meurs... donc on se retrouve un peu dans le mental et on ne libère plus ses émotions, d'autant que la société bien-pensante rejoint aussi cet avis qu'un adulte responsable contrôle ses émotions... c'est à partir de ce moment qu'on commence à aller moins bien et à déprimer (ou d'autres conséquences), c'est pourquoi souvent la pratique de la méditation (en fait l'ensemble de l'embarquement dans un monde spirituel où l'on est censé devenir zen sans-trop-savoir-comment-mais-en-méditant-ça-c'est-sur) conduit à aller de plus en plus mal (imaginer 20 ans d'émotions non déchargées) et en plus on peut se sentir coupable (je suis censé être spirituel moi, et je me sens encore plus mal que mon entourage qui s'en fout de la spiritualité, c'est quoi ce truc...) je n'ose même pas imaginer, pour ceux qui ont tout plaqué (famille, conjoint, enfant, travail et insertion dans la société), pour aller dans un ashram... et qui au bout de quelques années s'aperçoivent que le gourou n'est pas aussi "saint" qu'il le prétend, que les personnes autour sont parfois névrosés, et que l'on ne se sent pas aller mieux.... la chute doit être horrible, vers quoi aller ensuite ?
Ben peut être déjà s'autoriser à vivre ses émotions...
S'aimer soi-même c'est s'autoriser à vivre ses émotions, s'autoriser à rester dans le présent, et à s'accepter comme on est à l'instant donné (et surtout ne pas se mettre la pression avec la spiritualité ou une quelconque mission). Ainsi retrouver un bien être permet d'éviter de trop attendre de l'autre ou des conditions extérieures, et les moments de solitudes deviennent des moments de bien-être... tout commence à changer comme par magie quand vous commencez à vous libérer de votre blessure fondamentale qui se traduit en fait par des émotions bloquées au cours des journées accumulées..
On remarquera que, cette pratique de présence, de vigilance, face à notre corps (qu'est qu'il a à me dire ?), et à notre mental (le petit vélo tourne-t-il trop et pour rien ?), est celle qui est réputé conduire à l'Eveil, une forme de conscience plus présente et plus dans le bien être, donc bingo, cela tombe bien... à la fois on nettoie les charges émotionnelles, on calme le mental et on on va vers l'éveil et le bien être (ou on retrouve ce qui existait déjà, peu importe la théorie, c'est le résultat qui compte)..
Voilà cet article était mon ptit Kdo de Noël, je vous laisse avec un article de Thierry Teule (psychothérapeute) qui parle aussi de ce problème des émotions bloquées..

"Le monde des émotions est souvent inconnu pour nous. Ceci est normal puisqu’il est rare d’apprendre à  gérer nos émotions et besoins. De plus pour la plupart d’entre nous, les émotions sont très souvent parasites, nous  n’aimons pas toucher aux émotions car nous les confondons avec les troubles émotionnels (angoisse, dépression, violence, phobie, peurs, sensations désagréables, etc…).
Dans ce contexte de désinformation où les émotions sont difficilement accueillies, nous sommes souvent inconfortables avec nos émotions. Souvent, nous avons appris à les bloquer, à lutter contre elles, en les gardant à l’intérieur de nous, parfois en allant jusqu’à nous anesthésier inconsciemment. Certains disent même préférer ne rien sentir. D’autres s’interdisent certaines émotions, et s’en autorisent seulement quelques-unes, ce qui brouille leur fonctionnement interne et leur communication avec les autres.
Les effets des blocages émotionnels sont nombreux. Les émotions bloquées mettent le corps en tension, et ainsi elles vont venir perturber à long terme notre équilibre psychique, corporel et relationnel.
Voyons cela en détail en partant du début.
Des émotions normales aux émotions parasites
Au départ,  les émotions sont à notre service. Elles sont des réactions physiologiques d’adaptation, d’orientation et de réparation pour faire face à un évènement. Elles nous servent à savoir ce qui se passe en nous et à l’extérieur, et à le gérer. Elles sont comme un ”tableau de bord” organique. Comme je vous l’ai dit, le problème est que nous n’avons pas appris à le lire ni à  l’utiliser sachant que nous n’avons pas non plus appris comme fonctionne notre cerveau émotionnel (qui est loin d’être parfait malheureusement).
Vous trouverez d’abord ci-dessous les situations où les émotions sont normales et naturelles en réaction à un évènement.
La joie: elle est là pour signaler une situation de réussite, de rencontre, de partage. Elle participe au mouvement de la vie, celui de donner et de recevoir. Elle signale la réalisation de soi, l’adéquation et l’appartenance.
La peur: elle nous signale un danger ou quelque chose d’inconnu. Elle nous permet de gérer notre besoin vital de sécurité. Face au danger, la peur mobilise l’organisme.
La tristesse: elle nous aide pour traverser une situation de perte, de deuil, de fin. La tristesse effectue un travail d’intégration et de réparation qui permet l’acceptation de la perte.
La colère: elle nous indique un évènement où il y a de l’injustice et de la blessure, de la frustration ou du manque pour nous. La colère répare face à la frustration et à la blessure. Elle restaure l’intégrité de l’organisme face au manque. Elle rétablit l’équilibre d’une relation en cas d’injustice ou d’offense.
Le dégoût: il indique l’intrusion, la toxicité et l’abus. Il nous invite à rejeter ce que nous ne voulons accepter en nous, ce qui ne nous appartient pas.
L’amour: il signale le lien et l’intimité profonde. L’amour ouvre l’organisme au plein contact.
Suite à un évènement, une émotion se manifeste normalement en 3 phases: charge, tension, décharge. Ce processus énergétique permet au corps de réagir par une charge de tension émotionnelle. Par exemple, de courir, de s’immobiliser ou d’attaquer devant un chien qui veut nous mordre.
Le problème est que nous avons souvent appris à bloquer le processus émotionnel à la phase de décharge, ce qui nous maintient en phase de tension. En effet, l’émotion nous a été souvent interdite dans les moments difficiles. Très souvent, nous avons été conditionnés à ne pas sentir les émotions car elles n’étaient pas permises pour réagir naturellement. Nous avons ainsi été conditionnés inconsciemment à différentes méthodes efficaces pour ne pas sentir: bloquer la respiration, serrer les mâchoires, éviter du regard, nous agiter, penser à autre chose, intellectualiser-mentaliser, oublier en consommant des drogues ou d’autres choses….etc….
La tension émotionnelle ainsi bloquée reste malheureusement active dans le corps parce que “rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme” (principe physico-chimique). Cette tension va s’accumuler à notre insu dans notre corps au fûr et à mesure de nos expériences, et en réaction,  à terme,nous allons développer des symptômes aux formes diverses : anxiété, phobie, dépression, addiction, hyperactivité, hyper-mentalisation, agressivité, troubles du sommeil, …..
De plus, ces blocages émotionnels vont venir perturber la gestion de nos émotions. Concrètement, cela signifie que les tensions des émotions bloquées du passé vont venir parasiter nos émotions du présent chaque fois qu’une situation sera vaguement similaire à celles bloquées émotionnellement. Ces émotions parasites apparaissent chaque fois que nous avons des émotions qui ne sont pas normales, c’est à dire chaque fois que nos émotions sont:



  • dispropoportionnées (trop de larmes, trop de cris, trop de peur ….par rapport à la réalité de la situation)
  • inadaptées (la personne devrait être triste à la place d’être agressive; elle devrait être en colère à la place d’avoir peur)
  • cumulées (la goutte d’eau qui fait déborder le vase, la collection de timbres, …ça explose en se demandant d’où ça vient)
  • transférées (on porte les émotions ou l’histoire de quelqu’un d’autre, c’est la patate chaude, le secret de famille)
  • contagieuses (la personne se sent contaminée sans raison du fait de sa proximité physique ou émotionnelle)
  • irrationnelle (les peurs incompréhensibles, les évitements bizarres des lieux, des objets, des personnes…)
  • Avant de poursuivre, et pour compléter sur les troubles émotionnels, voici quelques définitions simplifiées des troubles les plus connus:
    Dépression: La dépression d’origine psychique est la non-expression, l’inhibition ou le blocage d’une part vivante de nous (de notre nature profonde ou Soi). Métaphoriquement, c’est comme une bulle d’air sous un rocher dans la mer ou une graine enterrée sous terre. Il s’agit d’un blocage émotionnel de la vie en nous. Il existe des dépressions de diverses natures, parfois d’origine physiologique nécessitant un suivi médical.
    Angoisse: L’angoisse est un noeud émotionnel. Elle s’accompagne de sensations pénibles ou douloureuses, souvent avec un noeud ou une oppression, une tension douloureuse dans le corps (dans la gorge, le ventre, la poitrine,….). Elle peut être accompagnée d’autres troubles corporels: transpiration, chaleur, tremblement, crampes, tensions musculaires, troubles de la digestion, troubles du sommeil, cauchemars et cris nocturnes,… Associée souvent à la peur, l’angoisse apparaît également dans l’inquiétude, l’agitation, la panique, la mentalisation. La peur de mourir ou la peur du futur sont des sentiments disproportionnés ayant une origine anxieuse par exemple. L’angoisse est liée à un noeud émotionnel né d’un conflit interne entre deux parts de nous, conflit qui empêche la résolution satisfaisante d’une situation source de tension pour nous.
    Phobie: Une phobie est une peur irrationnelle d’une situation ou d’une chose (qui peut être une personne ou un animal). "



    samedi 16 juillet 2011

    Guérir sa douleur: Thich Nhat Hanh - développer le hara pour rester stable dans la tempête émotionnelle..

    Le temps du nettoyage émotionnel n'étant point encore terminé (Miele, Whirlpool, Ariel, doivent faire de superbes ventes, non ?!), je mets ici un passage de Thich Nhat Hanh, moine Zen d'origine du vietnam, résident français de surcroît..
    C'est un moyen clair qui vaut le coup d'être essayé. Pour ceux qui suivent ce blog, on y retrouve une technique déjà mentionné dans les articles sur Gilles Sinquin et Michaël Brown.... ici c'est très pertinent car on travaille en amont le renforcement du Hara.
    Very important pour les mois qui viennent: au côté de votre Coeur grand ouvert, recontacter aussi le Samouraï en nous... manque plus que le Clown et ça va l'faire !
    Petit clin d'oeil pour les amis qui vont au Prunier les mois prochains: qui fera une bise à Thich de ma part ??

    Bon je perds mon sérieux légendaire, cela ne va plus !! je laisse la place au maître:

    "Une émotion forte est comme une tempête. Si vous regardez un arbre dans la tempête, sa cime vous paraît fragile, elle peut casser à tout moment. Les petites branches, les petites feuilles cassent facilement. Elle sont vulnérables. Vous savez peut que la tempête déracine l'arbre. Mais si vous dirigez votre attention sur le tronc de l'arbre en sachant qu'il a des racines profondément enfouies dans le sol, vous avez une impression différente: l'arbre va pouvoir tenir.
    Vous aussi êtes un arbre. Pendant la tempête de l'émotion, il ne faut pas rester au niveau du cerveau ou du coeur, c'est à dire de la cime. Il faut abandonner le coeur et l'oeil de la tempête, et revenir au tronc de l'arbre. Votre tronc est à un centimètre au-dessous du nombril. Vous continuez à respirer en faisant uniquement attention au mouvement de votre abdomen. C'est pour survivre à la tempête que vous faites cela, pour survivre à une émotion forte. Mais pour cela, il faut s'entraîner.  
    Trois semaines d'entraînement suffisent, à raison d'une dizaine de minutes par jour. 
     Certaines personnes ne savent pas affronter leurs émotions, et elles en souffrent. Elles pensent que la seule manière d'arrêter la souffrance est de se donner la mort. Beaucoup de jeunes gens font cela. Ils n'en peuvent plus, alors ils cherchent à se tuer. Le nombre de jeunes gens qui à notre époque se tuent à cause de leur souffrance est gigantesque. Il faut que nous pratiquions et que nous aidions les jeunes à pratiquer.
    Il faut savoir qu'une émotion est quelque chose qui vient, qui reste, puis s'en va. 
    Vous êtes beaucoup plus que votre émotion. Une émotion n'est pas tout, c'est seulement une tempête. Une tempête vient, reste un certain temps, puis doit partir. Pourquoi mourir à cause d'une émotion ? Au moment critique, souvenez vous que vous êtes beaucoup plus que votre émotion. C'est une chose simple, que tout le monde sait, mais il faut quelqu'un pour vous le rappeler: vous êtes beaucoup plus qu'une émotion. Pourquoi mourir à cause d'une émotion ? Il faut le dire aux jeunes. Alors, assis ou allongé, pratiquez la respiration consciente en utilisant le mouvement de l'abdomen comme objet de votre attention. Après une dizaine ou une vingtaine de minutes, l'émotion s'en va, vous êtes sauvé. Je suis sûr que si vous pratiquez cet exercice une vingtaine de jours, dix minutes par jour, chaque fois qu'une émotion forte surviendra ensuite, vous saurez pratiquer.
    Il ne faut pas attendre que l'émotion survienne pour commencer la pratique, sinon vous oublierez, vous vous laisserez entraîner par la tempête. Il faut vous entraîner maintenant, quand l'émotion n'est pas là."
    (Thich Nhat Hanh, Toucher la vie. Harmoniser le corps et l'esprit. Collection J'ai Lu, 4€80)

    mercredi 8 juin 2011

    Se libérer des charges externes dans notre corps émotionnel (Michaël Brown)



    Coucou,
    En cette période "Orangina", toute l'approche de Michaël Brown (que je découvre), me semble très intéressante, comme une réponse aux constatations d'Annie Marquier...voilà par exemple lorsque l'on se sent plombé (je reviendrai sur d'autres points abordé par cet auteur par la suite dans ce blog, en particulier comment libérer ses blessures émotionnelles ce qui semble la seule façon de vivre dans le Coeur et donc de connaître notre Nature Vraie et d'aller mieux):

    LA PRATIQUE du "JE TE VOIS" (I-C-U)

    Cette pratique peut être utilisée à tout moment, en tout lieu et en toute circonstance. Sa puissance est dans sa régularité. Elle consiste en trois étapes qui s'accomplissent sans effort :




    S'ARRÊTER. L'endroit le plus facile pour "attraper" une entité énergétique est 'lorsque nous nous racontons des histoires' : Dès l'instant où nous remarquons que nous commençons à nous raconter une histoire sur "combien quelqu'un nous a fait du mal" et "que nous avons une ou deux choses à leur dire", nous devons immédiatement arrêter cela. Peu importe combien cette histoire est convaincante, peu importe la façon dont les choses ont l'air de prouver 'que notre ressenti et notre action sont bien-fondés', il nous faut arrêter de nous raconter cette histoire. Toute histoire nous persuadant d'adopter un comportement réactif rentre dans cette catégorie.

    VOIR. Nous devons immédiatement nous concentrer sur 'le ressenti ou la présence du malaise' qui sous-tend cette histoire : C'est là que cette pratique diffère de La Procédure de Nettoyage Emotionnel du PROCESSUS DE LA PRÉSENCE. N'essayez pas un seul instant de comprendre quelle est l'identité de cette émotion dysfonctionnelle. Nous utilisons simplement notre conscience, notre attention intérieure et notre perception, nous 'faisons face à sa présence' dans notre champ énergétique. Nous l'observons en la 'ressentant'. Elle est facile à 'voir' car elle est le sentiment de malaise sous-jacent de l'histoire racontée. Il suffit d'observer ce ressenti.




    S'EXPRIMER : Nous disons alors : "Je te vois". Utilisez ces mots exacts. Si nous nous sentons compromis énergétiquement et que nous sommes en présence d'autres personnes, nous exprimons ces mots en silence, intérieurement mais fermement. Lorsque nous sommes seuls, nous exprimons ces mots à haute voix. Nous les exprimons sans réactivité, sans aucune charge négative. Nous les exprimons au parasite énergétique comme étant un état de fait.

    "Je te vois""

    Ce que nous remarquons alors immédiatement, c'est qu'au moment où nous nous adressons de cette manière directe à cette inconfortable présence sous-jacente, 'l'histoire s'arrête complètement et le sentiment subjacent se fige'. Il quitte alors instantanément notre esprit. Le parasite s'accroche parfois dans l'incrédulité totale que nous sommes capables de le 'voir' consciemment et de nous 'adresser à lui avec toute notre attention'. S'il s'accroche, nous continuons à l'observer et à répéter les mots "Je te vois". Le seul pouvoir de ces entités énergétiques est celui 'de ne pas êtres vus'. Elles ressemblent à des voleurs dans une maison croyant que celle-ci est complètement vide. S'il y a un voleur dans notre maison occupé à voler des choses et que, nous tenant dans une autre pièce nous lui disions : "Je te vois", il s'effraie et s'enfuit. Dès que l'intrus parasite est visible, le jeu est terminé.
    Au début, ces entités énergétiques continuent à revenir et à tenter leur chance car depuis extrêmement longtemps nous avons été pour eux une source de nourriture sans méfiance. C'est pourquoi la régularité de cette pratique est impérative. Chaque fois qu'elles attaquent, nous devons les surprendre en train de 'raconter une histoire' avant d'être susceptibles d'y adhérer. Nous devons nous abstenir de prendre la relève en continuant à raconter une histoire et d'être si hypnotisés par elle que nous entrons dans la réaction. Cette pratique 'd'arrêter l'histoire' nous conduit rapidement à une révélation :

    Nous réalisons que la voix du conteur initial de l'histoire que nous avons depuis longtemps pris pour notre propre voix intérieure, est celle d'un imposteur.

    Nous réalisons que ce conteur instigateur est une voix vide, sans émotion, froide et presque mécanique. Il ne fait que nous berner en nous faisant croire 'qu'il est nous' :
    En empruntant notre manière de nous parler à nous-mêmes.
    En utilisant les mêmes manies verbales et le même vocabulaire que nous.
    En nous racontant une histoire dont le contenu est intentionnellement associé à un état émotionnel non intégré au sein de notre champ d'énergie et provoque donc une résonance puissante à laquelle nous nous identifions.
    Au fur et à mesure que les jours passent et que nous continuons régulièrement à 'le dévoiler', nous remarquons un changement perceptible dans notre énergie. Les attaques parasitaires se poursuivent - et de ce fait notre vigilance continuelle est nécessaire - mais le jeu de cache-cache est terminé. Au fur et à mesure que les semaines passent et que nous continuons régulièrement à pratiquer le "Je te vois", nous nous libérons de la plupart de ces interférences énergétiques et notre perception de bien-être physique, de clarté mentale et d'équilibre émotionnel augmente. A son tour cela nous aide à être plus centrés et à avoir plus d'impact sur la tâche à accomplir :

    Intégrer l'empreinte dysfonctionnelle qui au départ nous rend vulnérables aux attaques parasitaires au sein de notre corps émotionnel.

    Cette technique du "Je te vois" (I-C-U) n'est pas nouvelle. Pendant des siècles, elle a été utilisée par les Chamanes du monde entier comme un moyen de libération des empreintes émotionnelles, une situation délicate à laquelle tous les êtres humains doivent faire face. D'un point de vue chamanique, cette pratique comporte trois parties distinctes :



    Surveiller : C'est le moment où nous utilisons notre conscience grâce à la 'perception de nos ressentis' comme un moyen de porter une attention particulière à 'comment et quand' ces entités parasites attaquent ; nous nous surveillons nous-mêmes ainsi que l'entité parasite en prenant note des conditions précises dans lesquelles nous sommes vulnérables à ces vols énergétiques. Quel est l'état de notre champ d'énergie personnelle qui nous rend vulnérables ? À quels moments du jour et de la nuit et dans quel état d'être nous trouvons-nous lorsque nous sommes attaqués ? Non seulement cette 'surveillance' nous éveille à la large gamme d'états conduisant à la vulnérabilité mais elle nous offre également un aperçu de la personnalité du prédateur.

    Pourchasser le pouvoir : C'est l'aspect "Je te vois" de la pratique. Cette approche 'd'observation consciente' inverse les rôles avec les entités parasites ; c'est nous qui les dépouillons de leur pouvoir sur nous : celui de leur prétendue invisibilité. Nous les pourchassons à présent intérieurement ou extérieurement en reconnaissant leur présence dans notre champ d'énergie. Dès que nous utilisons l'outil de 'la vision intérieure', nous devenons de moins en moins vulnérables à leurs tactiques d'imitations et d'incitations hypnotiques émotionnelles.

    Accumuler la connaissance : En arrivant à prendre conscience de ces entités parasites et en prenant les mesures nécessaires pour devenir impénétrables, nous gagnons une puissante connaissance empirique sur les mécanismes de notre propre système énergétique. Nous apprenons à gérer le fonctionnement de celui-ci de façon responsable. Cela éveille simultanément le corps émotionnel et 'la vision intérieure'. Dans cette perspective, ces présences énergétiques se transforment de parasites en alliés ; au lieu qu'elles se nourrissent à travers nous, nous les utilisons comme un moyen de nous amener vers une conscience élargie.
    Grâce à l'outil du corps émotionnel qu'est la perception des ressentis, nos observations énergétiques deviennent finalement si affinées que lorsque nous entrons dans une pièce où se trouvent des personnes nous sommes capables de 'voir' la présence de ces entités autour d'elles. Cette conscience entraîne ces entités à se retirer immédiatement devant nous ainsi et à se détacher instantanément des personnes qui nous sont proches et dont elles essaient de se nourrir. Cela nous permet de passer à une autre étape cruciale en vue de devenir la paix que nous cherchons à manifester dans le monde.

    Ne soyez pas un adepte de la peur

    Ne soyez pas un adepte de la colère

    Ne soyez pas un adepte du chagrin
    Soyez un aperçu de l'Amour

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