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mardi 14 juin 2011

Nous sommes Disponibilité pour ce qui est (Eric Baret)

Nous nous sommes mariés avec notre histoire personnelle, à laquelle nous sommes complètement identifiés, portant le poids du passé et inquiet par le futur...
Eric Baret, à la suite de Jean Klein, inspiré par le shivaïsme du Kashmir, nous invite à redevenir cette Disponibilité que nous sommes, disponibilité à la Vie telle qu'elle se présente, en Nous... cette approche directe, est libératrice!


Vous pouvez passer votre vie à vous imaginer réussir ou rater. Mais vous ne pouvez rien rater ni réussir : c'est une idéologie.
Un jour vous serez las d'imaginer. À cet instant, vos réussites et vos échecs imaginaires, vos fantasmes de réussites et d’échecs futurs s’élimineront aussi. Voilà l’accomplissement, il n'y en a pas d'autre. C'est cela qu'il faut laisser s'installer en nous.
Pas de place pour un regret, un espoir ou une amertume : tout cela est une forme d'agitation. Restez tranquille, clair. La vie se déroule en vous, vous n'êtes pas dans la vie.

Supprimez tout commentaire idéologique sur votre vie. Votre savoir sur la vie vous empêche de voir combien elle est parfaite. Il n'y a rien à y changer. Votre vie change, c'est la vie. Vous n'avez pas à vous mettre en accord avec quoi que ce soit. Sinon vous allez toujours vous sentir en désaccord.

Vouloir être en accord est une peur. Peur de quoi ? La cause de la peur est imaginaire. À un moment donné on cesse de trembler. Ce qui se présente est l'accord. Quand je ne le qualifie plus de positif ou de négatif, de réussite ou d'échec, ce qui se présente n'est autre que moi-même, que ma résonance : là, il y a accord véritable. Ce n'est pas un accord d'un sujet vers un objet, c'est un accord d'unité, sans séparation. Un accord avec votre corps lorsqu'il souffre ou fonctionne, avec la vie dans ce qu'elle vous offre. Sans demande d'accomplir, de recevoir quoi que ce soit.
C'est extraordinaire d'écouter. Cela transcende ce que l'on écoute. L'accord profond de la vie consiste à écouter.


Il faut se mettre en accord avec ce qui se présente dans l'instant. Mais cela, vous ne pouvez pas le faire. C'est une grâce qui vous appelle et que vous refusez à chaque instant parce que vous voulez être en accord avec l'instant d'après… Voir le mécanisme.

L'émotion qui surgit en moi, c'est avec elle que je dois être en accord. Il n'y a rien d'autre.

Que mon mari devienne exactement ce que je désire de lui, le lendemain autre chose manquera quand même… Ce que je demande à mon mari, à mon chameau c'est moi-même. Cela, aucun chameau ne peut me le donner. Dans l’instant où je n’attends plus rien de quoi que ce soit, y compris de moi-même, je réalise qu'écouter est ma sécurité, ma jouissance, ma satisfaction. Je n’ai plus besoin que l'on m’écoute, que l’on m’aime ou me déteste ; je comprends, je respecte la façon dont le monde me voit – il a ses raisons.

L'environnement ne crée aucun heurt psychologique. S’il suscite en moi la moindre difficulté, c'est que je porte une forme de jugement : je reviens vers moi-même. Au lieu de vivre la réalité, je pense que l'environnement devrait être différent. L'environnement est ce qu’il est. N’être pas d'accord avec la réalité c'est avoir un problème : non avec elle, avec soi.
Regarder clairement en soi. S’apercevoir que son mari, son patron, son chien ne peuvent faire autrement que de sentir ce qu'ils ressentent, d’agir comme ils agissent. Dans ce respect, cet amour de la réalité, je réintègre la disponibilité.

dimanche 12 juin 2011

Paroles de Ma Ananda Moyi (4)


Comment voudriez-vous donc que se déroule le jeu divin (lîlâ) si le voile de l'ignorance n'existait pas pour l'individu ? L'acteur qui interprète un rôle doit s'oublier lui-même. La lîlâ serait irréalisable sans le manteau de l'ignorance. Il est donc tout naturel que ce voile existe. Etre un individu séparé signifie être lié, être lié par le voile de l'ignorance.

C'est vous qui pensez "avant" ou "après" car vous restez sur le plan où existe le temps. Aussi longtemps que vous resterez l'esclave du temps, naissances et morts se succéderont. En réalité, il n'existe rien qui soit une renaissance. Pourtant le souvenir des vies antérieures se présentera très certainement à un certain stade. Mais que signifient "avant" et "après", puisque j'existe de toute éternité ?

Les pouvoirs psychiques se développent forcément au cours de la pratique, mais le pratiquant doit cependant bien prendre garde à ne pas se laisser posséder par ces pouvoirs, car alors ses progrès s'arrêteraient net.

Si l'on s'exprime d'un autre point de vue, tout est Conscience pure (chinmayi) et rien que cela: tout, forme, diversité, apparence sont en réalité conscience, et en fait non matériels (aprâkrit). Dans cet état il n'y a pas d'autre que soi.

La réalisation doit comprendre tout, tout embrasser, et en tout l'on doit reconnaître son propre Soi.

Lorsque l'on est parvenu à l'advaïta, on a recouvré son état originel. Dans la vie du monde, l'individu était noyé dans le chagrin et l'affliction, noyé signifie obscurci par le voile, et maintenant tout est rejeté et il ne reste que Cela. Sa présence s'est révélée en toute chose.
C'est le sentiment qu'il vous manque quelque chose qui suiscite les chagrins dans le monde, mais la vraie nature de l'homme, c'est se languir de Dieu.

Tout ce que l'on dit est vrai du point de vue où l'on se place.

On découvre que Dieu est notre propre-Soi, identique à nous-même, notre Soi le plus intime.
C'est la perception du monde, fondée sur l'identification de vous-même avec le corps et l'esprit qui a toujours été à l'origine de votre esclavage. Le temps viendra où cette sorte de perception s'effacera devant la conscience universelle, qui en s'éveillant, se révélera comme un aspect de la Connaissance suprême.
Le monde (jagat) appartient au Seigneur; il est né de Sa volonté, de Son imagination. Dieu joue avec Lui-même. Il s'égare Lui-même pour le plaisir de Se retrouver.


(Extraits de L'enseignement de Ma, Collection spiritualité vivante, volume 209, Albin Michel)

jeudi 9 juin 2011

Les 4 étapes pour réaliser l'Eveil (le vrai !)..... Osho être en Pleine Conscience


Hello,
C'est avec joie que je communique ci dessous un scoop !!
Attention, fini de rigoler, cette fois on aborde comment atteindre ce fameux Eveil... ben oui, faut bien que ce blog serve un peu à quelque chose parfois ;-)))
Il s'agit ici d'un petit livre d'Osho "Etre en pleine conscience", aux éditions Jouvence, je ne peux que le recommander hyper chaudement: http://www.amazon.fr/%C3%8Atre-pleine-conscience-Une-pr%C3%A9sence/dp/2883534438/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1307644043&sr=8-1

On retrouve ici ce que nous dit Amma, sur la clef pour aller vers l'Eveil (la Présence à cultiver au cours de la journée), on a déjà développé ce point ici vu par Amma: http://advaita22.blogspot.com/2011/01/3-enseignements-clefs-damma.html

Nous avons ici une méthode en 4 marches exposée par Osho, c'est limpide... le livre aborde aussi bien sûr la conscience pendant le sommeil et comment on reste conscient pendant le processus de la mort pour choisir son futur, bref... déjà un peu exposé ici: http://advaita22.blogspot.com/2011/05/seveiller-sortir-du-sommeil-de-la.html

J'ai retrouvé aussi la même approche auprès des maîtres tibétains qui m'ont transmis le Dzogchen, l'avis général au Tibet et également celui du Dalaï Lama est que cela demande une pratique constante jusqu'à ce que cela soit spontané... ainsi même si la Conscience est déjà là, il y a pour la plupart de nous un travail à faire pour qu'elle prenne conscience d'elle même car elle est absorbée par le spectacle terrestre, mental et émotionnel..

Let's go! (c'est page 30, pour ceux qui suivent !):

" La première étape vers la vigilance, c'est d'être conscient de votre corps. Progressivement on devient attentif à chaque geste, à chaque mouvement. Et en devenant plus vigilant, le miracle se produit: de nombreuses choses que vous faisiez dans le passé disparaissent tout simplement. Votre corps devient plus relax... une paix profonde s'y installe et une subtile musique commence à palpiter dans votre corps..
Devenez ensuite conscient de vos pensées... ce qui est extraordinaire avec la vigilance, c'est que vous n'avez rien à faire si ce n'est d'être pleinement conscient. Petit à petit, le chaos intérieur disparaît, les pensées prennent un rythme plus naturel et une paix s'installe (note: il ne s'agit pas de bloquer ni de supprimer les pensées mais de les observer).
Vous pouvez ensuite passer à la troisième étape: la prise de conscience de vos humeurs, vos émotions et vos sentiments.
Lorsque vous êtes pleinement conscient de votre corps, de vos pensées et de vos émotions, ceux ci deviennent alors unis comme un seul et même phénomène.
La quatrième étape se présente alors, mais vous ne pouvez la provoquer. Elle arrive d'elle même comme un cadeau de l'existence à ceux qui ont réussi les trois première étapes: on devient alors conscient de sa propre conscience, c'est dans cet phase que naît un être éveillé, un bouddha""

Et pour finir on peut préciser qu'Osho recommande d'être patient et de ne pas se mettre la pression en faisant de tout cela un nouveau but de l'égo: l'univers a l'éternité... mais aussi que cela ne marche que quand cela devient notre priorité "number one" (et donc que les désirs du monde sont mis un peu de côté), question de maturité !

mercredi 8 juin 2011

Se libérer des charges externes dans notre corps émotionnel (Michaël Brown)



Coucou,
En cette période "Orangina", toute l'approche de Michaël Brown (que je découvre), me semble très intéressante, comme une réponse aux constatations d'Annie Marquier...voilà par exemple lorsque l'on se sent plombé (je reviendrai sur d'autres points abordé par cet auteur par la suite dans ce blog, en particulier comment libérer ses blessures émotionnelles ce qui semble la seule façon de vivre dans le Coeur et donc de connaître notre Nature Vraie et d'aller mieux):

LA PRATIQUE du "JE TE VOIS" (I-C-U)

Cette pratique peut être utilisée à tout moment, en tout lieu et en toute circonstance. Sa puissance est dans sa régularité. Elle consiste en trois étapes qui s'accomplissent sans effort :




S'ARRÊTER. L'endroit le plus facile pour "attraper" une entité énergétique est 'lorsque nous nous racontons des histoires' : Dès l'instant où nous remarquons que nous commençons à nous raconter une histoire sur "combien quelqu'un nous a fait du mal" et "que nous avons une ou deux choses à leur dire", nous devons immédiatement arrêter cela. Peu importe combien cette histoire est convaincante, peu importe la façon dont les choses ont l'air de prouver 'que notre ressenti et notre action sont bien-fondés', il nous faut arrêter de nous raconter cette histoire. Toute histoire nous persuadant d'adopter un comportement réactif rentre dans cette catégorie.

VOIR. Nous devons immédiatement nous concentrer sur 'le ressenti ou la présence du malaise' qui sous-tend cette histoire : C'est là que cette pratique diffère de La Procédure de Nettoyage Emotionnel du PROCESSUS DE LA PRÉSENCE. N'essayez pas un seul instant de comprendre quelle est l'identité de cette émotion dysfonctionnelle. Nous utilisons simplement notre conscience, notre attention intérieure et notre perception, nous 'faisons face à sa présence' dans notre champ énergétique. Nous l'observons en la 'ressentant'. Elle est facile à 'voir' car elle est le sentiment de malaise sous-jacent de l'histoire racontée. Il suffit d'observer ce ressenti.




S'EXPRIMER : Nous disons alors : "Je te vois". Utilisez ces mots exacts. Si nous nous sentons compromis énergétiquement et que nous sommes en présence d'autres personnes, nous exprimons ces mots en silence, intérieurement mais fermement. Lorsque nous sommes seuls, nous exprimons ces mots à haute voix. Nous les exprimons sans réactivité, sans aucune charge négative. Nous les exprimons au parasite énergétique comme étant un état de fait.

"Je te vois""

Ce que nous remarquons alors immédiatement, c'est qu'au moment où nous nous adressons de cette manière directe à cette inconfortable présence sous-jacente, 'l'histoire s'arrête complètement et le sentiment subjacent se fige'. Il quitte alors instantanément notre esprit. Le parasite s'accroche parfois dans l'incrédulité totale que nous sommes capables de le 'voir' consciemment et de nous 'adresser à lui avec toute notre attention'. S'il s'accroche, nous continuons à l'observer et à répéter les mots "Je te vois". Le seul pouvoir de ces entités énergétiques est celui 'de ne pas êtres vus'. Elles ressemblent à des voleurs dans une maison croyant que celle-ci est complètement vide. S'il y a un voleur dans notre maison occupé à voler des choses et que, nous tenant dans une autre pièce nous lui disions : "Je te vois", il s'effraie et s'enfuit. Dès que l'intrus parasite est visible, le jeu est terminé.
Au début, ces entités énergétiques continuent à revenir et à tenter leur chance car depuis extrêmement longtemps nous avons été pour eux une source de nourriture sans méfiance. C'est pourquoi la régularité de cette pratique est impérative. Chaque fois qu'elles attaquent, nous devons les surprendre en train de 'raconter une histoire' avant d'être susceptibles d'y adhérer. Nous devons nous abstenir de prendre la relève en continuant à raconter une histoire et d'être si hypnotisés par elle que nous entrons dans la réaction. Cette pratique 'd'arrêter l'histoire' nous conduit rapidement à une révélation :

Nous réalisons que la voix du conteur initial de l'histoire que nous avons depuis longtemps pris pour notre propre voix intérieure, est celle d'un imposteur.

Nous réalisons que ce conteur instigateur est une voix vide, sans émotion, froide et presque mécanique. Il ne fait que nous berner en nous faisant croire 'qu'il est nous' :
En empruntant notre manière de nous parler à nous-mêmes.
En utilisant les mêmes manies verbales et le même vocabulaire que nous.
En nous racontant une histoire dont le contenu est intentionnellement associé à un état émotionnel non intégré au sein de notre champ d'énergie et provoque donc une résonance puissante à laquelle nous nous identifions.
Au fur et à mesure que les jours passent et que nous continuons régulièrement à 'le dévoiler', nous remarquons un changement perceptible dans notre énergie. Les attaques parasitaires se poursuivent - et de ce fait notre vigilance continuelle est nécessaire - mais le jeu de cache-cache est terminé. Au fur et à mesure que les semaines passent et que nous continuons régulièrement à pratiquer le "Je te vois", nous nous libérons de la plupart de ces interférences énergétiques et notre perception de bien-être physique, de clarté mentale et d'équilibre émotionnel augmente. A son tour cela nous aide à être plus centrés et à avoir plus d'impact sur la tâche à accomplir :

Intégrer l'empreinte dysfonctionnelle qui au départ nous rend vulnérables aux attaques parasitaires au sein de notre corps émotionnel.

Cette technique du "Je te vois" (I-C-U) n'est pas nouvelle. Pendant des siècles, elle a été utilisée par les Chamanes du monde entier comme un moyen de libération des empreintes émotionnelles, une situation délicate à laquelle tous les êtres humains doivent faire face. D'un point de vue chamanique, cette pratique comporte trois parties distinctes :



Surveiller : C'est le moment où nous utilisons notre conscience grâce à la 'perception de nos ressentis' comme un moyen de porter une attention particulière à 'comment et quand' ces entités parasites attaquent ; nous nous surveillons nous-mêmes ainsi que l'entité parasite en prenant note des conditions précises dans lesquelles nous sommes vulnérables à ces vols énergétiques. Quel est l'état de notre champ d'énergie personnelle qui nous rend vulnérables ? À quels moments du jour et de la nuit et dans quel état d'être nous trouvons-nous lorsque nous sommes attaqués ? Non seulement cette 'surveillance' nous éveille à la large gamme d'états conduisant à la vulnérabilité mais elle nous offre également un aperçu de la personnalité du prédateur.

Pourchasser le pouvoir : C'est l'aspect "Je te vois" de la pratique. Cette approche 'd'observation consciente' inverse les rôles avec les entités parasites ; c'est nous qui les dépouillons de leur pouvoir sur nous : celui de leur prétendue invisibilité. Nous les pourchassons à présent intérieurement ou extérieurement en reconnaissant leur présence dans notre champ d'énergie. Dès que nous utilisons l'outil de 'la vision intérieure', nous devenons de moins en moins vulnérables à leurs tactiques d'imitations et d'incitations hypnotiques émotionnelles.

Accumuler la connaissance : En arrivant à prendre conscience de ces entités parasites et en prenant les mesures nécessaires pour devenir impénétrables, nous gagnons une puissante connaissance empirique sur les mécanismes de notre propre système énergétique. Nous apprenons à gérer le fonctionnement de celui-ci de façon responsable. Cela éveille simultanément le corps émotionnel et 'la vision intérieure'. Dans cette perspective, ces présences énergétiques se transforment de parasites en alliés ; au lieu qu'elles se nourrissent à travers nous, nous les utilisons comme un moyen de nous amener vers une conscience élargie.
Grâce à l'outil du corps émotionnel qu'est la perception des ressentis, nos observations énergétiques deviennent finalement si affinées que lorsque nous entrons dans une pièce où se trouvent des personnes nous sommes capables de 'voir' la présence de ces entités autour d'elles. Cette conscience entraîne ces entités à se retirer immédiatement devant nous ainsi et à se détacher instantanément des personnes qui nous sont proches et dont elles essaient de se nourrir. Cela nous permet de passer à une autre étape cruciale en vue de devenir la paix que nous cherchons à manifester dans le monde.

Ne soyez pas un adepte de la peur

Ne soyez pas un adepte de la colère

Ne soyez pas un adepte du chagrin
Soyez un aperçu de l'Amour

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Pour ceux qui veulent se plonger de suite dans le reste voilà le site web de l'auteur:

mardi 7 juin 2011

Paroles de Ramana (2)

Quelques paroles de Ramana, porteur de l'approche du Vedanta en Inde, au 20 ième siecle...
Alors les phénomènes du monde ne seraient pas extérieurs à nous ?? Et le réaliser nous apporterait la libération ! Mais quelle curieuse histoire que celle là !!

"Les phénomènes du monde, extérieurs aussi bien qu'intérieurs, ne sont que des manifestations passagères qui ne sont pas indépendantes de notre Soi.  

Seule notre habitude de les considérer comme réelles et de les situer hors de nous-mêmes est responsable du fait que notre être véritable est caché et que les phénomènes du monde sont mis en avant. 

Quand l'unique réalité toujours présente, le Soi, est trouvée, toutes les autres choses irréelles disparaîtront, laissant derrière elles la connaissance qu'elles ne sont autres que le SOI."

"Aussi longtemps que persiste l'identification au corps, le monde semble se trouver à l'extérieur de nous."

"L'état libre de pensées est notre état originel. Il est toute félicité. N'est-il pas déplorable de quitter semblable état pour un état malheureux, fourmillant de pensées ?"

"La perturbation causée par les pensées semble dérober au Soi sa paix. Cette perturbation est le mental.
Quand celle-ci disparaît, ont dit que le mental prend son envol.
Il reste le SOI comme substrat imperturbable."
"Nul ne réussit sans efforts. La maîtrise du mental n'est pas donnée à la naissance. Les rares qui y parviennent doivent leur succès à leur persévérance."
"Il est possible d'exercer toutes les activités de la vie dans un esprit de détachement, en ne considérant comme réel que le Moi Supérieur.
On a tort de croire qui si quelqu'un est ancré dans le Moi Supérieur il n'accomplira pas complètement les devoirs que lui impose sa vie. 
Il en est comme d'un acteur, qui s'habille et agit d'après le rôle qu'il joue, qui éprouve même les sentiments commandés par le rôle, tout en sachant parfaitement qu'il n'est pas le personnage qu'il représente, mais quelqu'un d'autre dans la vie réelle."
"Quand l'ego-soi commence à se connaître lui-même,

il disparaît dans la vision du Soi. 

Le véritable Soi est là, dans le Coeur,

derrière l'ego-soi du jiva. 

Plus vous plongez profond,

plus vous vous perdez dans les profondeurs abyssinales,

et la réalité de l'Atman qui est en vous, vous soutient.

C'est un flux constant de la conscience du « Je ».

Vous pouvez la sentir, l'entendre, pourrait-on dire ;

c'est ce que j'appelle « Aham sphoorthi »

(une sensation indescriptible mais palpable, ressentie dans le Coeur : c'est l'état des jnâni). 

Plus vous plongez profond, plus vous devenez conscient de la Présence.

Là il n'y a plus de doutes ni de pensées

– elles sont détruites à la racine –

c'est alors un flux puissant qui vous entraîne comme un fétu de paille.

Vous faites partie de ce flux, vous surnagez sain et sauf,

mais c'est une expérience agréable :

vous devenez ce qui vous entraîne. 

C'est l'union du jiva avec brahman. 

La dissolution de l'ego dans le Soi.
La disparition du mensonge.

"Il y a un état dans lequel les mots s'arrêtent
et le silence prévaut".
"Restez comme témoin de tout ce qui se passe !"
est un précepte du Maharshi.
"Adoptez l'attitude de quelqu'un qui dirait : 
"Laissons arriver les choses étranges qui arrivent.
Regardons ! "
Par là on peut éviter de s'identifier avec les apparences et d'abandonner son soi-même, ce qui arrive au mental s'il n'est pas contrôlé.
C'est comme un brâhmane, qui jouerait différents rôles dans un drame sans jamais oublier dans son mental qu'il est en réalité un brâhmane. Il ne faut donc jamais perdre de vue que
"je suis le Soi". Si le mental s'en écarte, il faut immédiatement s'exclamer : 
"Oh ! Oh ! je ne suis pas le corps, Qui suis-je ?"
et il va se rétablir dans son état pur.
La recherche du "Qui suis-je ?" est donc le moyen principal pour extirper toute la misère humaine (qui provient de la fausse identification du corps avec le Soi profond) et pour gagner la béatitude suprême."
On doit donc chercher sa nature réelle, qui est toujours incorporelle, et s'en tenir à elle.
Toutes les autres méthodes de procéder sont moins puissantes pour contrôler le mental. C'est ainsi que la discipline de la respiration va bien l'apaiser, mais seulement aussi longtemps qu'elle dure. Pareillement la méditation sur les différentes formes de Dieu, la répétition des syllabes sacrées ou la restriction de la nourriture sont des aides pour le pacifier momentanément, après quoi il va divaguer d'emblée.
On doit continuellement s'en tenir à la méditation du Soi, éduquer le mental à rester dans son état originel, être vigilant avant que quoi que ce soit puisse vous déranger.
Ce qui existe réellement c'est le Soi. Il constitue l'état dans lequel la pensée "je" n'existe plus. On l'appelle "Silence". Il est Dieu. Tout est Shiva, le Soi.
Celui qui se donne entièrement au Soi qui est Dieu, c'est le dévot excellent. Se donner entièrement à Dieu signifie rester constamment dans le Soi. 

Si l'ego se fond dans la Source, il n'y a plus d'ego, plus d'âme individuelle, c'est-à-dire que le chercheur ne fait plus qu'un avec la Source.
Cette perte de l'individualité - qui d'ailleurs dès maintenant n'a aucune existence réelle -
est la dévotion, la sagesse et la recherche.
Les désirs: 
Les vasana constituent en grande partie l'inconscient psychanalytique.
Ils alimentent la constante prolifération des désirs (attraits, répulsions, volonté de puissance, volonté de vivre, besoins psychiques tels que celui d'aimer et d'être aimé, etc) 
Les désirs, incessamment renouvelés focalisent en permanence notre attente sur notre moi.
Si les désirs s'affaiblissent, les vasana s'affaiblissent aussi et la vision gagne en clarté.
Si les désirs disparaissent, il y a Libération.
Chaque jour, pendant un quart d'heure les yeux ouverts, essayer de garder l'esprit fixé sur Cela qui voit.
Il est en vous.
Ne vous attendez pas à ce que "Cela" soit quelque chose
de bien précis sur lequel le mental peut se fixer facilement.
Il faut des années pour trouver ce "Cela", mais les résultats de cette concentration seront apparents en l'espace de quatre à cinq mois :
 paix de l'esprit, pouvoir de faire face aux ennuis, clairvoyance inconsciente."

Un faux je apparaît entre la Pure Conscience et le corps insensible, et s'imagine limité par ce corps. Cherchez-le et il s'évanouira comme un spectre. Ce fantôme est l'ego, ou la conscience limitée ou l'individualité.

(Extrait d'un blog complet sur Ramana en Français, voir: http://sililia.over-blog.com) 
 

lundi 6 juin 2011

Paroles de Ma Ananda Moyi (3)

Continuons ces instants de passage... de juin 2011.. avec Ma Ananda Moyi
En Mars j'ai eu la chance de visite le Nord de l'Inde et je suis passé dans 3 ashrams de Ma (à Bénares, à Kankhal et à Dera Duhn) et tous étaient plein de Paix..

"Vous devriez comprendre maintenant que celui qui aime Dieu cherche à se dégager de son identification avec son corps. Ce résultat une fois obtenu, il y a destruction de l'illusion, des chaînes, en d'autre terme du désir, du non-soi"


"Mais maintenant, pensez-y bien et comprenez: vous êtes éternellement libre.
C'est seulement parce que nous nous lamentons sur des enchaînements temporaires que se façonne l'esclavage de notre mental. Tel un enfant turbulent, inconscient du bien et du mal, toujours insatisfait des plaisirs fugitifs et toujours instable, notre mental recherche la béatitude suprême. Mais comment pourrait il trouver un moment de répit tant qu'il n'a pas trouvé une voie qui mène à la Réalité suprême, tant qu'il n'a pas été complètement absorbé dans sa source, tant qu'il ne repose pas dans son propre Soi ?". 
"Au plus profond de votre coeur vous savez que vous êtes libre; et c'est pourquoi votre nature vous fait languir après la liberté"
"Vous croyez être complètement enchaîné, mais ce n'est que votre mental qui le croit."


"Vous êtes identifié au corps, ce qui signifie que vous êtes dans un état de constante insatisfaction"


"Vous ne devez pas oublier que lorsque la tendance à désirer se transforme en une volonté de connaître son Soi, alors seulement peut commencer la véritable recherche"

"Lorsque l'adorateur parvient à l'Essence des choses et trouve son Soi, il connaît le Bonheur suprême. Ce Bonheur une fois trouvé, il n'y a plus rien d'autre à trouver, aucun désir ne se manifestera plus et les tourments de l'âme seront apaisés à jamais. Ne vous contentez pas de miettes de bonheur qu'invariablement viennent balayer chocs et coups du sort, mais devenez un être complet parvenu à la perfection, soyez vous-même !"
"Une fois entré dans le royaume de l'oubli, tout est oublié; ce monde-ci est le domaine de la non-souvenance"
"Après avoir franchit les étapes successives de l'ignorance, vous découvrirez: "Je suis en le tout". C'est en vertu de ce "Je suis" qu'existent arbres et plantes et tout ce qui est, en dépit de toute la diversité. Chaque forme particulière est en fait ce "Je".

Suite au prochain épisode !
(Extrait de L'enseignement de Ma, spiritualité vivante volume 209, Albin Michel )

dimanche 5 juin 2011

Paroles de Ramana (1)

Paroles qui vont droit au coeur de la sagesse transcendante..
Cela peut être utile à un moment où les énergies font ressortir ce qu'il reste à éclairer en nous ;-)
J'ai découvert l'enseignement non-dualiste du Vedanta à l'âge de 20 ans, cela m'a toujours intrigué, avec ce parfum bien particulier; vers quoi ces êtres pointent ils ?, quelque chose dont notre société ne m'a jamais parlé...



Question: comment faut il s'y prendre pour trouver son état naturel primordial ?
Ramana: Restez absolument libre de l'influence de toute pensée.


Toutes les pensées proviennent du faux "Moi", c'est à dire la pensée "Je". Restez donc sans penser. Tant que vous penserez, vous éprouverez de la peur

La Félicité est co-existante à l'Etre et à la Conscience. Votre nature est Félicité. C'est l'ignorance qui vous cache cette Félicité. 

Le sens du Moi est un fantôme qui, bien qu'impalpable, se dresse au réveil, en même temps que la prise de conscience du corps. Cette conscience du corps est le faux Moi. Abandonnez-là. Vous y parviendrez en cherchant la source de votre Moi. Le corps lui de ne dit pas "Je suis". c'est vous qui dites "Je suis ce corps". Trouvez qui est ce Moi. Si vous en cherchez la source il disparaîtra.
La contemplation contribue à surmonter l'illusion que le Soi (le vrai Moi) doit être visible. En vérité, rien n'est visuel. Comment ressentez vous actuellement votre Moi ? Avez vous besoin de vous regarder dans un miroir pour savoir que vous existez ? C'est ce sentiment d'être qui constitue le vrai Moi. Rendez vous en compte et vous découvrirez la vérité.


Question d'un visiteur:  J'ai posé à La Mère, qui dirige l'ashram de Sri Aurobindo, la question suivante: "je m'efforce de conserver mon mental en état de vacuité, sans pensées, afin que Dieu se montre à moi dans son être véritable", mais je ne perçois rien du tout. La Mère me répondit : "votre attitude est correcte. Le Pouvoir descendra d'en haut. Ce sera un expérience directe." Que dois je faire de plus ?

Ramana: Soyez ce que vous êtes. Il n'y a rien qui doive descendre ou se manifester. tout ce que vous avez à faire est de perdre votre égo. Ce qui est l'est toujours. En cet instant même, vous êtes Cela. Vous n'en n'êtes pas séparé. Le vide mental c'est vous qui le voyez. La pensée "je n'ai pas vu", l'espoir de voir quelque chose, et le désir d'obtenir un résultat sont tous l'oeuvre de l'égo. Vous êtes tombés dans les pièges de votre égo. C 'est votre égo qui dit tout cela, ce n'est pas vous. Soyez vous même rien de plus.

Quelle est la nature du Samadhi et comment peut on y arriver ?
Ramana: quand celui qui pose cette question aura disparu, le samadhi se produira aussitôt.

Personne n'est éloigné du Soi. Par conséquent chacun est en Soi, c'est à dire réalisé. La réalisation consiste donc à rejeter l'idée fausse, que l'on n'est pas réalisé. La réalisation n'est pas quelque chose de nouveau à acquérir. Dès que l'idée erronée "Je suis le Corps" ou "Je n'ai pas réalisé" s'est dissipé, il ne reste plus que la Conscience, c'est à dire le Soi auquel on donne le nom de réalisation pour satisfaire le niveau de compréhension ordinaire des gens.

Etes vous dans le monde ? ou bien le monde est il en vous ?
Visiteur: Je ne comprends pas. Le Monde est autour de moi, sans aucun doute.
Ramana: vous parlez du monde et de ce qui s'y déroule. Toutes ces considérations ne sont que des idées que vous vous faites. Ces idées se trouvent dans votre mental. Et votre mental est en vous. Donc le monde est bien en vous.

Abhyasa consiste à se retirer dans le Soi chaque fois qu'une pensée vient troubler votre tranquillité. Il ne s'agit ni de concentration, ni de destruction du mental, mais d'un retrait dans le Soi.

Question: quelle est la voie du succès ?
Ramana: si la réalisation  était quelque chose d'extérieur à vous, on pourrait vous montrer un chemin compatible avec votre sécurité, vos capacités et de votre degré de maturité, etc. Puis, il surgirait des problèmes à résoudre, comme de savoir si le chemin indiqué est praticable et le temps nécessaire pour le parcourir. Mais la réalisation n'est pas quelque chose d'extérieur, elle est la prise de conscience du Soi. Vous ne pouvez pas vivre sans le Soi. Le Soi est toujours réalisé. Mais vous vous obstinez à ne pas le reconnaître. Votre réalisation est actuellement obscurcie par l'idée que vous vous faites du monde et que vous projetez sur l'écran de votre conscience. Vous croyez apercevoir le monde en dehors de vous et cette idée vient assombrir l'éclat de votre nature essentielle.

(Extraits de L'enseignement de Ramana Maharshi, collection spiritualité vivante, volume 58, Albin Michel)