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dimanche 13 février 2011

Quelques notes assez profondes, sur le livre Nouvelle Terre d'Eckart Tolle, je pense son meilleur livre.
Ces extraits sont de bons pointeurs vers l'éveil..

Bonne lecture, et bon éveil à la torche radieuse que vous êtes dans la nuit de 2011 !!


"Aussi longtemps que vous résistez à la souffrance, le processus est lent parce que la résistance crée davantage l'ego à désintégrer. Par contre quand vous acceptez la souffrance, le processus s'accélère vu que vous souffrez consciemment".

"Dans un monde de personnalités qui jouent des rôles, seules quelques rares personnes ne projettent pas d'image créée par le mental. On les trouve même dans le monde de la télévision, celui des médias et des affaires. Ces personnes fonctionnent à partir de leur Être profond et n'essaient pas de paraître plus que ce qu'elles sont. Ce sont ces personnes qui amènent la nouvelle conscience. Leur influence dépasse de loin les gestes qu'elles posent ou les fonctions qu'elles occupent. Leur seule présence -simple, naturelle et modeste - a un effet transformateur sur quiconque entre en contact avec elles.

"Renoncez à vous définir, vous reviendrez à la vie"

" Si en pleine crise de négativité, vous réussissez à réaliser que "en ce moment je suis en train de me créer de la souffrance ", cela suffira à vous élever au-dessus des états et des réactions de l'égo".

"Si vous écoutez ce que les gens racontent, leurs histoires pourraient toutes s'intituler "pourquoi je ne peux pas être en paix maintenant". L'ego ne sait pas que la seule occasion d'être en paix, c'est maintenant.

"Quand le basculement de la pensée à la conscience se produit, une intelligence bien plus grande que la ruse de l'ego commence à entrer en jeu dans votre vie. Les émotions et même les pensées deviennent en quelque sorte dépersonnalisées par le biais de la conscience et leur nature interpersonnelle, reconnue".

"Plus l'ego est fort en vous, plus il est probable que vous perceviez les autres comme la principale source de vos problèmes dans la vie".

"Le processus de la pensée est en majeure partie involontaire, automatique et répétitif chez la plupart des gens. A proprement parler, ce n'est pas vous qui pensez, c'est seulement la pensée qui se produit. "Je pense" est un énoncé aussi faux que "je digère" ou "je fais circuler mon sang". La petite voix dans la tête a sa vie à elle. La plupart des gens sont à sa merci, ce qui signifie qu'ils sont possédés par la pensée, par le mental. Lorsque vous êtes identifiés à cette voix, vous ne le savez pas bien entendu.
 "La pensée n'est qu'un infime aspect de la totalité de la conscience, la totalité de ce que vous êtes"

"Il faut faire une distinction entre les émotions positives générées par l'ego et celles, plus profondes, qui émanent du lien naturel que vous entretenez avec l'Etre en vous. Les émotions positives générées par l'ego contiennent déjà en elles-mêmes leur opposé en qui elles peuvent rapidement se transformer. Ce que l'ego appelle l'amour est de la possessivité et de la dépendance pouvant basculer vers la haine en l'espace d'une seconde. L'anticipation, qui correspond à une valorisation trop grande d'un événement futur par l'ego se transforme facilement en son opposé, la déception, lorsque cet événement est passé ou ne comble pas les attentes de l'ego. Les louanges et la reconnaissance vous rendent vivant et heureux une journée, alors que les critiques et l'ignorance des autres vous font sentir abattu et malheureux le lendemain."

 "Les émotions se situent dans le domaine des opposés, alors que les états de l'Être se situent dans le domaine dénué d'opposés. Elles émanent du plus profond de vous sous la forme de joie, d'amour et de paix, autant d'éléments faisant partie de votre véritable nature"
"Puisque la tendance des humains est de perpétuer les vieilles émotions, presque tous les gens portent dans leur champ énergétique une accumulation de vieilles souffrances émotionnelles que j'appelle le "corps de souffrance"
"Les restes de souffrance laissés par des émotions négatives très fortes, auxquelles on n'a pas fait totalement face et qu'on n'a pas acceptées ni laissé aller, se rassemblent et forment un champ énergétique qui vit dans chacune de nos cellules. C'est la souffrance émotionnelle qui est votre compagne inévitable quand le faux sentiment de soi sert de fondement à votre vie."
"Les gens ayant un corps de souffrance important ont en général de meilleures chances de s'éveiller spirituellement que ceux qui ont un corps de souffrance plus léger"
"Le corps de souffrance a périodiquement besoin de se nourrir. Le corps de souffrance est un drogué du malheur" " Vous recherchez périodiquement la négativité émotionnelle" .

"Vous n'épousez pas seulement votre femme ou votre mari, mais également leur corps de souffrance. Et vice-versa. Cela peut s'avérer tout un choc quand, peut être pas longtemps après avoir aménagé ensemble ou après la lune de miel, vous découvrez soudainement un jour un changement total de personnalité chez votre conjoint. Il élève la voix, il crie tout en vous accusant, en vous faisant des reproches. Il vous engueule pour un truc relativement banal. Ou bien il se referme complètement. "Qu'est ce qui ne va pas ?" demandez vous. "Rien", répond-il. Mais l'énergie intensément hostile qui émane de lui ou d'elle dit: "Rien ne va". Quand vous le regardez dans les yeux, vous n'y voyez plus de vie. Un lourd voile semble être tombé. C'est un complet étranger qui semble vous regarder. Dans ses yeux il y a de la haine, de l'hostilité, de l'amertume ou de la colère. Quand la personne s'adresse à vous, ce n'est pas votre conjoint qui s'exprime, mais son corps de souffrance qui vous parle. Tout ce que la personne vous dit, c'est la version de la réalité du corps de souffrance, une réalité complètement déformée par la peur, l'hostilité, la colère et le désir d'infliger et de subir d'avantage de souffrance".
 "Bien entendu il ne s'agit pas de son véritable visage, mais de son corps de souffrance qui a temporairement pris possession de lui ou d'elle. Il est difficile de trouver un conjoint n'ayant pas de corps de souffrance. Par contre, il est plus sage de choisir quelqu'un dont le corps de souffrance n'est pas trop dense.


 "Peu importe ce que vous dites ou faites, ou prétendez être, vous ne pouvez dissimuler votre état mental et émotionnel. Il émane de chaque être humain un champ énergétique qui correspond à son état intérieur, champ énergétique que la plupart des gens peuvent percevoir, même s'ils ne le savent pas.

"Quand vous êtes complètement pris au piège de la ronde des pensées et des émotions qui les accompagnent, il vous est impossible de prendre du recul parce que vous ne savez même pas qu'il y a un ailleurs où reculer. Vous êtes pris dans votre propre film ou rêve, pris dans votre propre enfer. Pour vous, c'est la réalité et il n'y en a pas d'autres possible".

 "Qui êtes vous ? la conscience qui est devenue consciente d'elle-même". (note: bon ben ça c'est la clef, mais chuuuttt, faut pas y dire car vous allez en faire un objet, hihihihi)

"Ce que connaître, c'est être profondément enraciné dans l'être, au lieu d'être perdu dans le mental"

 "Si la pensée du manque - qu'il s'agisse d'argent, de reconnaissance ou d'amour - est devenue une partie intégrante de ce que vous pensez être, vous connaîtrez toujours le manque."

" Point besoin de posséder quoi que ce soit pour vous sentir abondant. Par contre, si vous vous sentez constamment abondant, l'abondance viendra certainement à vous. En fait, elle ne vient qu'à ceux qui l'ont déjà en eux. Tout cela semble un peu injuste mais ça ne l'est pas, bien entendu. C'est une loi universelle. Aussi bien l'abondance que la pénurie sont des états intérieurs qui se manifestent comme votre réalité. Jésus l'a formulé comme suit: "car à celui qui a, on donnera encore, mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a" Marc IV, 25

 "Mon secret, dit il, est que je ne me préoccupe pas de ce qui arrive" . "Laissez l'événement être ce qu'il est sans l'étiqueter mentalement comme étant bon ou mauvais".

 "Dans votre vie, la relation primordiale est celle que vous entretenez avec le moment présent"
 "Est ce que je veux faire du moment présent un ami ou un ennemi ? "  "En effet la vie deviendra bonne à votre égard". "La décision de faire du moment présent un ami signe la fin de l'ego. En effet il est impossible pour l'ego de se syntoniser sur le moment présent" "Parce que l'ego vit du temps". "Plus l'ego est fort, plus le temps prend le dessus dans votre vie" "Dans ce cas, presque chacune de vos pensées est axée sur le passé ou le futur". "La peur, l'anxiété, les attentes, les regrets, la culpabilité et la colère sont des dysfonctions de la conscience prise dans le temps".

 "Je serai tout ce qui tu voudras que je sois", dit la vie, le moment présent. "Je te traiterai comme tu me traites. Si tu me vois comme un problème, je serai un problème pour toi. Si tu me traites comme un obstacle, je serai un obstacle". "Vous percevez alors la réalité extérieure, qui est toujours le reflet de votre réalité intérieure, comme hostile".

 "Quand vous n'opposez pas de résistance à la forme, ce qui est au-delà de la forme émerge comme une Présence omniprésente, une force silencieuse. La résistance dote le monde et l'ego d'une lourdeur et d'une importance absolue qui vous font vous prendre vous et le monde très au sérieux; Le jeu de la forme est alors perçu à tort comme une bataille pour la survie. Et quand c'est votre perception, cela devient votre réalité."
"Certaines personnes ayant lâché prise devant de grandes limites sont devenues des guérisseurs ou des maîtres spirituels. D'autres travaillent de façon altruiste pou réduire la souffrance humaine ou construire quelque chose de créatif en ce monde".
"L'humanité a contracté une maladie collective. Les gens sont si absorbés par ce qui arrive, si hypnotisés par le monde des formes fluctuantes, si pris par le contenu de leur vie, qu'ils ont oublié leur essence".


 "De l'espace se crée également autour des hauts et des bas émotionnels, autour de la souffrance même. Et surtout, de l'espace se fait entre les pensées. Et de cet espace émane une paix qui n'est pas de ce monde."
"Vous pouvez entrer dans la danse de la création et être actif sans être attaché aux résultats et sans entretenir des exigences insensées envers les autres: comblez-moi, rendez-moi heureux, faites-moi me sentir en sécurité ou dites-moi qui je suis."
"Toute la souffrance résulte d'une surévaluation de la forme et de l'inconscience de l'existence de cet espace". "Lorsque cette dimension est présente dans votre vie, libre à vous d'apprécier les choses, les expériences et les plaisirs des sens sans vous perdre en eux, sans créer d'attachement intérieur face à eux. En un mot, sans devenir "accro" au monde.
"Je ne parle pas du temps-horloge, mais du temps psychologique, cette habitude profondément ancrée du mental à chercher la plénitude de la vie dans le futur, où elle ne peut être trouvée, et d'ignorer le seul point d'accès à cette plénitude: le moment présent".

 "Quand on considère le monde à partir de la forme, il devient un endroit menaçant et finalement désespérant".

 "La non-résistance, le non-jugement, et le non-attachement sont les trois aspects fondamentaux de la liberté véritable et de l'illumination authentique" "C'est par le détachement, ainsi que le non-jugement et la non-résistance, que l'accès à cette dimension vous est donné".
 "La libération - l'énergie qui était emprisonnée dans le corps de souffrance change de fréquence vibratoire et se transforme en Présence".

"Cette dimension existe en chacun de nous, mais la plupart des gens en sont complètement inconscients. Parfois, je la souligne en posant cette question aux gens "Sentez-vous votre propre présence ?"


 "Vous pouvez vivre avec l'incertitude, l'apprécier même. La peur n'est plus le facteur dominant dans ce que vous faites et elle ne vous empêche plus de passer à l'action pour amorcer le changement"

"Quand vous vous syntonisez sur le Tout, il se produit de plus en plus d'événements divers dans votre vie: circonstances spontanées propices, rencontres fortuites, coïncidences, évènements synchrones"

 "Chaque fois qu'il y a de l'inspiration et de l'enthousiasme, une force nous est octroyée qui va bien au-delà de ce dont une simple personne est ordinairement dotée.

"La transformation est la tâche qui nous est assignée en ce moment sur cette planète".

"Plus vous êtes ignorants spirituellement, plus vous souffrez".

"Pour d'autres gens, la vieillesse représentera une intensification et la culmination du processus d'éveil"

mardi 1 février 2011

Par Dilgo Khyentsé: nous sommes intrinsèquement illuminés et rien ne manque


Dilgo Khyentsé

La pratique journalière du dzogchen doit simplement développer une complète acceptation insouciante, une ouverture sans limite à toutes les situations.

Nous devons réaliser l’ouverture comme terrain de jeu de nos émotions et nous relier aux gens sans artificialité, manipulation ou stratégie. 
Nous devrions tout expérimenter totalement, ne jamais nous retirer en nous-mêmes comme une marmotte se cache dans son trou. Cette pratique libère une immense énergie qui est habituellement resserrée par le processus de maintien des points de référence fixes. Le renfermement est le processus par lequel nous nous soustrayons à l'expérience directe de la vie quotidienne. 
Être présent dans le moment peut, au commencement, déclencher la crainte. Mais en faisant bon accueil à la sensation de crainte avec une complète ouverture, nous coupons à travers les barrières créées par les modèles émotionnels habituels.
Quand nous nous engageons dans la pratique de la découverte de l'espace, nous devrions développer le sentiment de nous ouvrir nous-même complètement à l'univers entier. Nous devrions nous ouvrir avec la simplicité et la nudité absolues de l'esprit. C'est la pratique puissante et ordinaire de laisser tomber le masque de l'auto-protection.


Essayer d'obtenir un tel état est une névrose qui nous conditionne seulement et sert à obstruer le flux libre de l'esprit. Nous devrions également éviter de penser à nous-mêmes en tant que personnes sans valeur - nous sommes naturellement libres et non-conditionnés. Nous sommes intrinsèquement illuminés et rien ne manque. 
En s'engageant dans la pratique de la méditation, nous devrions la ressentir comme étant aussi normale que de manger, respirer et déféquer. Ce ne devrait pas devenir un événement spécial ou formel, gonflé de sérieux et de solennité. Nous devrions nous rendre compte que la méditation dépasse l'effort, la pratique, les objectifs, les buts et la dualité de la libération et de la non-libération. La méditation est toujours idéale ; il n'y a aucun besoin de corriger quoi que ce soit. Puisque tout ce qui surgit est simplement le jeu de l'esprit, en tant que tel il n'y a aucune méditation insuffisante et aucun besoin de juger des pensées comme bonnes ou mauvaises.

C'est la danse des cinq éléments dans lesquels la matière est un symbole d'énergie et l'énergie un symbole du vide. Nous sommes un symbole de notre propre illumination. Sans effort ou une quelconque pratique, la libération ou l'illumination est déjà ici. 
La pratique quotidienne du dzogchen est juste la vie quotidienne elle-même. Puisque l'état non développé n'existe pas, il n'y a aucun besoin de se comporter d’une manière spéciale ou d'essayer d'atteindre n'importe quoi au-dessus de et au delà de ce que vous êtes réellement. Il ne devrait y avoir aucun sentiment d’effort pour atteindre un quelconque "but incroyable" ou "un état avancé".
 

La transcendance, c'est dire OUI à ce qui est

Quelques propos d'Eckart Tolle dans une interview d'Andrew Cohen..

ET: Une personne espère se trouver elle-même dans le monde mais en même temps, elle a aussi peur que le monde ne la tue, comme il ne manquera pas de le faire. Voilà la situation de conflit permanent auquel est condamnée la conscience non éveillée, celle d'être déchirée en permanence entre le désir et la peur. C'est un destin épouvantable.

La conscience éveillée est enracinée dans le non-manifesté et est ultimement une avec lui. Elle se sait être cela. On pourrait presque dire qu'il s'agit du non-manifesté regardant à l'extérieur. Même pour une chose simple comme de percevoir visuellement une forme, comme une fleur ou un arbre, si vous les percevez dans un état de grande vigilance et d'immobilité profonde, libre du passé ou de l'avenir, à ce moment-là, c'est le non-manifesté. A ce moment-là, vous n'êtes plus une personne. Le non-manifesté se perçoit lui-même dans la forme. Et il y a toujours une sensation de bonté dans une telle perception.

C'est de là que surgit toute action et celle-ci est alors d'une toute autre qualité que l'action qui surgit de la conscience non-éveillée - qui a besoin de quelque chose et cherche à se protéger. C'est de là que surgit ces qualités intangibles et précieuses qu'on appelle amour, joie et paix. Elles font corps avec le non-manifesté. Elles émergent de cela. Un être humain qui vit en connexion avec cela et agit ou interagit devient une bénédiction pour la planète, alors que la personne non-éveillée pèse lourdement sur la planète. L'être non-éveillé est lourd, et la planète souffre de millions d'êtres non-éveillés. Le fardeau pour la planète est à la limite du supportable. Je le ressens parfois, comme si la planète disait " assez, ça suffit, pitié."

[...] Je ne dirais pas que la pratique elle-même a le pouvoir de libérer. C'est seulement lorsqu'il y a complète soumission au maintenant, à ce qui est, que la libération est possible. Je ne crois pas qu'une pratique spirituelle puisse nous amener à cette soumission complète. Elle arrive généralement dans la vie. Votre propre vie est le terrain où cela peut se produire.

ET: C'est exact, et la volonté de lâcher prise est la soumission. Cela reste la clef. Sans cela, quelle que soit la quantité de pratique ou même d'expériences spirituelles, rien n'y fera.
AC: C'est vrai, beaucoup de personnes disent qu'elles souhaitent méditer ou suivre des pratiques spirituelles, mais leurs aspirations spirituelles ne sont pas fondées sur une volonté de renoncer à quoi que ce soit de substantiel.
ET: Non, ce peut même être l'opposé. Une pratique spirituelle n'est parfois qu'un moyen de trouver quelque chose de nouveau à quoi s'identifier.
Parfois, des personnes me demandent " Comment en arriver là ? Ce que vous dites semble merveilleux mais comment en arrive-t-on là ? " Concrètement et fondamentalement, la pratique consiste à dire " oui " au moment présent. L'état d'abandon c'est ça, un " oui " total à ce qui est. Non le " non " intérieur à ce qui est. Et le " oui " complet à ce qui est, c'est la transcendance du monde. C'est aussi simple que ça, une ouverture totale à tout ce qui survient dans l'instant. L'état de conscience habituel est de résister à cela, de le fuir, de le nier, de ne pas le regarder.
La seule différence entre un Maître et un non-Maître est que le Maître embrasse ce qui est, totalement. Lorsqu'on cesse de résister à ce qui est, survient la paix. Le portail est ouvert et le non manifesté est présent. C'est le chemin le plus puissant, mais on ne peut appeler cela une pratique car le temps n'intervient pas.

lundi 31 janvier 2011

Un juste équilibre entre hémisphère gauche et hémisphère droit

Je suis parfois surpris lorsque je rencontre des chercheurs, souvent émotionnels, qui rejettent avec force toute démarche analytique. Ainsi cela signifierait que les moines tibétains, qui passaient un temps substantiel à étudier les textes de leurs anciens ainsi que des textes canalisés, étaient dans l'erreur..

Avec Annie Marquier (la liberté d'être), nous pouvons redécouvrir la place qui revient à la partie supérieure du cerveau gauche, qui le pauvre, s'en prend plein sur la tête avec le new age ;-) Alors que le cerveau droit se trouve quelque peu glorifié; mais cela est il la bonne façon de voir les choses ?

"Le mental inférieur utilise les caractéristiques des deux hémisphères. L'âme cherche à utiliser le potentiel contenu dans les caractéristiques supérieures des deux hémisphères via le mental supérieur [...] Si on fonctionne plutôt avec le cerveau droit, on aura tendance à cultiver surtout les qualités supérieures du cerveau droit mais on négligera les qualités du cerveau gauche, et vice versa. En être conscient permettra d'envisager le travail intérieur de façon plus complète et donc plus efficace.

Dans le cerveau droit inférieur, nous trouvons essentiellement  le manque de maîtrise émotionnelle, les comportements émotionnels irrationnels, une sensibilité excessive, la paresse, la recherche du plaisir, l'irresponsabilité, l'instabilité, le manque de rigueur, l'incapacité de suivre une discipline, l'égoïsme émotionnel, le refus d'engagement, la rébellion et la soumission et toute la panoplie des émotions négatives.
Ceci nous fait réaliser que, bien qu'on se croit être dans une culture cerveau gauche, où le rationnel domine, on est aussi dans une société de cerveaux droits non maîtrisés..

Dans le cerveau gauche inférieur, nous trouvons en particulier la mécanique de vouloir avoir raison et tenir à son point de vue à tout prix, la résistance au changement, le conformisme, l'égoïsme calculé, l'insensibilité, la rationalité étroite, le refus d'ouverture mentale, la peur de l'inconnu, la manipulation froide, le contrôle à tout prix par la rigidité mentale, l'arrogance et l'orgueil froid, etc... Ce sont des caractéristiques que l'on trouve plutôt dans la structure de type rigide.

Il est important d'attirer l'attention sur certaines qualités du cerveau gauche qu'on tend parfois à oublier lors d'une démarche intérieure. Cette démarche doit se faire, bien sûr, en développant une sensibilité de plus en plus raffinée et une ouverture du coeur qui sont essentielles. mais cette sensibilité et cette ouverture non encore pleinement maîtrisée conduisent parfois à un trop plein d'émotivité. Certaines qualités du cerveau gauche supérieur sont de bons atouts pour équilibrer le processus.
L'égo émotionnel aura tendance à résister au développement de celles-ci, qu'il considère souvent, et à tort, comme étrangères au développement spirituel.
Les gens émotionnels détestent le mental intelligent, comme le cheval déteste momentanément le cocher qui veut le dompter... 
Pourtant ces qualités sont des garde-fous qui garantissent l'authenticité, l'objectivité, l'équilibre, l'intégrité et la rigueur indispensables sur le chemin.


Parmi les qualités du cerveau gauche supérieur, mentionnons: intellect développé, riche et ouvert, capacité de concentration, capacité de réflexion intelligente, capacité de raisonnement clair et objectif, rigueur, volonté, ordre, clarté de pensée, discipline, centrage, courage, silence et maîtrise émotionnelle, puissance d'action, réalisme intelligent, clarté de vision.


Beaucoup de personnes en cheminement, réagissant contre le monde ordinaire apparemment froid et rigide, dédaignent ces qualités de l'intellect comme faisant partie d'une conscience inférieure, confondant rigidité et maîtrise. Elles limitent ainsi leur pouvoir de transformation et les possibilités d'ancrage de l'énergie du Soi dans leur propre vie et dans le monde. 
Ces qualités ne sont pas faciles à maintenir car l'émotionnel (cerveau droit inférieur) y résiste énormément. Il est plus facile de les ignorer en se pensant au-dessus de tout cela dans notre démarche spirituelle et guidé par l'intuition "divine", que d'essayer de les mettre en pratique dans le quotidien.

Les qualités du cerveau droit supérieur sont, en particulier: l'intuition, la créativité, la capacité de vivre dans le moment présent, la sensibilité, l'imagination, la capacité d'innover, la capacité de communication chaleureuse, l'ouverture à l'inconnu, l'amour, la tendresse, la chaleur humaine, la compassion, un canal pour toutes les émotions positives."

dimanche 30 janvier 2011

Eric Baret: Un chat sur son fauteuil est totalement satisfait; la Tranquilité c'est simplement d'arrêter de prétendre d'avoir besoin de quoi que ce soit...

Miaou Miaou !!

Des extraits d'une interview d'Eric Baret qui a travaillé avec Jean Klein, autour de la tradition du shivaïsme du Cachemire.. une belle tradition, qui unifie l'approche non duelle avec une approche corporelle..
Eric est un ancien de la légion étrangère....

Eric: La tranquilité c'est simplement arrêter de prétendre d'avoir besoin de quoi que ce soit.
Un chat sur son fauteuil est totalement satisfait. L'être humain est totalement insatisfait. Après un moment de satisfaction, tôt ou tard, il va chercher autre chose. Parce que finalement il a ce pressentiment de la liberté, il la cherche par tous les moyens: par les guerres, les paix, par toutes les excentricités possibles. Une maturation se fait. Vous cherchez dans la juste direction.

Quelle serait, à votre avis, la voie la plus directe pour parvenir à la perception du divin?
Eric Baret: Par l'acceptation totale de l'absence de divin. Par la prise de conscience que tout votre fonctionnement est sans cesse refus, sans cesse ajournement. Par la prise de conscience que l'on vit uniquement dans la mémoire, que le corps vit sans cesse dans l'attraction-répulsion, dans la peur, qu'il y a sans cesse cette référence à soi-même [....]
Le mot Dieu, c'est un concept. Quand vous levez le concept «Dieu» il peut rester une intimité. Mais l'intimité n'est jamais formulable. Le Dieu dont parle Eckhart est écoute, mais il n'a pas de barbe blanche. [...]
Dieu se reflète d'abord comme absence, ensuite comme présence et ensuite, si celui qui a perçu l'absence de Dieu puis la présence de Dieu a la grâce d'abdiquer totalement, il reste une évidence.
C'est la lumière qui éclaire les états de veille, de rêve, de sommeil profond.
L'éveil, c'est l'humilité, c'est arrêter de prétendre être ceci ou cela, arrêter de prétendre être auteur, arrêter de prétendre diriger sa vie, se rendre compte que le courant des choses est là et se donner à ce courant sans vouloir diriger. Quand vous lisez Ib'n Ata Allâh al-Iskantari, Layman P'ang, ou la Ribhu Gita il y a ce même silence, cette même humilité qui ont présidé à l'expression. Mais il n'y a pas d'éveil personnel. Quand Eckhart finit son sermon, il dit toujours, d'une manière ou d'une autre: «Prions pour que cette vérité prenne corps en nous.» Il ne prétend jamais être dans la vérité."

Parce que cette notion d'éveil, telle qu'on la connaît en Amérique du Nord, en Occident, elle prend un sens beaucoup plus, je dirais, exubérant.
Cela, c'est du commerce. Ce sont des gens qui cherchent des décorations, la Légion d'honneur. On sait très bien maintenant que la Légion d'honneur, cela ne vaut plus grand-chose.

... La Légion d'honneur de la spiritualité.
Oui! Alors, beaucoup de gens ont la Légion d 'honneur. C'est facile d'acheter une femme jeune et jolie. C'est facile dans notre société de gagner beaucoup d'argent. Finalement, le dernier élément... on achète l'éveil. Ce n'est pas très cher.

Ou cela peut être très cher.
C'est une denrée comme une autre. L'éveil personnel, c'est un manque de compréhension.
L'éveil, c'est la réalisation qu'il n'y a personne qui peut s'éveiller. On est dans un moment de totale humilité. Dire «Je suis éveillé» est factice. Cela ne veut rien dire.

N'y a-t-il pas d'effets physiologiques qui accompagnent cette humilité qui nous viendrait soudainement? Et d'abord, y a-t-il soudaineté? C' est un autre cliché en ce qui concerne l'éveil ici. On se dit que c'est une chose qui nous vient soudainement et qui, en plus, s'accompagnerait de phénomènes lumineux et autres. Tout un cirque en fait...
Il y a des degrés de relativité de l'ignorance. C'est-à-dire que vous pouvez très bien constater une certaine forme de purification. Il y a cinq ans lorsqu'un homme vous quittait, vous étiez traumatisée pendant un bon moment. Le prochain homme qui vous quitte, vous êtes traumatisée pendant quinze jours, puis deux jours. Il y a dix ans quand vous vous retrouviez sans argent avec un loyer à payer, cela vous mettait dans des états pas possibles. Un jour, vous vous trouvez sans argent avec un loyer à payer et vous sortez dehors et regardez le ciel et vous êtes heureuse. Incontestablement, on peut percevoir une forme d'apaisement qui se fait dans ce que l'on appelle une démarche spirituelle. Vous pouvez voir à quel point, à une époque, votre corps etait toujours en réaction, toujours tendu. Vous dormiez huit heures par nuit et vous vous réveilliez fatigué. Vous pouvez vous rendre compte qu'à une autre époque, vous dormez le tiers de ce temps et vous vous réveillez complètement disponible. Si on vous dit que vous êtes un homme imbécile, aucune région de votre corps n'est ébranlée par ce commentaire. On peut tout à fait se rendre compte de cela. C'est une constatation purement objective.
Au niveau de l'effet physiologique de l'éveil, mon maître a formulé qu'en effet, à la suite d'une compréhension totale, la transformation s'immisce dans toutes les cellules et qu'il y a une harmonisation corporelle et mentale. C'est seulement en Inde que l'on a porté l'attention là-dessus. Dans la tradition chrétienne, on n'a jamais mis l'accent sur cette extériorisation; dans le bouddhisme et dans l'Islam, très peu. Pour la bonne raison que cela n'a aucune importance. Lorsque quelqu'un est libre de lui-même, que dans son corps se fasse un certain rééquilibre, que son psychisme se transforme, cela ne le concerne pas parce qu'il n'y a plus de personne.
L'éveil est soudain alors que la transformation du corps, dans l'espace-temps, est progressive. On n'a même pas besoin d'en parler, dans le sens où la recherche de l'éveil n'est pas la recherche de ces expressions. En profondeur, elle est le pressentiment d'être libre. Cela n'a rien à voir avec un effet. On pourrait dire que c'est presque dommage qu'il y ait ces effets. Ce qui importe, c'est de se sentir libre.

Croyez-vous qu'un maître spirituel peut aider «l' élève» à se libérer?
Non. Mais il peut aider la personne qu'il rencontre à se rendre compte qu'elle n'est pas libérée, à mieux se rendre compte de ses antagonismes, ses restrictions. Il va l'amener à prendre conscience à quel point sa vie est étriquée et à quel point elle aspire à ce qui est au-delà de la restriction. Mais il n'y a pas d'éveil, donc pas d'éveillé, donc personne qui puisse être aidé. Il s'agit d'un processus de maturation. C'est un peu comme lorsqu'un petit enfant demande certaines choses et que vous lui racontez un mythe; quatre ans plus tard, lorsqu'il posera la même question, vous lui raconterez un autre mythe qui sera plus substantiel; jusqu'à ce qu'un jour, vous puissiez exprimer les choses plus directement. Un instructeur spirituel est celui qui va aider votre formulation, votre questionnement, à se préciser.

Pensez-vous qu'il est nécessaire d'avoir cet instructeur, faute de quoi on vivrait des égarements fréquents ou répétitifs, ou encore une stagnation?
Le problème ne se pose pas. C'est un peu comme si on demandait «Est-il nécessaire de tomber amoureux?». Vous tombez amoureux ou vous ne tombez pas amoureux. Vous faites une rencontre ou vous ne la faites pas. Si vous la faites, c'est parfait; si vous ne la faites pas, c'est parfait aussi.

On dit souvent que c'est lui qui nous cherche, que ce n est pas nous qui cherchons; nous, nous trouvons.
C'est un courant. Un courant qui vous prend en charge. Il faut faire une grande différence, une totale différence, une absolue différence entre un maître et un instructeur spirituel. Le maître est ce que l'on appelle un guru. Le guru, c'est celui qui est pleinement établi dans la vérité, dont la présence se reflétera dans la présence de l'élève. Son enseignement n'a aucun sens: il n'enseigne pas. Son être seul est son enseignement. Il y a des gurus qui formulent, répondent à des questions; il y en a qui ne répondent pas. Les paroles de ceux qui répondent ne constituent pas leur enseignement véritable.
L'instructeur spirituel, c'est quelqu'un qui a eu un pressentiment profond de la vérité et qui s'est rendu compte de ses antagonismes, mais qui n'est pas établi sciemment dans la vérité. Il a des moments où les éléments supérieurs à ses capacités passent à travers lui, où un enseignement, un courant peut s'exprimer; il peut participer au cheminement d'un de ses amis. C'est ce que l'on appelle un «upa guru». Il aide à préciser la question fondamentale, mais le seul qui a droit au titre de maître ou de guru dans le sens de l'Inde, c'est celui qui est assis dans la vérité. À jamais, celui qui ne peut jamais revenir à un fonctionnement personnel. Chez qui jamais un désir ou une peur ne peuvent apparaître, sinon cela signifie que la personne a encore un fonctionnement personnel, limité, réactif.
Maître Eckhart dit très clairement au sujet de Saint Paul: «Quand la grâce l'a quitté, il resta ce qu'il était»: un pauvre homme.
Il n'y a pas de désir chez un maître. Un maître n'a pas un ego qui vient de temps en temps et qui s'en va.

Mais tant qu'il y a une personne, est-ce qu'il n 'y a pas un ego?
Oui. Mais chez un maître, il n'y a plus de personne.

Ils doivent être extrêmement rares quand même, non?
Il y a effectivement très peu de maîtres Eckhart. Mais le fait qu'il y en ait un suffit à prouver la possibilité. Quand vous rencontrez un tel être qui ne prétend rien, n'enseigne rien, ne demande rien, vous êtes percuté. C'est ce qui importe.

mardi 25 janvier 2011

Les 5 structures de l'inconscient à dégager par Annie Marquier

Un livre de fond.. pour aller vraiment mieux à long terme..
travail à faire en complèment de l'ouverture vers le haut..
Car la voie c'est amener au conscient à la fois l'inconscient et le supra-conscient.
Si on ne fait pas le travail de dégagement de l'inconscient, cet inconscient finit toujours par nous sauter à la figure...
Swami Prajnanpad faisait lui aussi faire des lyings.

J'aborderai dans un prochain post la façon de libérer l'inconscient par le voyage intérieur, ce qui peut même être entrepris tout seul, même si le mieux est de se faire aider (par les rarissimes thérapeutes qui font de la thérapie des vies antérieures en France, beaucoup plus courant aux USA).

Annie Marquier (qui n'habite pas en France) explique 5 types de personnalités plus ou moins active chez nous (reprenant des travaux antérieurs de Reich par exemple), et qui résultent souvent de trauma et donc de systèmes de défense.
Lorsque les mémoires sont libérées, le mental "inférieur" et l'émotionnel sont calmés, les choses sont vues telles qu'elles sont, la personnalité transformée peut alors rayonner des qualités propre à sa structure psychologique qui garde ses caractéristiques propres, et l'âme peut de façon plus directe se manifester dans la matière... et l'ensemble de l'attelage (corps, émotionnel, mental, âme) devient plus harmonieux, joyeux, avec beaucoup moins de souffrance..
Nous ne sommes pas la structure psychologique, mais la structure est en nous..

1) Structure schizoïde: peur de la vie, peur de l'implication, avec à la source de grandes souffrances physiques et souvent des abus, le système de défense est: retrait, fuite, absence, séparation.
La personne a peu de relation, elle n'est pas là, la personne veut retourner là où elle ne risque pas d'avoir mal (c'est à dire là haut, lol). Personne gentille, douce, peu en contact avec l'émotion ou alors débordé par son émotion. Tendance à la dépression à terme. Développe facilement communication avec les mondes subtils (channeling, et voyage hors du corps...)

2) Structure orale: manque, perte, abandon => cherche à combler, n'en n'a jamais assez (remplissage par tous les moyens, matériels, nourriture, etc.), illusion que l'on sera satisfait si on trouve la bonne personne ou la bonne chose, attente permanente, frustration, peur de perdre, attachement, difficulté à terminer une relation, fatigue, déprime... (si vous voyez pas de quoi il s'agit je peux vous expliquer parce là au moins je suis compétent sans aucun doute possible, lol !)

3) Structure maso: écrasement, impuissance, victime, "pauvre moi", colère, angoisse, dépression, jalousie

4) Structure psychopathe: peur de ne pas être aimé, peur de perdre le pouvoir et l'influence, peur de la trahison, charge émotionnelle d'orgueil, arrogance, besoin de popularité, séduction, manipulation, recherche de pouvoir, fausseté

5) Structure rigide: fermeture émotionnelle, insensible, structure qui provient d'une forte souffrance émotionnelle que l'individu n'a pas été capable d'intégrer, peur de se sentir, peur de la vulnérabilité émotionnelle, peur de perdre le contrôle, système de défense: fermeture émotionnelle, rigidité mentale et contrôle par l'activité du mental inférieur: vouloir avoir raison, dominer, étroitesse d'esprit, la déclaration de la structure "tout est sous contrôle, je ne sentirai rien, ne m'approchez pas, ne me touchez pas.

Pourquoi chaque âme vient sur terre ?

Question un tout petit peu intéres-
sante, l'histoire de notre âme..
Omraam Mikhaël Aivanhov, éléments d'autobiographie 1:
"Personne n'arrive sur la terre avec la connaissance claire de ce qu'il est, de ce qu'il vient faire, et pourquoi. Pendant longtemps, pour moi aussi, rien n'a été clair."
"L'âme qui s'incarne commence par ne rien savoir de la destinée qui sera la sienne; même pour les âmes les plus évoluées, cela reste caché. Mais peu à peu elles se souviennent, et c'est ce qui les différencie des autres.
Oui, contrairement à ce qu'affirment certaines, personnes ne naît avec une conscience claire de sa prédestination. Il faut des années et des années de recherches, d'études, de souffrances même, avant de connaître sa véritable vocation".
"Comment aurais-je alors pu savoir qu'avant de descendre m'incarner, j'avais moi-même accepté ces conditions ? Oui, car maintenant je le sais: je les avais acceptées."

En outre, il explique (page 16) qu'il a lui aussi eu beaucoup d'éléments en allant voir une medium, à Zürich en 1945.
Je reviendrai dans un autre message sur les différentes sources qui pointent vers l'existence des vies antérieures et aux choix de l'âme (régression spontanées réalisées dans le cabinet de psychothérapeutes qui ignoraient tout du sujet, mediumnité, acupuncture, etc.)
Je me suis longtemps questionné en me demandant pourquoi les spiritualités orientales ne semblaient pas du tout parler de cette âme et de ses choix..
Et puis finalement je suis tombé sur un écrit de Ma Ananda Moyi, qui me semble une des Saintes du XXième siècle parmi les plus crédibles qui nous dit dans "l'enseignement de Ma Ananda Moyi", édition Albin Michel, p.327 "l'âme ne meurt jamais, reste la même d'une vie à l'autre et progresse continuellement vers Dieu".
Dans un autre passage elle explique que les tribulations terrestres servent à purifier l'âme..
Bref nous voilà rassuré c'est cohérent Orient-Occident, simplement il faut chercher un être qui a le bon niveau d'éveil... (je reviendrai sur la notion de niveau d'éveil dans un autre post).